Communistes/Insoumis, quel avenir en commun ?

« La séquence électorale », selon l’expression consacrée, étant terminée, je mets de côté mon désarroi pour tâcher de partager quelques réflexions. Je préfère prendre le temps de les écrire ici, les invectives et les commentaires à l’emporte-pièce sur les réseaux sociaux me semblant constituer un des aspects les plus désagréables de la campagne qui s’achève (en tout cas, pour ce que j’en ai observé dans ma famille politique).

La progression de l’abstention, une maladie qui nous engage tou.te.s

Je retiens d’abord, de cette séquence qui s’achève, la maladie de nos institutions. A l’élection présidentielle, si le record d’abstention n’a pas été battu (celui-ci datant de 2002  avec 28.4% au 1er tour),  le fait que la participation se soit située en-deçà de celle de 2012 (22.2% au 1er tour et 25.4% au 2nd tour contre 20.5% et 19.6% en 2012) constituait déjà un signal d’alerte. Lors des élections législatives, le phénomène s’est accentué, atteignant des records sous la Ve République (51,3% d’abstention au premier tour).

Nombreux ont été les commentaires sur cette progression de l’abstention mais qui en prend vraiment la mesure et, surtout, qui est prêt à en assumer sa part de responsabilité ?

Pour ma part, je considère que l’abstention est l’affaire de toutes celles et tous ceux qui prétendent exercer un mandat électif et, à ce titre, représenter leurs concitoyen.ne.s. Bien sûr, il faudrait une rénovation profonde de nos institutions et il est inutile de compter sur le nouveau pouvoir pour s’y engager, puisque Macron, comme ses prédécesseurs, a tout intérêt à faire perdurer ce système, qui lui donne les coudées franches pour mettre en œuvre son programme.

Mais, à côté d’un engagement résolu pour la VIe République – comprenant le passage à la proportionnelle aux élections législatives et la suppression de l’élection du Président de la République au suffrage universel – il faut, au quotidien, s’interroger sur ce qui peut permettre de retendre le lien entre les citoyen.ne.s et leurs représentant.e.s.

Le vent du renouveau ?

Dans ce contexte de participation faible, que retenir de cette séquence électorale, qui a tout de même bouleversé la situation politique nationale ?

Tout d’abord, contrairement au story telling dont on nous a abreuvés depuis son élection, il faut souligner la légitimité faible d’Emmanuel Macron. Son score de la présidentielle, au premier tour (8.656M de voix, soit 1.5M de voix de moins que François Hollande en 2012, 2.8M de voix de moins que Nicolas Sarkozy en 2007), ainsi que les études sur les motivations du vote (mettant en avant le phénomène de vote utile, ainsi que l’incarnation du « changement »), montrent qu’il est loin de disposer d’une majorité d’adhésion pour son projet.

Il est toujours délicat de faire parler « la majorité silencieuse ». On peut néanmoins, sans trop se tromper, retenir l’expression d’une colère et le rejet d’un système dépassé. Les leaders en place ont été balayés, les deux grands partis ayant animé la vie politique française depuis des décennies ont été sérieusement ébranlés. Bien sûr, il ne faut pas être dupe de cet effet de « renouveau » : l’Assemblée nationale est renouvelée, rajeunie, féminisée mais l’endogamie sociale continue d’y faire des ravages…

A l’occasion de l’élection présidentielle, l’extrême-droite a continué de progresser, Marine Le Pen atteignant, au second tour de la présidentielle, un score inédit, en pourcentage (33.9%) et en voix (10.6M), et parvenant à gagner 3 millions d’électeurs entre les deux tours. Des verrous ont sauté par rapport au vote Front national, rendant la menace fasciste plus prégnante encore. Le recul du Front national aux élections législatives, notamment lié à l’abstention, ne doit pas nous faire sous-estimer cette menace.

De quoi le résultat de Jean-Luc Mélenchon est-il le nom ?

Dans ce contexte, la candidature de Jean-Luc Mélenchon a créé l’événement. La campagne a permis de porter sur le devant de la scène politique des idées qui n’y avaient plus leur place, elle a suscité de la fierté, ramené au vote des abstentionnistes et permis de renouer avec un vote populaire.

