Après le vote des communistes, soulagement et espoir

Ce week-end, les communistes français ont choisi, à 53.6%, de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon, inversant le vote des cadres du Parti, trois semaines plus tôt (à l’issue de la Conférence nationale du 5 novembre).

Je suis soulagée de ce résultat mais je ne peux pas dire que je m’en réjouis. J’en conçois même une certaine amertume, à la vue de toute cette énergie dépensée, ces derniers mois, à étaler et exacerber nos divergences internes, prenant le risque de nous abîmer profondément.

Certes, il était nécessaire que le débat ait lieu et que les points de vue cheminent mais nous ne nous sommes pas facilité la tâche. L’heure n’est pas à régler des comptes, ni à analyser les failles de notre fonctionnement de parti. Nous avons déjà perdu suffisamment de temps et nous avons tant à faire.

J’espère que les communistes vont pouvoir se rassembler et être là où ils sont le plus utiles : sur le terrain, déployant leur énergie et leur intelligence militantes, non au service d’un homme providentiel, mais à disposition d’un rassemblement qui doit s’élargir, de propositions qui doivent se faire connaître, de voix qu’il est nécessaire de faire entendre.

A Fontenay, comme partout, il me semble impératif de déployer rapidement une campagne publique de proximité, joyeuse et déterminée, qui nous fasse retrouver et, si possible, décupler l’élan de 2012. Entre partenaires politiques, au sein de l’assemblée citoyenne du Front de gauche, avec les représentant-e-s de la France insoumise, nous avons besoin de nous parler, de nous comprendre pour, sans attendre davantage, occuper l’espace public, recouvrir les murs, frapper à chaque porte qui voudra bien s’ouvrir, afin de semer, une à une, les graines qui feront grandir l’espoir.

Nous sommes condamné-e-s à réussir.

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