De l’égalité des droits, des Fêtes de la Madelon et du football !

Avec Nicolas Gougain, de l'Inter-LGBT

Comme prévu, la journée de samedi fut très chargée. J’ai commencé par retrouver les militant-e-s de l’Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) qui organisaient une action, à Vincennes, pour l’égalité des droits. Ils n’avaient pas choisi notre circonscription par hasard : l’objectif était de faire connaître aux habitant-e-s les positions réactionnaires du député sortant. J’en ai bien sûr profité pour réaffirmer mon engagement en faveur de l’égalité des droits : droit au mariage et à l’adoption pour tous les couples, accès à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes, lutte contre l’homophobie par une campagne de sensibilisation à l’école. Il s’agit également de mettre la pression au nouveau président : l’extension du droit au mariage est une mesure à la fois symbolique et très importante, qui doit être adoptée sans délai.Vous pouvez regarder la vidéo de cette action réalisée par l’Inter-LGBT.

A Saint-Mandé, 2 juin 2012

Avec Jean-François Voguet, Jean-Philippe Gautrais et quelques copains du Front de gauche, je me suis ensuite rendue  à Saint-Mandé, pour soutenir la mobilisation des locataires contre la vente à la découpe de leur immeuble, rue de l’Alouette. C’était le 3ème rassemblement auquel je participais. J’en ai profité pour réaffirmer mon engagement à proposer et voter une loi, à l’Assemblée nationale, pour rendre illégales ces ventes à la découpe, réalisées dans un but uniquement spéculatif et au mépris des droits des personnes locataires. J’ai aussi redit aux locataires que mon soutien leur est acquis, avant et après les élections : c’est leur mobilisation qui est la clef de la victoire, en tant qu’élu-e-s et personnalités politiques, nous sommes là pour lui donner un écho.

Le chariot du Front de gauche

Le reste de mon week-end fut largement consacré aux fêtes de la Madelon, à Fontenay : chaque année, c’est l’occasion de rencontrer des centaines de personnes dans une ambiance détendue, ainsi que les militant-e-s et les bénévoles investi-e-s dans la vie associative. Avec le Maire, nous avons également salué les agents des services municipaux largement mobilisés pour la réussite de ce week-end. A quelques jours des élections, ces Fêtes prenaient bien sûr une dimension particulière : j’ai apprécié les nombreux témoignages d’encouragement reçus. Certain-e-s candidat-e-s ont cru bon de faire le tour des stands avec leurs tracts. Au Front de gauche, nous avions préféré stationner notre chariot bariolé au cœur du village des associations : des centaines de programmes ont ainsi été distribués dans le week-end, ainsi que les invitations au meeting du 5 juin, qui se tiendra aussi dans le parc de la mairie.

Dimanche après-midi, j’ai également fait un crochet par le stade Coubertin, où l’équipe seniors de l’ASVF (le club de football de Val de Fontenay) jouait la montée en première division départementale. L’année prochaine, les deux clubs de la ville joueront donc dans la même division (mais pas forcément dans la même poule). A quand un seul club fontenaysien pour espérer jouer au moins au niveau de Vincennes, qui évolue en PH ? Je pense que ce serait un beau projet, à condition de respecter l’histoire et les atouts de chacun des deux clubs…

La dernière ligne droite et le goût de la victoire

Au RER de Vincennes

Aujourd’hui, ce fut une journée consacrée à la diffusion de notre document-programme, qui comprend aussi le nom des 1000 premières personnes soutenant publiquement notre candidature et les témoignages de quelques unes d’entre elles. J’étais ce midi au lycée Pablo Picasso avec les jeunes communistes de la ville puis, en fin d’après-midi, à la sortie de l’école Henri Wallon, au cœur des Larris.  Ensuite, j’ai pris la direction du RER de Vincennes où nous avons distribué, en moins d’une heure, notre paquet de 1000 programmes. Une journaliste de L’Humanité m’accompagnait pour un article à paraître la semaine prochaine : L’Huma fait une série sur les circonscriptions où le Front de gauche a de bonnes chances de figurer au second tour. Acceptons-en l’augure !