Jean-Luc Mélenchon a aussi réussi à incarner le vote utile à gauche, ce qui est à la fois porteur d’espoir et source de questionnements pour comprendre les ressorts du vote et son ancrage possible dans le temps : en effet, il est difficile de distinguer ce qui relève de l’adhésion à un projet de transformation radicale, du choix du vote le plus utile à un instant t, dans un contexte de crise de la social-démocratie – les deux motivations pouvant bien sûr se conjuguer.

En tout état de cause, la belle dynamique autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et le résultat inespéré de 19.6% (7 millions de voix) ne doivent pas faire oublier qu’il est loin d’exister, en l’état actuel des choses et des forces, une majorité d’idées pour la transformation sociale, dans notre pays.

Dès lors, nos responsabilités sont immenses, tout comme la tâche qui nous attend. Avant de dresser quelques perspectives, je pense utile de revenir sur la stratégie de la France insoumise et les relations entre le PCF et la France insoumise, ces derniers mois.

Les relations PCF / France insoumise

Les militant.e.s communistes sont aujourd’hui nombreux à dire : « La France insoumise, sans moi ! », persuadés qu’ils sont d’avoir été maltraités durant la campagne, en particulier pour les législatives. Cependant, chacun devrait se demander si la France insoumise ne s’est pas contentée de nous rendre la monnaie de notre pièce…

En effet, après avoir tergiversé pendant de longs mois pour soutenir Jean-Luc Mélenchon, le PCF aurait voulu obtenir la moitié du gâteau au moment de se partager les circonscriptions pour les législatives. Il reproche en particulier à la France insoumise d’avoir présenté des candidats, souvent venus d’ailleurs (« parachutés »), là où les communistes sont implantés depuis longtemps et nourrissaient des espoirs de reconquête (comme à Ivry ou à Montreuil).

Au final, la France insoumise a gagné l’immense majorité des « primaires » qui l’opposaient aux candidats communistes…, y compris dans des endroits où l’implantation et la notoriété de nos candidats étaient fortes (dans les circonscriptions considérées comme gagnables, avant l’élection, les candidats soutenus par le PCF se sont imposés, face aux candidats France Insoumise, dans deux circonscriptions seulement, celles de Nanterre et de Gennevilliers).

Nous pouvons continuer de déplorer le manque de coopération de la France insoumise mais ce serait oublier que la politique est toujours affaire de rapports de forces. Nous pouvons donc plutôt essayer d’en tirer quelques enseignements, pas toujours agréables mais, si possible, lucides.

  • Tout d’abord, sur la question du « parachutage », avant de le reprocher à d’autres, on doit à l’honnêteté de dire que le PCF l’a lui-même beaucoup pratiqué et si nous avons à peu près abandonné la pratique aujourd’hui, il me semble que c’est moins parce que nous la condamnons qu’en raison de notre affaiblissement, qui limite les possibilités de succès de telles entreprises.  En outre, un « parachuté » d’hier peut devenir un excellent élu… nous en avons trop d’exemples au Parti pour le nier !
  •  Ces duels fratricides ont constitué des épisodes douloureux, dont personne ne sort grandi, quand bien même la France insoumise croit y avoir gagné ses galons de « première force de gauche ». En écrivant ces lignes, je pense bien sûr à mes camarades communistes, dont je connais le dévouement et la loyauté.

Mais aussi cruelle que soit l’épreuve, elle a le mérite de rappeler que les électeurs n’appartiennent à personne et que la notion de « bastions » est bel et bien dépassée. A l’efficacité de l’action quotidienne, à la présence militante assidue – quand elles existent encore – il faut pouvoir ajouter la cohérence d’une stratégie et d’un projet au niveau national.

  • On ne saurait oublier que la France insoumise a aussi réussi à faire élire des député.e.s dans des circonscriptions où l’implantation communiste est beaucoup moins forte et/ou déclinante : ainsi, l’Ariège, qui a envoyé deux député.e.s FI (sur deux sièges possibles), avait toujours, depuis 1958, élu des député.e.s socialistes. En Meurthe-et-Moselle, où Caroline Fiat a été élue face au Front national, il n’y avait plus de députée communiste depuis 1986.

