Après la campagne électorale, la vie… et l’engagement continuent !

Après le rythme effréné de la campagne électorale, je n’ai pas vraiment eu le temps de dire « ouf ». Du côté professionnel, je dois mettre les bouchées doubles pour m’occuper des dossiers quelque peu laissés en souffrance ces dernières semaines – et je sais qu’il en est de même pour plusieurs de mes camarades, candidat-e-s ou simples militant-e-s. Heureusement, j’ai bénéficié d’une attention bienveillante de mon employeur : ce n’est pas le cas partout et cela explique, d’ailleurs, que l’Assemblée nationale soit essentiellement « peuplée » de fonctionnaires, de « cumulards » ou de personnes exerçant une profession libérale. Le statut de l’élu-e (et du candidat) n’est pas le dernier chantier auquel doit s’attaquer la nouvelle majorité ! Il sera même le corollaire indispensable de la loi sur le non-cumul des mandats que nous attendons avec impatience.

Des participant-e-s à l'atelier de la Redoute

Du côté municipal, j’ai aussi à cœur de reprendre le fil des dossiers qui m’intéressent tout particulièrement. La mise en œuvre du Plan d’actions pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, que le Conseil municipal a adopté le 16 février dernier, sera la grande entreprise de l’année 2012-2013 pour ce qui concerne ma délégation. Cette semaine, j’ai aussi participé au premier atelier de concertation avec les habitant-e-s la Redoute sur le projet qui doit permettre de rénover et réhabiliter leur quartier. Nous sommes cette fois-ci entrés dans le vif du sujet car il est prévu que des travaux commencent dès l’automne afin, dans un premier temps, d’améliorer le quotidien : gestion des déchets, abord des immeubles, aménagement et utilisation des espaces verts… Les idées ont fusé et l’équipe d’urbanistes nous présentera les premiers fruits de sa réflexion lors du prochain atelier, le mardi 10 juillet.

Fête d'école à Edouard Vaillant

Enfin, les fêtes d’écoles ont été, comme chaque année, l’occasion de rencontrer beaucoup d’enseignants et de parents. En ce lendemain d’élection, personne ne perd le Nord ! A la rentrée, il faudra que le « changement » se voie : pour l’instant, sur les quatre classes fermées, seule une devrait rouvrir. Et nous n’avons pas de nouvelles non plus du poste de RASED.

Bien sûr, je garde aussi un peu de temps pour le Front de gauche car, comme nous aimons à le répéter, il est plus que temps de ne rien lâcher !

Fête du Front de gauche à Jean Zay

Le vendredi 22 juin, nous avions rendez-vous place du Bicentenaire dans le quartier Jean Zay, à Fontenay, pour un moment convivial après toutes ces semaines passées sur le terrain. Cette fête en plein air nous a donné envie de multiplier les rencontres dans l’espace public. En effet, des habitants du quartier sont passés, certains nous ont rejoints…Les beaux jours (on espère qu’ils s’installent enfin !) et la vente de la vignette pour la Fête de l’Humanité vont certainement nous donner des occasions de multiplier ce type de rendez-vous. On continue d’ailleurs avec le quartier Pasteur (où nous avons recueilli 33% des suffrages au premier tour !) dès mardi prochain.

Ce mercredi 27 juin, avant de prendre des congés, nous avions aussi rendez-vous pour la dernière assemblée citoyenne du Front de gauche. Cette réunion a été l’occasion d’une analyse de nos résultats, notamment pour essayer de comprendre la perte de voix, au niveau national, entre la présidentielle et la législative. Le calendrier électoral a bien sûr joué contre nous et nous avons pris la « vague rose » en pleine figure mais certain-e-s ont aussi pointé le manque de campagne nationale du Front de gauche, le profil des candidatures et la façon dont elles ont été construites, notre positionnement difficile à comprendre par rapport à la future majorité pour les électeurs qui voulaient confirmer le changement…

En tout cas, alors que les communistes ont décidé la semaine dernière de ne pas participer au Gouvernement et de poursuivre le Front de gauche, la décision est très claire pour tout le monde : on continue ! Cela suppose de réfléchir à notre fonctionnement : nos modes de décision, la place des organisations politiques et des citoyens, notre rapport à la majorité et au mouvement social… Pour alimenter la réflexion commune, des copains du collectif local se rendront au « remue-méninges » du Front de gauche qui aura lieu à Grenoble, les 25 et 26 août prochains et, à la rentrée, nous consacrerons une réunion de notre collectif à cette question.