Fête des Voisins à Jean Zay

En début de soirée, j’ai fait le tour des quelques fêtes de voisins, organisées dans les quartiers de Fontenay, notamment à Jean Zay et à la Redoute. Cette année, la date, fixée nationalement, ne tombait pas très bien puisqu’elle coïncidait avec le lancement des Fêtes de la Madelon, qui restent un grand rendez-vous populaire de la ville.

Avant d’y filer, justement, j’ai participé à la réception donnée en l’honneur des jeunes karatékas de Fontenay, qui se sont illustrés par leurs performances cette année, avec plusieurs podiums au championnat de France dans les catégories jeunes. L’espace d’un instant, je suis revenue quelques années en arrière quand j’étais à leur place, jeune athlète mise à l’honneur par mon club. Je me souviens, en particulier, d’une cérémonie à laquelle avait participé Michel Jazy, président d’honneur du CA Montreuil – « mon » club, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler sur ce blog. Michel Jazy : ce nom ne dit pas grand-chose aux jeunes de mon âge mais, moi, j’avais lu et relu son livre Mes victoires, mes défaites, ma vie que mon père m’avait passé, quand je m’étais prise de passion pour l’athlétisme. Ce soir-là, ses encouragements m’avaient rendu très fière et j’y ai repensé souvent, au cours des séances d’entraînement solitaires.

Après cet intermède sportif, cette journée bien remplie s’est donc terminée au stade le Tiec, où nous avons dansé aux rythmes de Zouk Machine. J’avoue que je ne connaissais que leur tube « Maldon » (vous savez « Balayer, astiquer… ») mais l’ambiance était très bonne : c’est le principal ! Dommage pour ceux (celles) qui ne  viennent que quelques minutes, le temps d’apparaître sur la photo…

Demain, le programme promet également d’être intense : à 9h30, je serai sur le marché Carnot de Vincennes à l’appel de l’Inter-LGBT, qui défend les droits des lesbiennes, gays, bis et trans et qui vient faire une action « coup de poing » contre notre député sortant, qui s’illustre par ses positions particulièrement réactionnaires sur le sujet. Ensuite, direction Saint-Mandé, pour une nouvelle manifestation de soutien aux « découpés » : le rendez-vous est à 11h, place du marché de l’Alouette. Après, je serai à la Fête de la Madelon : mes camarades ont fabriqué un char pour faire le tour de la fête, diffuser notre programme et inviter au meeting du 5 juin. Dans l’après-midi, je referai un crochet par Vincennes pour une grande diffusion rue du Midi.

En bonne coureuse de 800m, j’aime les dernières lignes droites… et j’ai le goût de la victoire !

Une soirée qui fait chaud au coeur !

Dans une campagne électorale (en tout cas, pour la petite expérience que j’en ai), on passe forcément par des petits moments de fatigue, quelques instants de doute… Et, puis, il y a des soirées comme celle de ce soir qui font chaud au cœur et qui donnent toute l’énergie nécessaire pour aller jusqu’au bout.

Ça a pourtant commencé avec les bouchons sur l’A86, pour rentrer du boulot… Et, puis, je suis enfin arrivée cité Pasteur. Hier soir, j’y étais déjà pour un voisins-voisines fort sympathique où nous avons parlé logement, emploi, sécurité… Ce soir, il y avait du porte-à-porte au programme. Mes camarades du Front de gauche ont déjà bien « labouré le terrain », comme on dit, et j’ai eu l’agréable surprise de constater que les habitants du quartier me connaissaient déjà bien.

Dans la cour de la cité Pasteur

A 19h, il était prévu un rassemblement dans la cour centrale de la cité. Des affichettes avaient été apposées dans tous les immeubles. Quand on organise ce genre de rassemblement, on ne sait jamais trop si les gens vont sortir. Nous nous sommes finalement retrouvés une trentaine. Et ce sont autant de gens qui ont signé l’appel pour nous soutenir publiquement (quand ce n’était pas déjà fait) et se sont engagés à parler de notre candidature autour d’eux. Malgré l’ambiance très chaleureuse, je n’ai pas pu rester aussi longtemps que j’aurais voulu avec ces gens dont les encouragements sincères m’ont beaucoup touchée.