On pourrait développer d’autres exemples (en Gironde ou à Paris) mais ces quelques lignes suffisent à éclaircir le propos : si la France insoumise place une bonne partie de ses troupes dans l’historique « banlieue rouge », elle réussit aussi une percée sur d’autres territoires et ces succès ne sauraient donc se résumer à celui d’un coucou qui se serait couché dans le lit préparé par d’autres.

  • Enfin, on se rappellera que la majorité des députés communistes élus n’avaient pas d’opposition France insoumise face à eux (Marie-George Buffet, Stéphane Peu, Sébastien Jumel, Jean-Paul Dufrègne, Pierre Dharreville, Alain Bruneel, Hubert Wulfranc). Ce sont ces députés (avec les 4 autres PCF et le renfort d’élus ultramarins) qui permettent aujourd’hui au PCF de disposer d’un groupe à l’Assemblée nationale.

Une fois posé cela, je ne donne pas pour autant un blanc-seing aux méthodes employées par la France insoumise lors de ces élections législatives.

  • Je continue de penser que « nos » gains (je parle d’un commun qui a eu du mal à exister mais dont je ne désespère pas qu’il advienne…) auraient pu être bien plus importants si nous avions su prolonger et démultiplier la dynamique indéniable née de l’élection présidentielle par un ancrage local fort et des pratiques militantes de proximité. La France insoumise est une toute jeune organisation et je ne doute pas qu’elle développera cet ancrage dans les années à venir.

Mais je pense que la table rase du passé n’est pas la méthode la plus efficace. En tout cas, je suis convaincue que nous aurions pu, dès cette séquence électorale, et à condition de pratiques moins verticales et moins dogmatiques, travailler à mieux mettre en commun nos atouts et, bien sûr, éviter ces candidatures concurrentes qui nous ont éliminés (Insoumis comme PCF) du second tour dans de trop nombreuses circonscriptions (y compris les plus emblématiques, comme celle de Myriam El Khomri, à Paris).

  • Le rajeunissement et la féminisation de l’Assemblée nationale, auxquels contribue la France insoumise, sont une bonne chose (surtout quand on voit que le PCF envoie 9 hommes sur 11…) mais je crois que nous pourrons réellement prétendre avoir contribué au renouvellement du personnel politique quand nous permettrons à des citoyen.ne.s « lambda » de s’engager, d’accéder aux responsabilités et fonctions électives, en bref de s’emparer eux-mêmes du pouvoir et non prétendre toujours l’exercer à leur place.

Or, parmi les député.e.s insoumis, on compte plusieurs cadres du Parti de gauche, constituant la garde rapprochée de Jean-Luc Mélenchon, avec un profil  de professionnels de la politique. On verra comment ceux qui sont arrivés quelques semaines avant l’élection, dans la circonscription qui les a élus, réussiront leur implantation et s’inscriront dans une action quotidienne de proximité.

En attendant, je préfèrerais toujours la victoire d’une enfant de Colombes, Elsa Faucillon, celle de François Ruffin dans la Somme ou, bien sûr, la magnifique campagne conduite par Farida Amrani et Ulysse Rabaté dans des villes, Corbeil et Evry, où ils mènent le combat depuis de longues années.

A l’arrivée de cette séquence électorale, si les états-majors peuvent faire mine de se réjouir – la France insoumise comme le PCF ont réussi à constituer chacun son groupe : la belle affaire ! , les blessures sont vives chez bien des militant.e.s. Que de mots qui blessent, que d’énergie gaspillée, alors que nous avions – nous avons – tant à faire ensemble !

Si l’élection de « 29 député.e.s de combat », comme l’a titré L’Humanité, a fini par apparaître comme une heureuse surprise, c’est pourtant loin de ce que pouvait laisser espérer le score de l’élection présidentielle, y compris en tenant compte de la baisse de participation et des effets de l’inversion du calendrier électoral.