Pour ma part, je pense que nous avons, à l’issue de cette longue séquence électorale, un formidable potentiel de construction et de mobilisation. Si le temps de l’analyse – et, quelquefois, des échanges un peu vifs – est important, il faut surtout nous tourner vers l’avenir. Dans l’action, dans nos quartiers populaires, à la sortie des écoles et des entreprises…, nous allons continuer d’apprendre à travailler et grandir ensemble.

Si les organisations politiques qui composent le Front de gauche gardent toute leur légitimité et leur utilité, ne retombons surtout pas dans une logique de « cartel ». Laissons place partout à celles et ceux qui nous ont rejoints dans cette campagne. Ecoutons leurs envies d’engagement, leur volonté de participer aux décisions. En tant que communiste, je souhaite, en tout cas, que le Parti auquel j’appartiens et ses militant-e-s mettent leurs moyens, leur expérience… à disposition pour construire un Front de gauche plus solide, plus mature, plus ouvert.

Maintenant, la gauche doit réussir !

J’adresse mes sincères félicitations à Laurence Abeille, élue députée de la 6ème circonscription du Val-de-Marne. Pour obtenir cette victoire, nette mais serrée (50,95% des voix), dans une circonscription où la droite n’avait jamais été battue, toutes les voix de la gauche ont été nécessaires.

Le très bon report des voix de gauche a montré une nouvelle fois, dans la circonscription et, surtout, à Fontenay-sous-Bois, l’attachement des électrices et des électeurs à l’union de la gauche. C’est bien sûr un enseignement important pour l’avenir, que nul ne devra oublier.

Composition de la nouvelle Assemblée nationale

A l’échelle nationale, François Hollande obtient, comme il l’avait souhaité et avec l’aide d’un calendrier et d’un mode de scrutin taillés pour cela, une très large « majorité présidentielle ». Les Français-e-s ont même choisi de donner la majorité absolue au Parti socialiste seul. Les écologistes, qui avaient passé un accord avec le PS avant l’élection présidentielle – ce qui a coûté très cher à leur candidate, Eva Joly, obtiennent un groupe à l’Assemblée nationale mais les socialistes pourront donc se passer de leurs voix pour voter les lois. Dans cette configuration, on observera avec attention l’influence que les écologistes – et, parmi eux, notre nouvelle députée – pourront avoir dans les choix de la majorité.

Au Front de gauche, les résultats ont un goût un peu amer. A la fin de cette séquence électorale, nous avons le sentiment du devoir accompli : nous avons largement participé à la défaite de Nicolas Sarkozy et à la victoire de la gauche. Nous sommes enfin parvenus à unir la gauche de transformation sociale mais notre courant d’idées se trouve sous-représenté à l’Assemblée nationale. Stratégie, construction des candidatures, mode de scrutin, abstention, aspirations de nos concitoyen-ne-s… : il faudra prendre en compte toutes ces données, et d’autres encore, pour produire une analyse objective et constructive de notre résultat, en prenant bien soin de préserver notre unité.

Pour l’heure, aujourd’hui et demain, les communistes doivent se prononcer sur leur participation au Gouvernement. Nous avions dit, en effet, que nous ferions notre choix après les élections législatives. Je crains que cette position n’ait pas été bien comprise, d’ailleurs. En procédant ainsi, il ne s’agissait pas de négocier le plus de places possible mais bien de voir si nous pourrions nous appuyer sur un rapport de forces suffisant pour porter, dans le Gouvernement, des mesures qui nous semblent indispensables pour réaliser de véritables changements. Pour ma part, j’estime donc que les conditions ne sont pas réunies pour décider d’une participation au Gouvernement.

