Construire ensemble les propositions dont nous avons besoin

C’est difficile de mener campagne tout en trouvant le temps d’en parler… surtout que je dois aussi remplir mes obligations professionnelles et préserver un peu de temps pour ma nouvelle vie de maman !

J’essaie donc de reprendre le fil de ce blog après plusieurs jours d’interruption. Il y a beaucoup de sujets que j’aurais aimé pouvoir développer, à commencer par la vigueur un peu tardive avec laquelle Jean-Marc Ayrault s’est décidé à condamner les attaques racistes dont a fait l’objet Christiane Taubira ces dernières semaines.

Quand on est un Premier ministre « de gauche », il ne suffit pas de s’indigner contre les attaques ignobles dont sa ministre fait l’objet (surtout quand on paraît avoir hésité un moment avant de le faire…), il faut aussi s’interroger sur le contexte économique et social qui donne un nouvel écho à ces propos que l’on croyait d’un autre âge.

Car ce qui est effrayant, ce ne sont pas tant les propos aussi outranciers qu’inacceptables de quelques individus d’extrême-droite, osant comparer une femme noire à une guenon. Malheureusement, nous savons que les racistes de cette espèce n’ont jamais cessé d’exister.

Ce qui est effrayant, c’est le peu de réactions – du moins, dans un premiers temps – que ces propos ont suscitées comme si les « belles voix » auxquelles Mme Taubira en a appelé s’étaient soudain trouvées tétanisées.

Car que dire au peuple pour l’empêcher de sombrer dans les sentiments plus vils quand, au plus haut sommet de l’Etat, on continue de renvoyer dans leur pays d’origine ceux qui étaient venus chercher en France une vie un peu meilleure ? Quand on se montre si impuissant à enrayer la fermeture et la délocalisation des usines ? Quand on laisse les capitaux circuler librement mais qu’on condamne les femmes et les hommes à vivre entre les quatre murs d’une existence sans perspectives ?

L’espoir est la meilleure façon de lutter contre le racisme car je continue de penser que les réflexes d’entre soi, les sentiments racistes, pour aussi inexcusables qu’ils soient, sont la conséquence, bien plus que la cause, du délitement social dans lequel notre pays se trouve actuellement plongé.

La transition avec notre campagne pour les élections municipales paraîtra peut-être bien prétentieuse. J’ai conscience que nous ne réglerons pas tout au niveau local – c’est d’ailleurs ce que les gens ont souvent bien du mal à comprendre demandant au Maire, comme un dernier rempart, de régler tous les problèmes du logement à l’emploi, en passant par la sécurité.

Mais je crois quand même à la justesse de notre démarche : nous mettre le plus nombreux possible autour de la table pour donner force, contenu et crédibilité aux propositions que nous porterons pour notre ville. C’est le sens des ateliers thématiques que nous lançons ce soir. Le premier des 14 ateliers thématiques aura lieu à 19h30, à l’école Jean Zay, et nous nous y demanderons comment « habiter Fontenay », ensemble et dans des conditions dignes !

Les commentaires sont fermés.