Je devais filer pour un rendez-vous non moins sympathique, rue Jean Zay, chez mes amis Ruth et Elwin, qui organisaient un voisins-voisines à leur domicile. Ruth et Elwin sont à eux seuls un morceau de l’histoire de notre ville :  venus du Chili, il continuent ici le combat qu’ils avaient commencé là-bas et que la dictature avait tenté d’interrompre !

Ils gardent intacte leur conviction qu’il est possible de transformer la société pour la rendre plus juste et n’ont de cesse de faire partager cette conviction.  En portant dans cette élection les couleurs du Front de gauche, je suis fière de participer à ce combat avec eux. Dans chaque échange qu’offre ce type de rencontres, on affûte ses arguments, on développe de nouvelles idées… et ce sont autant de pierres  qu’on ajoute à notre édifice.

Vraiment, c’était une soirée qui fait chaud au cœur… En plus, notre clip de campagne est en train de faire le buzz : ce soir, il est à la une de Place au peuple, le site national du Front de gauche. Continuez de le faire tourner !

 

Pour l’éducation, on lâche rien !

Nuit des écoles à Edouard Vaillant

Mardi soir, je participais à la Nuit des écoles, organisée par la FCPE de l’école Edouard Vaillant. Ce fut une belle réussite ! Les parents, les enseignants et les élèves Édouard Vaillant étaient venus en nombre et on comptait également des parents venus d’autres écoles, notamment de l’école Dolto, où une belle mobilisation s’était également tenue il y a quelques semaines.

L’ambiance était chaleureuse et combative. « On lâchera rien » a dit la directrice de l’école. En effet, trois semaines après l’élection de François Hollande, qui a déclaré vouloir faire de l’éducation une de ses priorités, il est déjà temps de mettre le nouveau président à l’épreuve ! Dans notre ville, il faut que les quatre fermetures de classes annoncées au printemps soient annulées et que le RASED retrouve les moyens de fonctionner.

Pour la rentrée 2012, dans le pays, il est annoncé 5700 nouvelles suppressions de postes, alors que nous avions déjà déploré la perte de 3367 postes en 2011 dans l’école primaire. Quant aux RASED, en cinq ans, leurs effectifs ont été amputés d’un tiers !

L’Éducation nationale a subi un véritable massacre ! Et nous sommes désormais à la traîne parmi les pays occidentaux. Selon l’OCDE, que l’on ne peut soupçonner de connivence idéologique avec le Front de Gauche, avec 6 enseignants pour 100 écoliers, notre pays a d’ores et déjà un faible taux d’encadrement dans le premier degré, source du découragement des enseignants, notamment des plus jeunes mis en difficultés par des conditions de travail déplorables.

Nous refusons une éducation au rabais et les inégalités économiques et sociales qu’elle serait incapable de compenser. Avec le Front de gauche, nous affirmons que les enfants sont « tous capables » mais qu’ils ont besoin de moyens adaptés pour y arriver.

Redonner des moyens à l’école, c’est une première étape – et c’est la plus urgente : il faut une augmentation du nombre de postes d’enseignants et de personnels encadrants dans l’Education nationale. Mais il faut aussi repenser et reconstruire l’école de la République : on ne pourra se contenter d’aménager l’existant. Nous avons besoin d’une école qui permette à tous de réussir et de s’émanciper. Il faudra mettre en place une large réflexion pour bâtir cette école qui garantisse à tous l’accès à la culture, à la formation professionnelle et à la citoyenneté.

Jeunesse et quartiers populaires : synthèse de l’atelier

Cet atelier législatif s’est tenu le 25 mai à Fontenay-sous-Bois.