L’urgence me semble aujourd’hui de poursuivre la construction de notre Front de gauche : un Front autonome, exigeant et constructif. Un Front qui ne soit pas donneur de leçons, mais qui soit un espace de révolte et de construction, qui agrège, en les respectant, différents modes d’engagement, pour donner de la voix aux aspirations populaires. Un Front qui pèse de tout son poids pour que la gauche réussisse et que nos vies changent vraiment.

Le 17 juin, nous appelons à battre la droite !

Vous trouverez ci-joint la déclaration que Jean-François Voguet et moi-même rendons publique pour le 2ème tour de l’élection législative, qui aura lieu ce dimanche 17 juin.

Nous remercions les 5592 électrices et électeurs de la circonscription qui ont porté leurs suffrages sur notre candidature. Ce résultat confirme la dynamique et l’implantation du Front de gauche qui progresse en voix et/ou en pourcentage par rapport aux législatives de 2007 et à la présidentielle : nous sommes fiers du travail accompli sur le terrain, qui comptera pour l’avenir.

Le 6 mai, les 4 millions d’électeurs du Front de Gauche ont contribué de façon décisive à la défaite de Nicolas Sarkozy et à l’élection de François Hollande. Dimanche prochain, les voix du Front de gauche seront de nouveau indispensables pour faire élire de nombreux-ses député-e-s de gauche à l’Assemblée nationale.

Nous regrettons que le mode de scrutin actuel, ainsi que le calendrier électoral, favorisent le bipartisme et l’alternance au détriment d’un véritable débat d’idées. Nous pensons que les priorités que le Front de gauche a défendues durant toute cette campagne, telles que le SMIC à 1700€, la retraite à 60 ans à taux plein pour tou-te-s, l’instauration d’une allocation d’étude et d’autonomie universelle, l’action pour construire une autre Europe, méritent d’être portées à l’Assemblée nationale. C’est même indispensable pour que la gauche réponde aux aspirations populaires et réussisse !

Pour l’heure, une volonté de changement s’est clairement exprimée dans notre pays, comme dans notre circonscription. On peut en finir avec la droite dans la 6e circonscription ! C’est pourquoi, en toute responsabilité, autonomes et vigilants, nous vous appelons à voter pour Laurence Abeille afin de battre la droite et son représentant, Patrick Beaudouin.

Et, dès le 18 juin, nous invitons toutes celles et tous ceux qui veulent agir pour changer vraiment la vie, à nous rejoindre pour continuer à faire grandir cette gauche de transformation sociale qu’incarne le Front de gauche.

5 592 électeurs et 12,20% : merci !

La Bastille, 18 mars 2012

Merci aux 5592 électrices et électeurs qui ont porté leurs suffrages sur notre candidature, soit 12,20% des suffrages exprimés, dans la 6ème circonscription du Val-de-Marne.

A Vincennes et Saint-Mandé, malgré nos efforts – et j’adresse un salut très chaleureux aux camarades et ami-e-s qui n’ont pas ménagé leur temps et leur énergie sur ce terrain, il reste du travail pour faire vivre une gauche de transformation sociale. Mais le travail déjà effectué n’est pas perdu et une fois que la vague rose aura reflué, nous serons là pour en récolter les premiers fruits et planter d’autres graines.

A Fontenay-sous-Bois, dans un contexte difficile au plan national, nous confirmons l’implantation du Front de gauche (24,7% des suffrages exprimés). J’y vois la reconnaissance de l’action menée au niveau municipal mais aussi le résultat de la campagne de proximité que nous avons menée et de la construction que nous avons proposée.

Ces premières analyses restent bien sûr à affiner mais je me risque néanmoins à livrer quelques éléments de réflexion.

Au regard de ce qui s’est passé partout dans le pays, il est clair que nous n’avons pas suffisamment convaincu sur la nécessité d’avoir des député-e-s du Front de gauche à l’Assemblée nationale. Le soulagement lié au départ de Nicolas Sarkozy, la méconnaissance des enjeux liés aux élections législatives et la relative bonne entrée en matière du Gouvernement ont peut-être fait oublier les idées que nous avions pourtant le sentiment d’avoir fait progresser au cours de cette longue séquence électorale. Je pense également que la candidature de Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont, pour courageuse et digne qu’elle ait été, nous a privé de son apport dans une dynamique nationale qui ne se résume pas au combat contre le Front national.

