Attentat de Charlie Hebdo : la solidarité contre la terreur

Charb, Wolinski, Cabu, Tignous, Bernard Maris : à prononcer, vos noms sont familiers. Voilà bien qui suscite tant d’émotion, d’hébètement, ce qui était sans nul doute l’effet recherché. Je n’oublie pas pour autant les quatre journalistes plus anonymes, les deux policiers, l’agent d’entretien, tous froidement assassinés dans l’exercice de leurs fonctions.

Je n’ai pas partagé tous les partis pris de Charlie Hebdo ces dernières années, j’avais eu l’occasion de le dire sur ce blog (ici). Mais là n’est pas la question ce soir car rien ne justifie qu’on puisse mourir pour ce qu’on écrit, ce qu’on dessine.

L’heure est avant tout à la solidarité avec les victimes, les familles et les proches des disparus et avec toutes celles et tous ceux que cette attaque blesse dans leur humanité.

Ce soir, je n’ai pas envie de faire mien le slogan, repris en boucle sur les réseaux sociaux : je ne suis pas Charlie, je suis une citoyenne bouleversée, inquiète, mais néanmoins animée d’espérance. Je crains les amalgames et ceux qui sauront utiliser cet événement pour attiser les peurs, les divisions, les haines. Je pense à mes compatriotes de confession ou de culture musulmane, dont beaucoup doivent redouter ces amalgames. Je pense à mon fils et au monde dans lequel il faut lui apprendre à grandir et à vivre.

J’espère que la communauté républicaine saura se rassembler, sans récupération, sans faux-semblants. Et qu’elle n’oubliera pas, le temps venu, de se demander quelle société peut engendrer de tels monstres.

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