Conseil municipal du dimanche 22 mai 2016

Je reproduis ci-dessous l’intervention que j’ai prononcée, à l’occasion de l’élection du nouveau Maire de Fontenay, Jean-Philippe Gautrais, lors du Conseil municipal du dimanche 22 mai 2016.

Monsieur le Maire, cher François,
Mesdames, Messieurs,

Chers collègues,
Bien sûr, une grande émotion m’étreint au moment de prendre la parole, en cet instant si particulier.
Je précise, pour ceux qui en doutent, ou aimeraient en douter, que je ne parle pas au nom d’un clan, ni d’une famille. Je prends la parole au nom d’un collectif, celui que forme le groupe des élus Front de gauche, au sein d’une majorité municipale à laquelle nous sommes fiers d’appartenir, celle de Fontenay pour tous. Je remercie mes amis, mes camarades de m’avoir confié cet honneur et cette responsabilité.
Cette émotion que je ressens, que nous ressentons, aujourd’hui, ce n’est pas la tristesse. Car ce dimanche 22 mai n’est pas un jour triste : c’est une journée qui nous fait regarder vers l’avenir, avec confiance et avec enthousiasme.
Les sentiments qui nous animent, qui nous émeuvent, ce sont la fierté, la gratitude, la conscience des responsabilités qui nous incombent, le souvenir de celles et ceux qui ont construit cette ville avant nous et la confiance adressée à celui qui va devenir Maire.
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La fierté et la gratitude, c’est à vous, Monsieur le Maire, à toi, mon cher François, que nous l’exprimons.
Chaque élu du groupe pourrait raconter l’histoire singulière qui le lie à toi.
Comme je ne peux me faire la porte-parole de chaque histoire, de chaque anecdote, je voudrais retenir la confiance dont tu nous as couverts, soucieux de permettre le renouvellement, attentif à la place occupée par chacun.
Par ton humilité, par la constance et la justesse de tes engagements, à chacun d’entre nous, tu as appris à regarder d’abord et toujours les intérêts de la ville et de tous ses habitants. Tu nous as appris à regarder toujours du côté de ceux qui souffrent le plus, à chercher le possible et le juste pour construire une ville à taille humaine, où chacun puisse trouver sa place, où nous puissions tous vivre ensemble.
Tu nous as appris à refuser le sectarisme, les visions trop étroites, les solutions trop simples. Tu as fait de ton communisme un humanisme.
Nous sommes fiers de la décision que tu as prise et nous t’en sommes infiniment reconnaissants.
Nous savons que cette décision suscite de l’étonnement, tant cette pratique est inhabituelle dans le monde politique. Nous savons qu’elle suscite également de l’inquiétude, tant est fort le lien qui te lie à la ville et aux Fontenaysiens. Nous savons enfin qu’elle suscite du respect et de l’admiration.
Toutes ces réactions sont la marque du grand Maire que tu as été pour Fontenay.
Merci, François, pour ton action. Merci de nous avoir permis de faire partie de cette belle équipe. Nous sommes heureux de pouvoir poursuivre un bout de chemin avec toi.
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Au moment d’élire ton successeur, nous avons conscience des responsabilités qui nous incombent.
Dans notre pays, aujourd’hui, la démocratie est abîmée, la démocratie est en danger.
Nul homme, nulle femme politique ne peut à lui ou à elle seul(e) restaurer le lien de confiance, qui s’est distendu, entre les citoyens et les élus.
Mais, quel que soit l’échelon auquel on s’engage, nous portons chacun une part de responsabilité. Au sein du groupe Front de gauche, nous en sommes pleinement conscients.
Nous ne prétendons pas être des modèles, ni des symboles.
Nous nous appelons François, Solène, Assia, Claude, Sokona, Anne, Gilles, Olpha, Loïc, Michèle, Sylvie, Pascal, Vanessa, Philippe, Delphine, Didier, Nora.
Nous sommes ingénieur, secrétaire, cadre, agent d’accueil, juriste, assistante dentaire, ouvrier, enseignant, cheminot, chercheur, journaliste. Nous sommes en activité, à la recherche d’un emploi stable, à la retraite ou en disponibilité pour exercer un mandat électif.