L’abstention, importante dans les quartiers populaires mais aussi dans les quartiers beaucoup plus bourgeois, comme on l’a vu dans notre circonscription, témoignent d’institutions arrivées en bout de course. Qu’on imagine un instant ce que donneraient des élections législatives organisées avant l’élection présidentielle !

La 6ème République, vite !

Si le calendrier était ainsi inversé, et à condition que notre République s’en donne les moyens – ce qui suppose sans doute de revoir le mode d’élection des député-e-s -, les électeurs seraient appelés à se prononcer sur des choix de fond, sans pression du vote utile. L’organisation actuelle du calendrier sert le bipartisme; l’alternance et la personnalisation de la vie politique, au détriment du débat d’idées et du renouvellement du « personnel » politique. Mais au vu des résultats enregistrés ce dimanche, il ne faut sans doute pas compter sur le PS pour y revenir.

Bien sûr, on ne peut s’arrêter à cette explication liée aux institutions : l’abstention interroge également toutes celles et tous ceux, dont je fais partie, qui s’engagent en politique pour faire avancer les idées de solidarité et de justice sociale, l’exigence d’un autre partage des richesses pour vivre mieux. Les plus belles idées du monde ne suffisent pas, si elles ne sont pas portées par un mouvement populaire qui leur donne force et légitimité. L’abstention nous oblige à revoir nos pratiques politiques, à faire place à des formes d’engagement différentes, à nous laisser bousculer…  sans pour autant conclure qu’il y a tout à jeter dans nos façons de faire actuelles : les résultats à Fontenay démontrent le contraire.

Pour l’heure, nous nous retrouvons dans la situation où les résultats honorables, voire bons, du Front de gauche vont contribuer de façon déterminante à l’élection de député-e-s qui auront la majorité absolue sans nous. Quid du SMIC à 1700€, de la retraite à 60 ans à taux plein pour tou-te-s, de l’allocation d’étude et d’autonomie universelle, du droit au logement pour tou-te-s ? Quid du refus de « l’austérité juste », de l’action pour construire une autre Europe ?

Voilà le programme !

Si l’objectif de battre la droite continue de fonder mon engagement, il ne va pas sans la deuxième partie de notre proposition qui est de « changer vraiment ». Pour cela, il me semble plus que jamais nécessaire de faire grandir et mûrir notre Front de gauche.

Alors, on prend un peu de repos et on s’y remet ?!

 

Ensemble, nous avons beaucoup marché… dimanche, votons !

Notre marche au départ du RER

Ce soir, nous achevions donc notre campagne officielle… jusqu’au premier tour de l’élection législative. Et on n’aurait pas pu souhaiter mieux comme final : quel meilleur condensé de notre campagne que cette marche dans les rues de Vincennes, du RER à la mairie ! J’ai aimé notre air fier et déterminé et dans ces quelques cent visages présents ce soir, j’ai revu tous ceux avec lesquels nous avons marché depuis des mois.

De l’inauguration de la place du logement social à Vincennes début février à la Fête du Front de gauche, à l’école Michelet, au mois d’avril en passant par la (re)prise de la Bastille, le 18 mars, nous avons su mettre l’enthousiasme et le bonheur d’être ensemble au cœur de la politique.

Si nous voulons bien donner encore de notre temps et de notre capacité d’action – et, pour ma part, j’y suis bien sûr résolue – la dynamique du Front de gauche ne s’arrêtera pas avec cette « séquence » électorale. Pour l’heure, elle peut nous permettre de créer la surprise dimanche soir… Surprise, en tout cas, pour celles et ceux qui ont voulu réduire le Front de gauche au talent d’un « tribun » quand nous sommes en réalité poussé-e-s par l’absolue conviction qu’il est possible de vivre autrement, pour vivre tou-te-s mieux.