Dans le document-programme, les propositions suivantes ont été mises en avant concernant la jeunesse :

  • Instauration d’une allocation d’études et d’autonomie universelle
  • Création de centres de santé sur les lieux d’études
  • Adoption d’une loi-cadre limitant le recours à l’emploi précaire : majoration de 10% des cotisations sociales payées par l’employeur s’il utilise plus de 20% de contrats précaires
  • Rémunération minimale des stagiaires et des apprentis à 80% du SMI

Synthèse de l’atelier (rédigée par Tanguy Teyssier)

L'atelier au travail

En introduction, ont été rappelés les aspects du programme du Front de Gauche qui touchent la jeunesse ; on peut citer par exemple :

- L’effort très important par rapport à la place de l’éducation et de la recherche-développement dans la société que nous souhaitons construire (scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, validation des années d’études dans les conventions collectives, nouveau statut pour les chercheurs et fin de la précarité de certains d’entre-eux, augmentation de leurs budgets respectifs, réaffirmation des RASED…).

- L’effort pour l’accès de tous au sport (hausse des heures d’EPS dans les écoles…)

- L’effort dans l’accès à la formation.

- Une nouvelle conception de l’université en France avec en priorité l’abrogation de la loi LRU.

- L’affirmation que la culture doit être un enjeu national et davantage soutenu (une partie des jeunes sont touchés par la réforme du statut des intermittents du spectacle).

- Une lutte massive dans notre programme contre la précarisation et notre volonté de donner davantage d’autonomie aux jeunes par les moyens suivants :

# un système d’allocation étudiante

# comptabiliser les années de formation pour la retraite

# normaliser les CDI

# des quotas maximums pour les contrats intérimaires

- Cette lutte s’accompagne d’une volonté de réformer le statut des stagiaires par la revalorisation du salaire, un délais de carence entre 2 stages, un quota par entreprise, un temps de stage de 6 mois maximum dans les entreprises (beaucoup en profitent).

Ainsi, dès le début du débat, Jean-Philippe note que le thème de la jeunesse est transversal. L’exemple de l’autonomie est intéressant, car elle touche les revenus, le milieu social, les discriminations…

=> Il s’agirait pour le FG de rendre leurs droits aux jeunes touchés par des problèmes de logement (la colocation est devenue une norme, les jeunes vivent chez leurs parents), le manque de soins…

Un dessin de Charb

=> Il s’agit de garantir une autonomie réelle, les accompagner vers l’emploi et la formation, sécuriser l’apprentissage avec une rémunération minimum et décente. Or, l’autonomie financière des étudiants est loin d’être acquise. Julie parle du prix des études et des livres (les filières d’excellence sont discriminatoires), Joanna puis Assia ont évoqué aussi le problème de la prostitution des jeunes étudiantes. Les difficultés provoquent parfois ainsi des formes de marginalisation. Un jeune sur 5 vit sous le seuil de pauvreté.

=> La question de la formation des jeunes est aussi centrale, car elle a une responsabilité sociale en plus d’avoir une responsabilité économique (Bernard). Il rappelle que les jeunes sont porteurs de richesse, que la richesse créé de l’emploi notamment dans les quartiers. Il nous donne l’exemple d’une régie de quartier. Ce n’est que en améliorant le niveau d’études des jeunes et leur formation que nous pourrons faire baisser la délinquance (Tanguy). La violence se nourrit bien évidemment d’elle-même (Julie).

Le problème de la santé des étudiants a été abordé par plusieurs intervenants. Or, les moins de 25 ans sont près de 15,5 millions en France et il y a 820.000 naissances par an. C’est donc un problème majeur et national.

Tous les participants sont d’accord : il s’agit d’avoir une stratégie offensive par la remise en cause de l’autonomie des universités (Nora rappelle que seul le FG porte ce projet) pour ne jamais arriver aux dérives libérales que connaît actuellement le Québec (Françoise). Nous refusons la marchandisation de l’éducation. Ces dérives ont été malheureusement visibles dans le Chili de la dictature des années 1970 (Myriam).

=> L’éducation est ainsi une priorité dans les propositions de F. Hollande : il faut utiliser cette ouverture pour pousser nos revendications.

=> Joanna propose de développer l’idée des universités populaires (M. Onfray)

=> Il faudrait ainsi que l’Etat considère l’éducation sur du long terme, dans le sens d’une planification économique (Manuel).