C’est loin aussi, et surtout, du groupe qu’il aurait fallu pouvoir constituer pour s’opposer de manière efficace à la politique d’Emmanuel Macron et son Gouvernement et, ainsi, être fidèles au mandat donné par les 7 millions d’électeurs de la présidentielle.

Je sais que nos député.e.s feront leur possible pour remplir au mieux leur rôle, notamment auprès de leurs concitoyen.ne.s, mais dans la configuration actuelle de l’Assemblée, où le Président dispose d’une majorité absolue, ils n’en seront pas moins circonscrits, pour une grande part, à un rôle de porte-voix, sans possibilité réelle d’infléchir le travail parlementaire.

Alors, quel avenir en commun ?

Le défi qui se pose à nous, qui voulons continuer de rêver aux jours heureux et nous engager pour les faire advenir, m’apparaît aujourd’hui s’articuler autour de quatre séries de questions :

  • Quelle actualité du clivage gauche / droite ? quelle pensée de la transformation sociale ?

Au delà de son résultat, l’intérêt et la dynamique qu’a suscités la campagne de Jean-Luc Mélenchon ont révélé – ou rappelé – l’attente d’une véritable alternative et l’audience des idées de justice sociale, de transition écologique, de renouveau démocratique. Pour autant, la majorité d’idées n’existe pas ou, en tout cas, n’est pas constituée de façon solide.

Les repères sont brouillés, la gauche est discréditée ou vide de sens pour bien des électeurs. Jean-Luc Mélenchon a tenté de contourner le problème en substituant au clivage gauche/droite, l’opposition entre le peuple et les élites.

Cette substitution est-elle le juste chemin pour reconquérir la majorité d’idées dont nous avons besoin ? Je suis encore réticente à m’y engager, car je pense que le chemin reste aussi important que l’objectif à atteindre. Je me méfie des compromissions auxquelles il faudrait consentir pour traverser « le moment populiste » mais je sais aussi reconnaître le mérite de l’efficacité.

  • Quel rapport à l’exercice des responsabilités ? Quelle construction pour un rassemblement majoritaire ?

Dans cette campagne, Jean-Luc Mélenchon a su comprendre et capter la recherche, à la fois, d’une rupture franche avec les accords d’appareils, à géométries variables, et le besoin d’une cohérence dans la ligne et la stratégie défendues.

A ce sujet, il a notamment tiré enseignement des errements du Front de gauche.

Dans ce que donne à voir la France insoumise de son fonctionnement (charte d’engagement pour les législatives, fonctionnement du groupe parlementaire, création de groupes France insoumise dans les municipalités où cela est possible…), on voit que le souci de cette cohérence, associé à un enjeu de visibilité et d’installation dans le jeu politique, est prégnant.

Mais comment cela peut-il se concilier avec la recherche de majorités pour emporter des combats d’idées mais aussi des victoires électorales ? La France insoumise considère-t-elle, comme le PCF au temps de sa splendeur, que les majorités doivent se construire autour d’elle ?

A mon avis, les résultats décevants des élections législatives devraient, au contraire, engager la France insoumise à se garder de toute tentation hégémonique sauf à considérer, pour les années à venir, que son implantation dans le paysage politique national est plus importante que les changements concrets à faire advenir, qui nécessitent de construire et d’emporter des majorités.

Toutes ces questions peuvent bien sûr être posées en vue de prochaines échéances électorales, à commencer par les élections municipales mais elles dépassent le seul enjeu des élections et renvoient bien sûr à l’histoire de la gauche (ou des gauches) en France et en Europe.

  • Quel engagement citoyen ? Quelle mobilisation des classes populaires ?

Dans le contexte d’une abstention un peu plus élevée qu’en 2012 (+2 points, à 22.2%), la candidature de Jean-Luc Mélenchon a suscité une dynamique réelle. Nous l’avons notamment vu dans les quartiers populaires, où un vote spontané semblait s’exprimer, y compris chez des abstentionnistes de longue date.

Mais la France insoumise aurait tort de penser que les 7 millions de voix de la présidentielle sont acquises et qu’elles constituent un socle solide, voire monolithe, pour se projeter plus loin. Les législatives ont commencé de le montrer. Cela tient certes à notre système institutionnel, aux effets de l’inversion du calendrier électoral, à la dévalorisation des élections législatives, au sentiment de saturation ressenti par les électeurs.

