Municipales : le rassemblement n’est pas en solde !

Il y a six mois, annonçant la naissance de mon fils, je disais que je serais sûrement amenée à reparler de la difficile conciliation entre carrière professionnelle, engagement militant et vie de jeune parent ! Et bien, finalement, mon silence sur ce blog est plus éloquent que bien des discours. Toujours cadre à temps plein, j’ai aussi mis les bouchées doubles sur le plan militant (campagne des élections municipales oblige !)… tout en gardant le plus de temps possible pour mon petit bonhomme. Alors, trouver du temps pour mettre tout cela en mots, c’est presque mission impossible. J’aurais pourtant bien des choses à dire !

Atelier Enfance

Lors de l’atelier « L’enfant dans la ville »

Ces jours-ci, c’est l’élaboration du programme de la liste « Fontenay pour tous » qui m’occupe, puisque je suis chargée de coordonner ce travail. Depuis mi-novembre, nous avons organisé 13 ateliers thématiques qui ont, chacun, réuni entre 20 et 60 personnes avec des « fidèles » mais aussi des têtes nouvelles à chaque fois. Inutile d’en faire des tartines sur la richesse des échanges auxquels cela a donné lieu : j’aurais l’air de débiter des poncifs, quand il suffit de prendre connaissance des synthèses des ateliers pour en juger par soi-même ! Il faut aussi venir faire un tour à l’école Michelet, ce samedi 25 janvier de 13h30 à 18h pour découvrir le fruit de ce travail et, puisqu’il est encore temps, y apporter sa pierre.

Couscous aux Larris - Discours JFV

Au couscous des Larris

Voilà qui vaut mieux que tous les accords d’appareil. Je ne suis pourtant pas naïve : je sais que les accords d’appareil font partie de la vie politique, même si cet aspect-là ne m’a jamais beaucoup attirée. Je sais aussi que ces accords se concluent en fonction des rapports de forces. Comme je l’avais dit il y a plusieurs mois déjà, j’étais bien convaincue que la dynamique populaire et citoyenne que nous mettrions en mouvement déterminerait pour beaucoup la position des uns et des autres.

Or, quand près de 300 personnes se réunissent aux Larris pour partager un couscous à la veille de Noël ou quand 50 autres viennent à l’école Jean Zay pour un temps d’échanges, un vendredi soir, sur l’avenir de leur quartier et de leur ville, je peux dire sans forfanterie, et sans excès d’optimisme, que le vent souffle dans notre dos. De fait, certains ont sans doute senti la bourrasque en sens contraire !

Pourtant, c’est tout sauf le moment de crier victoire. Ce serait imprudent et, surtout, très déplacé. Car, si nous sentons dans cette campagne beaucoup d’attentes et de confiance, aussi, à notre égard comme si la Ville était le dernier « rempart », nous rencontrons aussi beaucoup de gens désabusés, en colère ou trop noyés dans leurs problèmes pour nous prêter attention. Nous craignons une abstention élevée.

Point de rencontre 11 janvier

Un point de rencontre, à Jean Zay

Pour moi, tout rassemblement devra donc se conclure en respectant deux principes :

Premièrement, ce rassemblement devra se conclure sur la base de contenus clairement énoncés et assumés collectivement. Il est hors de question que le travail fourni depuis des semaines soit nié, il n’est pas envisageable non plus que, dès le lendemain de l’élection, certains ne se sentent plus liés par les engagements pris devant la population, comme ce fut le cas en 2008.

Deuxièmement et, bien sûr, cela va de pair, ce rassemblement ne devra pas se faire au détriment de celles et ceux qui se sont engagés avec nous dès le départ, à qui nous avons dit que nous croyions à l’investissement citoyen, à la construction collective, à la décision partagée. Cela supposera de faire de la place sur la liste à des nouvelles têtes, des sans-cartes, des plus jeunes, des différents et même à des « anciens » qui ont jugé la fidélité à nos valeurs communes plus importante que les aventures solitaires.

Chaussures rouges

Un peu de rouge dans la campagne !

Si ces deux principes sont respectés, j’aurai grand plaisir à proposer ma candidature pour un second mandat. Mais c’est une autre histoire et nous aurons l’occasion d’en reparler !

Une réflexion au sujet de « Municipales : le rassemblement n’est pas en solde ! »

  1. Le rassemblement c’est dès le début de la campagne. Je ne comprendrais pas que des personnes ayant choisi une autre route non sans avoir largement critiqué la politique de la ville, (politique à laquelle ils avaient largement collaboré) , reviennent au sein d’une équipe non pas pour le bien de la collectivité, mais pour assouvir un
    égo surdimensionné.