La question des quartiers populaires a clôturé le débat. Nora a fait part de son souhait que l’atelier examine les propositions que le collectif AC LEFEU a soumises aux candidats à l’élection présidentielle.

Les enfants des classes populaires sont sous représentés dans les grandes écoles (Nora), les discriminations sont ainsi fortes (Jean-Philippe). Ils sont plus ou moins exclus du système éducatif français (Michèle). Les quartiers populaires ont toujours été perçus comme des classes dangereuses, la mixité est insuffisante, les « ghettos » existent. Il faut dont refaire du lien, rompre avec cela grâce au FG (Michèle).

  • La question de l’exclusion des quartiers est aussi celle de la jeunesse. Même si cela a toujours été le cas (Tanguy), les jeunes font peur (Marc, Michèle) alors qu’ils nous font avancer ; le problème du trafic de drogue (deal) est rapidement évoqué. Celui-ci est évidemment une réalité, il faut en avoir conscience et ne pas le minorer (Joanna, Michèle…). Plus généralement, ce problème est lié à une économie parallèle qui se nourrit de la paupérisation de ces quartiers. Il s’agit donc de comprendre la jeunesse au lieu de l’exclure.
  • Enfin, Joanna évoque le problème de l’enclavement des quartiers populaires et des banlieues. Il n’y a pas assez de lieux de sortie : il faut occuper davantage l’espace public. La banlieue doit être un lieu de rencontre, de danse. Il ne faut pas avoir peur de l’Autre, sortir des fantasmes. Ces quartiers ne doivent pas seulement être des lieux d’habitations mais surtout des lieux de vie.
  • En conclusion, Nora affirme qu’il faut porter tout ces projets. Le « droit à la ville » doit brasser ces différents projets et propositions, effacer la stratégie d’abandon des quartiers populaires en augmentant les moyens d’une police de meilleur qualité, stopper les discriminations et inégalités qui touchent les habitants, notamment les jeunes, de ces quartiers.

« La Ville pour tous » : synthèse de l’atelier législatif

L’atelier législatif « La Ville pour tous » a permis de discuter des mesures proposées par le Front de gauche. Les participants ont mis en avant les mesures suivantes :

LOGEMENT

  •  Abrogation de la loi Boutin : suppression des surloyers et hausse des plafonds pour accéder au logement social
  • Construction de logements sociaux de Haute Qualité environnementale : rattraper le retard, 3300 logements à Vincennes et plus de 1000 à Saint Mandé
  • Inéligibilité des maires ne respectant pas la loi SRU.
  • Stopper la spéculation foncière : interdiction des ventes à la découpe et réquisition des logements vides, propriété d’une banque

TRANSPORTS PUBLICS

  • Augmenter la contribution des entreprises afin de financer les projets de transports, notamment la prolongation de la ligne 1 du Métro jusqu’à Val de Fontenay et la réhabilitation de la ligne A du RER
  • Développement de mesures incitatives au co-voiturage (parking adapté, gare multimodale, espace de co-voiturage…)
  • Urgence environnement : aller vers la gratuité des transports publics

 

 

Atelier Education : synthèse

Nuit des écoles à l'école Edouard Vaillant - 29 mai 2012

Les ateliers participatifs ont permis une discussion approfondie sur un sujet majeur, l’éducation. Voici les propositions qui ont été mises en avant dans la discussion.

  • Création d’un service public de la petite enfance (annulation des jardins d’éveil)
  • Annulation des fermetures de classes et rétablissement des postes spécialisés RASED
  • Remise en route de la formation des enseignants
  • Suppression du fichage des élèves (Base Élèves..)
  • Abrogation de la loi LRU sur l’autonomie des universités
  • Financement de la recherche publique
  • Tenue d’une Conférence nationale décentralisée sur l’éducation
  • École accessible dès deux ans

Synthèse complète de l’atelier (rédigée par Anaïs Dignac et Cécile Quinson)

Alors que François Hollande a réaffirmé dans son discours d’investiture que la jeunesse serait l’une des priorités de son mandat, donnons-nous les moyens d’aller jusqu’au bout de cette logique en menant une réflexion profonde et globale sur l’éducation et en affirmant la position du Front de gauche dans ce domaine, différente de la ligne défendue par le PS.