Mais on a aussi constaté un phénomène de sur-abstention aux législatives, chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, qui tient à la fois à la sociologie de son électorat (dans les quartiers populaires) mais aussi, pour une part qu’il est difficile de quantifier, à la déception ressentie par certains électeurs de la présidentielle, tant concernant le positionnement de second tour, que la stratégie employée pour les législatives.

Cela nous rappelle le travail acharné que nous avons à produire pour passer d’un vote ponctuel à une réelle mobilisation populaire, pour faire passer le cap de l’engagement à des milliers, des millions de citoyens. Or, sans cette force populaire, il ne sera pas possible de conquérir les majorités d’idées et les majorités de vote dont nous avons besoin.

  • Quelle place pour les organisations politiques ?

La France insoumise continue de revendiquer ne pas être un parti politique. A mon avis, cela ne pourra pas durer très longtemps car il lui faudra donner à la fois des gages d’efficacité et de démocratie.

Comme l’écrivent les signataires de l’appel Front commun, « d’une manière ou d’une autre, il faut donc inventer, dans notre société socialement et politiquement diverse, les moyens de construire la force politique commune dans lequel tous les courants partisans des nécessaires ruptures économiques, écologiques et institutionnelles (insoumis, communiste, socialiste, écologiste, libertaire, féministes, altermondialistes, etc.) pourront trouver leur place, et susceptible ainsi d’être le ciment d’un rassemblement majoritaire. »

Certain.e.s considèrent que cette nouvelle force politique existe déjà, du moins à l’état d’embryon, et qu’elle se nomme la France insoumise. Pour ma part, je suis partagée entre le souci de l’efficacité (partir de l’existant et du socle le plus large possible) et mes réticences, tenant tant à la prise en compte de mon identité, qu’à mon aspiration à des pratiques politiques renouvelées, que je n’ai pour l’instant pas observées dans la France insoumise. Mais c’est aussi en investissant un espace qu’on peut en élargir les murs…

Je me donne l’été pour réfléchir !

 

15 réflexions au sujet de « Communistes/Insoumis, quel avenir en commun ? »

  1. Quant on veut faire une analyse des faits il vaut mieux prendre le temps de bien se renseigner parce qu’à Nanterre ce sont les 2 candidats de droite (Macronniste et fillonniste) qui se sont retrouvés au 2èmes tout des législatives. Et tout cela parce que d’un seul coup la france insoumise à décidé de proposer des candidats. il a manqué 168 voix à Zarha pour l’emporter. il y a de quoi être en rage ! La france insoumlise ne cherchait pas à battre la droite et le fn mais les candidats communistes résultat c’est la droite qui passe dans beaucoup d’endroit.
    Qui insulte l’autre ? Qui veut dominer avec la signature de charte ? le doigt sur la couture du pantalon ? qui dit je me fout de la gauche ? qui refuse les drapeaux rouge dans les cortèges ? qui n’a jamais remboursé la somme due aux avant dernières présidentielles , Qui se défoncent pour coller les affiche, faire le porte à porte, distibuers les tracts partout pour faire élire Mélenchon et après qui dit merde aux communistes ? Il y a un groupe communiste et ils espéraient bien que ce ne serait pas possible Coquerel en étouffe de rage. et j’espère que les 2 groupes voteront et s’entendront pour faire cause commune à l’Assemblée nationale et aussi dans les luttes mais pas au clairon d’un quelconque sauveur suprême.

    • -Le PC suppôt de l’UE (suffisait de voir avec quel empressement le soir du résultat du 1er tour des présidentielles P. Laurent s’est empressé d’appeler à voter Macron et arborait au revers de son veston le sigle de la ste vierge européenne – quelle erreur !)
      - Le PC est pro-nucléaire, la FI non.
      - Le PC ne condamne pas les projets pharaoniques de la phynance ( l’aéroport NDDL), (SIVENS) et des profiteurs tels AREVA, VINCI qui se gavent sur notre dos etc….

