Après la campagne électorale, la vie… et l’engagement continuent !

Après le rythme effréné de la campagne électorale, je n’ai pas vraiment eu le temps de dire « ouf ». Du côté professionnel, je dois mettre les bouchées doubles pour m’occuper des dossiers quelque peu laissés en souffrance ces dernières semaines – et je sais qu’il en est de même pour plusieurs de mes camarades, candidat-e-s ou simples militant-e-s. Heureusement, j’ai bénéficié d’une attention bienveillante de mon employeur : ce n’est pas le cas partout et cela explique, d’ailleurs, que l’Assemblée nationale soit essentiellement « peuplée » de fonctionnaires, de « cumulards » ou de personnes exerçant une profession libérale. Le statut de l’élu-e (et du candidat) n’est pas le dernier chantier auquel doit s’attaquer la nouvelle majorité ! Il sera même le corollaire indispensable de la loi sur le non-cumul des mandats que nous attendons avec impatience.

Des participant-e-s à l'atelier de la Redoute

Du côté municipal, j’ai aussi à cœur de reprendre le fil des dossiers qui m’intéressent tout particulièrement. La mise en œuvre du Plan d’actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, que le Conseil municipal a adopté le 16 février dernier, sera la grande entreprise de l’année 2012-2013 pour ce qui concerne ma délégation. Cette semaine, j’ai aussi participé au premier atelier de concertation avec les habitant-e-s la Redoute sur le projet qui doit permettre de rénover et réhabiliter leur quartier. Nous sommes cette fois-ci entrés dans le vif du sujet car il est prévu que des travaux commencent dès l’automne afin, dans un premier temps, d’améliorer le quotidien : gestion des déchets, abord des immeubles, aménagement et utilisation des espaces verts… Les idées ont fusé et l’équipe d’urbanistes nous présentera les premiers fruits de sa réflexion lors du prochain atelier, le mardi 10 juillet.

Fête d'école à Edouard Vaillant

Enfin, les fêtes d’écoles ont été, comme chaque année, l’occasion de rencontrer beaucoup d’enseignants et de parents. En ce lendemain d’élection, personne ne perd le Nord ! A la rentrée, il faudra que le « changement » se voie : pour l’instant, sur les quatre classes fermées, seule une devrait rouvrir. Et nous n’avons pas de nouvelles non plus du poste de RASED.

Bien sûr, je garde aussi un peu de temps pour le Front de gauche car, comme nous aimons à le répéter, il est plus que temps de ne rien lâcher !

Fête du Front de gauche à Jean Zay

Le vendredi 22 juin, nous avions rendez-vous place du Bicentenaire dans le quartier Jean Zay, à Fontenay, pour un moment convivial après toutes ces semaines passées sur le terrain. Cette fête en plein air nous a donné envie de multiplier les rencontres dans l’espace public. En effet, des habitants du quartier sont passés, certains nous ont rejoints…Les beaux jours (on espère qu’ils s’installent enfin !) et la vente de la vignette pour la Fête de l’Humanité vont certainement nous donner des occasions de multiplier ce type de rendez-vous. On continue d’ailleurs avec le quartier Pasteur (où nous avons recueilli 33% des suffrages au premier tour !) dès mardi prochain.

Ce mercredi 27 juin, avant de prendre des congés, nous avions aussi rendez-vous pour la dernière assemblée citoyenne du Front de gauche. Cette réunion a été l’occasion d’une analyse de nos résultats, notamment pour essayer de comprendre la perte de voix, au niveau national, entre la présidentielle et la législative. Le calendrier électoral a bien sûr joué contre nous et nous avons pris la « vague rose » en pleine figure mais certain-e-s ont aussi pointé le manque de campagne nationale du Front de gauche, le profil des candidatures et la façon dont elles ont été construites, notre positionnement difficile à comprendre par rapport à la future majorité pour les électeurs qui voulaient confirmer le changement…

En tout cas, alors que les communistes ont décidé la semaine dernière de ne pas participer au Gouvernement et de poursuivre le Front de gauche, la décision est très claire pour tout le monde : on continue ! Cela suppose de réfléchir à notre fonctionnement : nos modes de décision, la place des organisations politiques et des citoyens, notre rapport à la majorité et au mouvement social… Pour alimenter la réflexion commune, des copains du collectif local se rendront au « remue-méninges » du Front de gauche qui aura lieu à Grenoble, les 25 et 26 août prochains et, à la rentrée, nous consacrerons une réunion de notre collectif à cette question.

Pour ma part, je pense que nous avons, à l’issue de cette longue séquence électorale, un formidable potentiel de construction et de mobilisation. Si le temps de l’analyse – et, quelquefois, des échanges un peu vifs – est important, il faut surtout nous tourner vers l’avenir. Dans l’action, dans nos quartiers populaires, à la sortie des écoles et des entreprises…, nous allons continuer d’apprendre à travailler et grandir ensemble.

Si les organisations politiques qui composent le Front de gauche gardent toute leur légitimité et leur utilité, ne retombons surtout pas dans une logique de « cartel ». Laissons place partout à celles et ceux qui nous ont rejoints dans cette campagne. Ecoutons leurs envies d’engagement, leur volonté de participer aux décisions. En tant que communiste, je souhaite, en tout cas, que le Parti auquel j’appartiens et ses militant-e-s mettent leurs moyens, leur expérience… à disposition pour construire un Front de gauche plus solide, plus mature, plus ouvert.

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