L’éducation a pour but de faire progresser l’humain. C’est bien le cœur du programme du Front de gauche. Pour cela, l’ambition de l’Education nationale n’est-elle pas supérieure à la simple acquisition des savoirs ? Le véritable enjeu est bel et bien de former les futurs citoyens. Rien n’est plus dramatique que l’échec scolaire, dont les conséquences néfastes nous touchent tous : l’élève, sa famille, la société dans son ensemble.

Construire l'école de la réussite pour tous

L’EN a également vocation à s’adresser à tous les enfants (d’où l’importance des RASED). Il n’existe pas d’élève qui ne s’intéresse pas à l’école, mais bien une école qui ne s’intéresse pas à tous les élèves. Alors que c’est aujourd’hui le chef d’établissement ou IEN qui se situe au cœur de l’enseignement, l’élève doit regagner cette place.

Malgré tout, nous sommes conscients que la qualité de l’enseignement dépend également de l’amélioration des conditions de vie d’une grande partie de la population. Sans cette dernière, l’école continuera d’être accusée de tous les maux, maux auxquels elle ne peut pas répondre.

La nécessité de réfléchir sur la nature même de l’Éducation que nous voulons pour nos enfants :

Il s’agit d’abord de se demander quelle école nous souhaitons, puis de s’intéresser aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre nos objectifs. Les questions quantitatives viennent après celle, fondamentale, sur la nature même de l’école. Nous voulons plus d’enseignants, mais quels enseignants ? Avec quelle formation ?

Il semble urgent de réaffirmer l’importance des enseignements des classes maternelles et élémentaires comme constituant le socle de l’enseignement de chaque élève. Les difficultés accumulées à ce niveau sont par la suite difficiles à rattraper, principalement pour les élèves issus des milieux populaires, où les parents n’ont souvent pas les moyens (financiers et culturels) d’apporter l’aide nécessaire.

Dans la discussion, est soulignés la nécessité de mettre en place une Conférence nationale sur l’éducation pour réfléchir à la fois sur les aspects qualitatifs et quantitatifs. Cette conférence aurait pour objectif de remettre l’école au cœur du socle républicain et de renouer le lien de confiance, aujourd’hui fortement fragilisé, surtout dans les couches populaires, l’école reproduisant les inégalités de naissance. Cependant, cette conférence ne doit en aucun cas provoquer un recul sur les acquis de l’école républicaine, bien au contraire. Nous devons nous en servir comme point d’appui à la construire d’une école démocratique.

Cette conférence, enfin, pourrait servir de préparation à la création d’un observatoire des inégalités au sein de l’école qui siégerait de façon permanente et regrouperait des parents, des élus, des chercheurs, des enseignants,…). L’organisation de cette conférence qui serait délocalisée.

Émerge également l’idée selon laquelle l’école devrait diminuer sa dépendance vis-à-vis des collectivités territoriales sur lesquelles elle s’est appuyée de plus en plus ces dernières années.

Les évaluations qui ont cours depuis plusieurs années en CE1 et CM2 notamment se révèlent stigmatisantes et mettent en concurrence les enfants les uns avec les autres : elles vont à l’encontre de l’école que nous voulons construire.

Formation des enseignants : quelles pratiques avec les enfants ?

Un dessin de Charb

La question de la qualité de l’enseignement n’est pas uniquement une question de moyens mais également de contenus, de pratiques, de formation. Il faut repenser et relancer la formation des enseignants et la remettre en lien avec la recherche en pédagogie (aujourd’hui parfaitement inconnue des nouveaux enseignants).

Il s’agirait dès lors de réfléchir à une pédagogie qui tienne compte des différences entre les enfants et non pas à une pédagogie différenciée. Il faut également remettre la pratique au cœur de la formation des enseignants.

Plus que l’aide spécialisée en primaire, nous pourrions proposer une aide spécialisée tout au long de la scolarité, jusqu’à l’université.