      Bref, camarade va falloir revoir les postures.

      « Pierre Laurent vient de diffuser une lettre aux salariés de l’énergie pour se différencier du programme anti-nucléaire de Mélenchon et présenter une nouvelle proposition de loi…

      C’est une proposition de loi qui rompt une nouvelle fois avec l’histoire communiste en entérinant l’abandon par le PCF de la renationalisation d’EDF, GDF… et en reconnaissant même que le rôle de l’état se borne à « gérer ses participations »… autrement dit, à jouer au capitaliste… en proposant la création de « France Energie », un établissement public régulant un secteur à dominante privée.

      Cet établissement public a vocation à gérer l’ensemble des participations de l’État dans les entreprises qui produisent, transportent, stockent, distribuent et commercialisent de l’énergie ou qui fournissent des services énergétiques.

      Le recul politique est devenu si profond dans la direction du PCF qu’elle ne réalise même plus sa fuite en avant dans l’abandon de toute perspective de changement de société… Franchement, sur cette base, inutile de conserver un parti communiste, n’importe quel parti progressiste sera suffisant…

      Non, les communistes doivent défendre la renationalisation du secteur, comme en 45, dans une approche intégrée de la production, la distribution et la commercialisation, qui peut accepter des contrats d’achats auprès de producteurs, ce qui a toujours existé, mais dans le cadre d’un service public national.

      C’est vraiment humiliant pour un communiste de constater cette dérive. »
      P-A.M.

      ******
      Finalement il y a trop de divergences entre ce PC là et la FI, comme une incompatibilité…. allez votre chemin !

    • Croyez-vous que seuls les communistes aient agi pendant les campagnes et qu’ils soient les seuls, tels des vierges, à avoir eu des comportements exemplaires ?
      Il est un fait que la France Insoumise acte une bonne moyenne de >10% dans toutes les circonscriptions où elle était présente. Si cette vérité existe, elle est due au vote des électeurs.
      C’est bien à partir de cette réalité là que l’analyse débute.

  2. ok pour l’analyse je partage.Mais la FI est un parti politique c’est le PG deguise et il ne peut pas y avoir de perspective de rassemblement tant que les elites FI PG PCF sont dans l’invective permanente a commencer par JLM QUI EST PRET A TOUT POUR FAIRE LE BUZZ.Par ses saillies permanentes et politiciennes il blesse les militants pcf sans convaincre un citoyen de rallier sa cause.Pour autant le pcf n’est pas que victime il a aussi ses responsabilites il ne sait plus parler aux citoyens qu’il dit representer.Il utilise un langage marxiste du siecle passe que les gens ne comprennent plus.surtout les jeunes.Ses elites sont des professionnels permanents des fd souvent coupes des realites du monde du travail.A leur decharges quand on a un cv de permanent pcf ou d’elu pcf il n’est pas facile de retrouver un job dans le monde du travail d’ou des difficultes a renouveller les cadres.Cela pose la question du statut des elus et des cadres politiques. la mise en dispo dont beneficie les fonctionnaires devraient etre etendue aux statuts prives.

  3. Ping : Communistes et Insoumis, quel avenir en commun ? » AGauche

  4. Et pourtant la réponse est simple. Que souhaitons-nous? Une représentation politique ou un changement de société? Un mouvement citoyen de cette ampleur n’aurait pu se réaliser sans l’intervention de JLM et des cadres du PG. Mais, en conséquence, pouvons-nous affirmer, en pleine conscience, que la FI est un mouvement citoyen? Il ne tient qu’à nous, Insoumis, Communistes, Socialistes, Ecologistes, Altermondialistes de nous réunir autour du « plus petit dénominateur commun »: la réponse aux urgences sociales, écologiques et démocratiques. Toutes nos étiquettes politiques sont des facteurs de division. Et si la FI n’était qu’une étape pour la création d’un véritable mouvement citoyen? Alors que nos députés respectifs feront de la politique et que nous participerons à des mouvements sociaux de protestation, nous avons également la faculté de créer en parallèle un véritable mouvement citoyen, positif , constructif, agissant sur d’autres terrains d’action tel que l’économie par la création de coopératives ou l’éducation populaire en soutenant les acteurs associatifs de la transition. En dépassant les clivages politiques, nous pouvons créer une base forte et démontrer par l’exemple que des alternatives existent. Et ainsi, rallier de nombreux abstentionnistes à notre cause. L’avenir nous dira alors comment s’oriente ce mouvement pour les prochaines mais lointaines échéances électorales. Peut-être un moyen d’initier, cette fois-ci, une véritable démarche commune. Pour en savoir plus, contacter PHI l’Anthrope. https://www.facebook.com/PHI-lAnthrope-429404060753620/