Nous habitons les Larris, Jean Zay, la Redoute, les Alouettes, Bois Cadet, le Terroir, le centre-ville, le vieux Fontenay, les Rigollots.
Nous connaissons le monde du travail. Nous habitons tous les quartiers de la ville.
Dans nos prénoms et dans nos parcours, c’est l’histoire et l’identité de notre ville qui résonnent.
Nous voulons nous attacher à en être des représentants dignes, des élus dévoués et, ainsi, réparer un peu la démocratie.
Nous sommes très fiers que l’une d’entre nous, Assia Nait-Bahloul, prenne aujourd’hui des fonctions d’adjointe. Avec ce premier choix, Jean-Philippe, tu confirmes cette pratique du renouvellement, le choix de la transmission et de la confiance en l’avenir.
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Cher Jean-Philippe, nous sommes très heureux de t’élire aujourd’hui comme Maire.
Avec toi, nous savons que les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens pourront compter sur un Maire compétent.
Cette compétence, tu l’as démontrée, depuis 2008, dans la conduite de projets déterminants pour l’avenir de la ville : l’élaboration du Programme local de l’habitat, les programmes de rénovation du parc social, la mise en place de la Société publique locale d’aménagement, la révision du Plan local de l’urbanisme.
Dans tous ces projets, mettant à profit une connaissance fine de la ville qui t’a vu grandir, tu as déployé une vision équilibrée du développement de la ville, utilisant tous les outils de la régulation publique pour lutter contre les effets de la spéculation foncière et immobilière et garder, en ce coeur de métropole que constitue Fontenay, une place pour chacun.
Cette compétence, tu l’as démontrée aussi dans ta façon d’exercer tes fonctions d’élu depuis 2008. Ne comptant pas tes heures, jonglant sans cesse avec ton activité professionnelle, tu as mis tes qualités d’écoute, ta disponibilité, ta sensibilité au service des Fontenaysiens.
Ta jeunesse, ton expérience de l’engagement associatif, ton parcours – de l’école Henri Wallon au siège de premier magistrat de cette ville – ne sont pas seulement des symboles : ce sont des atouts, qui vont donner un souffle nouveau à la gestion de cette ville, dans le respect et la fidélité à nos valeurs et à notre programme.
Devenir Maire, en particulier dans le contexte actuel, est un choix courageux. Tu nous trouveras à tes côtés pour exercer les responsabilités, présents sur le terrain, à l’écoute de nos concitoyens, attentifs à tout ce qui vit dans la ville.
A tes côtés, nous nous portons aussi les garants du rassemblement et de la cohésion de la majorité municipale. Nous n’avons pas de tentation hégémonique. Nous sommes nous-mêmes trop divers pour faire le choix de l’uniformité.
C’est sans doute le plus bel enseignement que nous a légué Louis Bayeurte, auquel nous pensons aujourd’hui.
L’engagement politique n’a de sens que s’il permet de faire travailler ensemble les hommes et les femmes de bonne volonté, s’il est mis à la disposition des citoyens et de l’intérêt général.
Nous ne sommes pas élus pour faire carrière.
Ce qui nous anime, c’est la conviction que l’action et l’engagement politiques peuvent contribuer à changer la vie, si nous restons toujours du côté de celles et ceux qui souffrent. Ce qui nous guide, c’est l’amour pour notre ville, la volonté de poursuivre une histoire – celle d’une ville fière, rebelle, solidaire, qui trace un chemin différent.
« Au printemps, dit le poète,
Tout a couleur de l’espérance
Que l’on se batte dans la rue
Ou qu’on y danse
Au printemps, de quoi rêvais-tu ?
D’un printemps ininterrompu »
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Cher Jean-Philippe, Monsieur le Maire, nous te faisons pleinement confiance pour poursuivre la belle histoire de Fontenay et nous sommes fiers, si fiers, d’emprunter ce chemin avec toi.
Je vous remercie de votre attention.

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