Les enseignants ne sont pas les seuls adultes intervenant dans la vie des élèves : il semble nécessaire de travailler de façon cohérente avec tous les acteurs de l’école (parents, animateurs,…).

Une nécessaire augmentation des moyens :

Ecole en danger !

Bien sûr, les préoccupations principales des parents d’élèves restent, et c’est bien normal, les fermetures de classes, les enseignants non remplacés, les classes surchargées, les suppressions des postes de RASED, les programmes disproportionnés par rapport aux semaines de 4 jours (repenser les rythmes scolaires pour qu’ils respectent le rythme de développement de chaque enfant).

Il est vrai qu’en ces temps de crise, la question d’une augmentation des moyens mis à disposition de l’éducation ne plaît guère, mais la non-éducation coûte bien plus chère que l’éducation elle-même (en considérant le coût du chômage, des rattrapages de formation…). Il s’agit d’un investissement dans l’humain.

Il faut partir de quelle école nous voulons et ensuite poser la question des moyens qui vont avec.

 

Enseignement professionnel :

Nombreux sont les élèves qui choisissent cette voie par défaut. Cela pose la question de l’orientation des élèves se préparant à rentrer au lycée et met au jour le besoin d’augmenter le nombre de conseillers d’orientation.
Petite enfance :

Concerne-t-elle vraiment l’EN ? On ne gère pas de la même manière des enfants entre 6 mois et 2 ans. Aujourd’hui, 50% seulement des enfants bénéficient des structures collectives d’accueil.

Une école plus démocratique :

Le Front de gauche propose de créer un véritable statut du parent d’élève siégeant comme représentant dans les réunions de l’établissement. Il s’agit de faire rentrer la démocratie, au coeur de la VIe République portée par le programme du Front de gauche, au sein même de l’école.

Bien que la question de la place des parents soit essentielle, il ne faut pas perdre de vue que moins le niveau culturel des parents est élevé, moins ces derniers sont enclins à participer à la vie de l’établissement et à aller vers les professeurs. Il s’agit donc, une fois de plus, d’un facteur de reproduction des inégalités.

Non au fichage des élèves !

Alors que les choix scolaires dépendent aujourd’hui, pour beaucoup, des perspectives professionnelles, l’obligation de la scolarité jusqu’à 18 ans permettrait de faire retomber cette pression qui pèse sur les élèves. Cette obligation n’empêche pas, bien sûr, que la formation puisse être professionnelle.

Nous proposerons également la destruction des fichiers élèves existants et refuserons tout fichage des élèves.

Ce soir, je serai à la Nuit des écoles

Après deux semaines largement consacrées aux ateliers législatifs et un long week-end de Pentecôte qui nous a permis de peaufiner la rédaction de nos propositions pour la circonscription, nous attaquons à présent la dernière ligne droite de cette campagne aussi courte qu’enthousiasmante !

Pendant les quelques jours qui restent, jusqu’au premier tour, je vais lever un peu le pied du côté de mon activité professionnelle. J’ai fait le choix de ne pas demander de congé complet : c’est fatigant par moments car il faut jongler avec les emplois du temps et les sujets de préoccupation mais ça fait partie de mon équilibre…

Ce temps « libéré » va me permettre de multiplier les rencontres dans les quartiers : je ne vais pas me mettre au « stand-up » mais poursuivre notre travail de porte-à-porte, qui nous a déjà permis de recueillir plus de 1000 soutiens dans la circonscription et participer à des rencontres « voisins-voisines ». J’aime beaucoup ces rencontres à domicile, qui permettent d’échanger avec des gens qu’on ne voit pas dans les réunions publiques.

Bien sûr, la semaine se terminera avec les fêtes de la Madelon. Ce sera l’occasion de rencontrer des centaines de personnes et de diffuser notre document-programme. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler !

Ce soir, après un porte-à-porte dans mon quartier Jean Zay, je serai à l’école Edouard Vaillant pour la Nuit des écoles, organisée par les parents d’élèves de la FCPE, pour protester contre les fermetures de classes et les suppressions de postes au RASED et exiger des moyens pour l’école publique.