  5. Et voilà, ça recommence ! Un seul objectif pour tous ces donneurs de leçons, continuer en parasitant la France Insoumise !
    J’ai milité 35 ans à gauche, j’en ai avalé des couleuvres pour soi-disant obtenir des victoires pour les classes populaires dans l’attente du grand soir de la révolution, quand le capitalisme aurait été dépassé…..L’union ? je n’y crois plus ! Je ne veux pas d’accord genre : Front des gogos, les partis y gagnent toujours, les gens ?…….. jamais !
    Nous avons du travail à faire, nous ne sommes pas des débutants de la politique, ce n’est plus le temps de pleurnicher ni de discuter, le mal et fait ! Il n’y aura plus de sitôt la chance historique que vous avez gâché,et qui va nous condamner à galérer de longues années ! Je ne veux plus entendre parler de tous ceux qui nous ont combattus, sans pitié pour notre pays !

  6. Dans cette analyse manque le bilan depuis 2012. En effet à chaque étape électorale depuis 2014 (municipales, européennes, départementales et régionales ) que s’est-il passé dans la réalité, pas dans un récit refait et romancé, les directions PCF ont largement privilégié l’alliance avec le PS

  7. Bon ! Nous, peuples des pays du Sud nous sommes un peu perplexes devant, non seulement de la « lutte » mais surtout de la « bataille des clochers » de la Gauche des pays dominants ! Ne faudra-t-il pas s’accepter se tolérer et supporter les peuples dominés ?

  8. Un article qui nous donne à réfléchir les uns les autres qui veulent du changement dans ce pays et sans sectarisme. J’en vois autant dans le pcf que dans FI sur les réseaux sociaux (du moins le nom que je connais). dans mon village 106 électeurs à cette présidentielle JLM a eu autant de voix que FN (25 voix chacun) depuis 2005 les votes pour pcf était les notres ( mon époux et moi) ensuite aux législatives nous sommes arrivés à 4 voix pour Pcf. le reste étant FN droite et socialiste, 1 lutte ouvrière, 1 Npa. Pour cette présidentielle, toute les voix de gauche se sont reporté sur JLM sauf 1 voix pour hamon et 7 en marche. concernant les législatives le pcf à eu 5 voix , 13 voix pour FI, 4 voix nouvelle donne, 3 voix décroissance. (lutte ouvriere est resté à lutte ouvrière) Aucune voix n’est allée à En marche. Le FN a eu 19 voix les autres FN ont voté dès le 1er tour législatif sur le député sortant ( LR fillon) . Au second tour des législatives, les voix JLM de la présidentielle ont voté blanc ou se sont abstenu. Tout ça pour dire que finalement les voix FI des présidentielles sont bien volatiles. Mais le peu que j’entends lors de discussion c’est une grande réticences au pcf (référence à Moscou ancrée) mais ils ne veulent plus d’un PS libéral. Pour moi JLM a été un espoir de changement et maintenant j’ai une grande amertume quant à la non – entente entre les cadres du PCF et les cadres FI.

