Ma réponse à l’Union locale des retraités de la CFDT : transport, logement, retraite, autonomie…

J’ai été sollicitée par l’Union locale des retraités CFDT de Fontenay, Vincennes et Saint-Mandé, à propos de la perte d’autonomie, de la pénurie de médecins dans certains territoires, des transports en commun, du logement et de la situation financière des retraités. Vous trouverez ci-dessous la réponse que je leur ai adressée.

Sur le transport et le logement :

Elue  députée,  je  me  battrai  à  l’Assemblée  nationale  pour  la  mise  en  place  d’un  Pôle national des transports publics favorisant  le développement des transports collectifs et  leur  accès  par  toutes  et  tous.  C’est  la  seule  solution  pour  permettre  de  rendre  le transport accessible en coût et en moyens à  tous  les retraités. Seule  la puissance publique peut nous permettre d’offrir à chacun la possibilité de se déplacer sans entrave physique ou financière en développant, par exemple, des moyens de  transports adaptés aux horaires et aux  conditions  de  transport  des  retraités.  Je me  battrai  pour  la  gratuité  des  transports publics de proximité.

Sur le logement, le fil conducteur de mon action sera de faire de la ville un espace commun du  bien  vivre  ensemble  dans  lequel  chacun  et  chacune  peut  accomplir  ses  projets personnels,  familiaux ou sociaux grâce à  l’organisation partagée des espaces de vie. Cela passe  par  la  construction  d’un  service  public  national  et  décentralisé  du  logement, dans lequel le patrimoine locatif public jouera un rôle majeur. Je voterai, si je suis élue députée,  l’encadrement et  le blocage des  loyers. Je me prononcerai pour  l’abrogation de  la loi Boutin, qui a instauré des surloyers iniques et exclut de l’accès au logement social 10 % des familles environ en abaissant les plafonds de ressources.

Je participerai au travail législatif qui permettra d’adapter l’offre de logements aux besoins de chacun en fonction des étapes de nos vies. Nous n’avons pas les mêmes besoins à 20 ans,

50 ans ou 80 ans et tout le monde ne souhaite pas ou ne veut pas devenir propriétaire. Seul le  parc  locatif  public,  à  condition  qu’il  retrouve  les  ressources  dont  l’Etat  l’a  privé,  permet d’offrir un parcours résidentiel qui s’adapte à  l’évolution des besoins des personnes, en termes de composition familiale, de ressources et d’autonomie.

 

Enfin,  je  m’engage  à  soutenir  tout  travail  législatif  qui  permettra  de  diminuer  le  coût  de l’accueil dans des établissements spécialisés pour nos anciens  tout en veillant par  l’action règlementaire au qualité d’accueil et de respect des personnes dans ces établissements.

 

Sur la situation financière des retraité-e-s :

Élue députée,  je me battrai pour rétablir  le droit à  la retraite à 60 ans à taux plein sur  la base de 75 % du salaire de référence pour toutes et tous, avec la prise en compte de la pénibilité de professions particulières donnant droit à des départs anticipés. Aucun  retraité ne devra toucher de pension inférieure au SMIC et cette mesure sera rétroactive.

Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires. Je  lutterai pour qu’aucun recours à  la  fiscalisation des retraites ou de  la protection sociale ne  soit opéré pour  leur  financement. Enfin,  si  je  suis élue députée,  je m’engage à voter toutes les lois qui permettront d’indexer les retraites sur l’évolution du coût de la vie.

 

Sur l’autonomie :

Comme  tous  les  candidats  du  Front  de  gauche  à  cette  élection  législative,  je  porte  notre programme intitulé « L’humain d’abord ». C’est pourquoi, si je suis élue, je m’engage à faire de  la  protection  sociale  un  bien  commun  et  un  droit  de  base  pour  tous  en  renforçant  le principe de solidarité entre  les générations. La perte d’autonomie  (que  la droite nomme « dépendance  »)  sera couverte dans  le  cadre de  la protection  sociale,  sans  recours aux  assureurs privés. Pour  assurer  cette  solidarité  entre  les générations,  je m’engage à favoriser,  au  niveau  départemental,  la  création  de  pôles  publics  de  «  l’autonomie  »  qui permettront, en étant au plus près des populations, de  répondre au besoin de nos anciens qui sont confrontés à des pertes d’autonomie.

 

Sur la médecine et la santé :

Face à  l’augmentation des déserts médicaux ou  face à  l’augmentation des dépassements d’honoraires  qui  produisent  une  médecine  à  deux  vitesses  -  celle de ceux  qui  peuvent encore  payer  pour  se  soigner  et  celle  des  autres  -  je  m’engage,  si  je  suis  élue, à reconstruire  et  développer  un  service  public  de  santé  basé  sur  la  proximité et la qualité des soins avec les personnels, les élus et les citoyens.

Je me  battrai  pour  assurer  le  développement  des  centres  de  santé,  comme  il  en  existe  à Fontenay-sous-Bois, dans  le  respect de  leur  vocation  initiale d’accès aux  soins pour  tous.

Pour  faire  face  à  la  pénurie  des médecins  généralistes  et  de  certaines  spécialités,  je me battrai  à  l’Assemblée  nationale  pour  que  le  nombre  d’étudiants  à  l’entrée  des  études de médecine soit augmenté de manière significative dans  la perspective de  la suppression du numerus  clausus.  Je  contribuerai,  par  le  travail  législatif,  à  remettre  en  cause  les dépassements  d’honoraires  et  à  créer  de  vraies  incitations  à  l’installation  (financières, techniques, d’aide à l’installation ou à l’équipement, etc.) pour en finir avec la désertification médicale.

Élue  députée  de  la  6ème  circonscription,  je me donnerai  comme  objectif,  tout  au  long  de mon mandat, de sortir la médecine et la santé des règles du marché. La santé n’est pas un bien marchand :  elle  droit  être  régulée  par  d’autres  règles  que  celles  de  l’offre.  En effet, c’est bien la pénurie de l’offre de santé, en partie organisée autour du numerus clausus qui permet à des médecins d’oublier leur serment d’Hippocrate en pratiquant allègrement des dépassements d’honoraires scandaleux qui privent de l’accès aux soins les plus  faibles d’entre nous.

Enfin,  si  je  suis  élue,  je me  battrai  pour  le  remboursement  à  100 %  des  dépenses  de santé (y compris pour les soins dentaires et les lunettes).

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