  9. Électeur communiste de (très) longue date, j’ai cette fois-ci versé mon écot, appelé à voter, et voté FI. Non que je sois en accord total avec le programme de la FI ; l’hypertrophie (soi-disant) écologique m’indispose, et la posture irrationnelle et réactionnaire totalement anti-nucléaire me scandalise.
    En outre, la question écologique sortie du néant n’existe pas ; contrairement aux dégâts infinis de l’ultralibéralisme et de l’impérialisme.
    Mais l’attitude du PCF me scandalise encore plus par son renoncement au recouvrement de la souveraineté nationale, par son acceptation passive de la machine de guerre anti-populaire de l’Europe de Bruxelles, qui est historiquement et fonctionnellement la soeur jumelle de l’OTAN, toutes deux exigées par l’État profond US au lendemain de la guerre. Et qu’on ne me fasse pas le coup de l’Europe réformable ; toutes les décisions anti-populaires de nos gouvernements successifs correspondent aux fameuses « directives » bruxelloises. Et qu’on ne me fasse pas davantage le coup (insultant et repris par l’ultralibéralisme) du « repli sur soi » ; rien n’est plus solidaire qu’un gouvernement souverain et progressiste, voire révolutionnaire.
    Pour finir, je ne vois dans votre texte ci-dessus que des considérations d’ordre strictement stratégique. La stratégie est certainement une matière passionnante, et un rapprochement avec la FI probablement indispensable pour le bien-être de notre peuple. Mais pour quelle finalité, quelles idées politiques ; quel programme ?

    Bien à vous.

  10. Un analyse que j’apprécie même si elle marque quelques imperfections ou certains oublis. Oubli concernant M. Dharréville qui n’avait pas de candidat FI face à lui et imprécision concernant M. Peu qui se présentait avec l’étiquette FI. Ceci peut paraître anecdotique, pourtant c’est ce qui fait qu’il y a un groupe pcf+ultra-marins.
    Autre élément qui ne procède pas de votre analyse, c’est la question « pourquoi 2 groupes et aucune concertation de la part du pcf ?
    Ce qui me semble également interroger le pcf, c’est la prise de parole de M. Laurent, en janvier, qui disait qu’il n’y aurait pas d’accord avec la France Insoumise et que cet axe a prévalu jusqu’au bout, malgré la pression des militants de terrain qui aspirait à autre chose.
    Pour ma part, qui suis de gauche depuis des décennies, j’adopte l’attitude « hors appareil » pour re-construire cette identité de Gauche afin de réaliser un « construit » qui, effectivement, se fasse à partir des besoins, des identités en re-construction quand celles-ci se trouvent satisfaites par l’action et l’implication des personnes.
    Votre point de vue est intéressant, quand il déverrouille l’espace de celles- et et ceux qui peuvent re-construire et ceci va bien au-delà de la stricte relation France Insoumise/pcf.
    Cette différence de stratégie est fondamentale. Soit, comme vous le faites par intermittence, dans l’évocation qui va au-delà du pcf, nous construisons ensemble « l’Avenir en Commun » qui est une base sérieuse mais pas unique, si d’autres arrivent à verser au débat quelque chose de tangible, concret, accessible, soit, nous sommes placés comme vous le faites également dans une perspective « à partir de  » d’un pcf rénové qui reprend ses bases « révolutionnaires ». Cette deuxième hypothèse amènera à l’inaction, trop de temps à prendre, trop de retards à rattraper, face à une situation urgente caractérisée par une « grève de citoyenneté » et des frustrations immenses.
    Fort de mes acquis personnels, forgés dans le militantisme syndical et politique (je suis un ex-pcf qui a abandonné quand j’ai vu et compris comment fonctionnait « l’appareil »), j’opte pour le passage à l’action. Action, où je m’exerce la question du « doute » et du questionnement systématique à partir des réalités concrètes pour me nourrir et agir.
    Un philosophe m’a interpellé quand j’ai lu la chose suivante, ceci est en rapport de mon action et questionnement : Quand l’action d’un individu politique se réalise, elle fait apparaître les potentiels du passé et de l’avenir. Sans cette action, les potentiels restent lettres mortes et sont appelés à disparaître. C’est bien l’action politique qui crée l’événement et est révélatrice des potentiels.
    Aujourd’hui, je partage votre point de vue, sur les potentiels mais, je décroche sur les hypothèses que vous vous suggérez.

    • Merci pour votre lecture attentive. J’ai corrigé l’imprécision, qu’on m’avait déjà signalée, concernant le nombre de députés PCF qui n’avaient pas d’opposition FI. C’est en fait la majorité des cas (7/11).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>