Dans la rue du Midi

Il faut croire pour voir, nous disait le chanteur des Quilapayun mercredi soir. A quelques heures du scrutin, je crois pouvoir dire que, dans cette campagne, nous n’avons ménagé aucune force pour faire exister une gauche populaire et citoyenne et porter nos colères, nos espoirs, nos rêves jusqu’à l’Assemblée nationale.

Il ne me reste donc plus qu’à vous inviter à faire, dimanche, le choix de cette gauche-là : pour battre la droite, changer vraiment et réussir à gauche !

 

 

 

« La beauté qui s’offre entre un rêve et une catastrophe »

« Diez miradas/para ver la belleza que se presenta/entre un sueño y una catástrofe » (« Dix regards/pour contempler la beauté qui s’offre/entre un rêve et une catastrophe »).

Guillatun en concert à la salle Jacques Brel

Mercredi soir, à Fontenay, j’ai partagé avec beaucoup d’autres un grand et beau moment d’émotion, grâce à mes amis Myriam et Manuel Jarpa et à leur association des anciens réfugiés politiques chiliens de France. Afin de récolter des fonds pour construire un mémorial en l’honneur des milliers de militants assassinés, disparus, torturés ou exilés, qui sera inauguré le 11 septembre 1973 (40 ans après le coup d’État au Chili), ils organisaient un concert avec le groupe Guillatun (composé d’anciens membres des mythiques Quilapayun). C’était un moment un peu hors du temps dans la campagne et qui, en même temps, donne l’envie de lutter pour que la vie soit belle.

Ce concert fut aussi l’occasion de rappeler, par la voix de Jean-François Voguet, une des plus belles pages de l’histoire de la ville, quand Fontenay accueillit à bras ouverts celles et ceux qui avaient dû quitter leur pays, pour fuir la dictature et qui sont depuis devenu-e-s partie intégrante de l’identité de la ville, lui donnant même un supplément d’âme.

Ce jeudi, j’ai participé au repas des retraités délocalisé, comme chaque année, à l’abbaye de Cercanceaux. J’y ai reçu beaucoup de messages d’encouragement pour dimanche, ce qui fait toujours chaud au cœur et m’a donné de l’entrain pour rejoindre Fontenay pour un dernier porte-à-porte, avant le premier tour, dans mon quartier.

Demain, nous serons présents devant toutes les écoles de Vincennes, à 9h ou à 16h30, avant de défiler, le soir, du RER de Vincennes jusqu’à la place de l’Hôtel de ville, en musique et dans la bonne humeur !

 

Ma réponse à l’Union locale des retraités de la CFDT : transport, logement, retraite, autonomie…

J’ai été sollicitée par l’Union locale des retraités CFDT de Fontenay, Vincennes et Saint-Mandé, à propos de la perte d’autonomie, de la pénurie de médecins dans certains territoires, des transports en commun, du logement et de la situation financière des retraités. Vous trouverez ci-dessous la réponse que je leur ai adressée.

Sur le transport et le logement :

Elue  députée,  je  me  battrai  à  l’Assemblée  nationale  pour  la  mise  en  place  d’un  Pôle national des transports publics favorisant  le développement des transports collectifs et  leur  accès  par  toutes  et  tous.  C’est  la  seule  solution  pour  permettre  de  rendre  le transport accessible en coût et en moyens à  tous  les retraités. Seule  la puissance publique peut nous permettre d’offrir à chacun la possibilité de se déplacer sans entrave physique ou financière en développant, par exemple, des moyens de  transports adaptés aux horaires et aux  conditions  de  transport  des  retraités.  Je me  battrai  pour  la  gratuité  des  transports publics de proximité.

Sur le logement, le fil conducteur de mon action sera de faire de la ville un espace commun du  bien  vivre  ensemble  dans  lequel  chacun  et  chacune  peut  accomplir  ses  projets personnels,  familiaux ou sociaux grâce à  l’organisation partagée des espaces de vie. Cela passe  par  la  construction  d’un  service  public  national  et  décentralisé  du  logement, dans lequel le patrimoine locatif public jouera un rôle majeur. Je voterai, si je suis élue députée,  l’encadrement et  le blocage des  loyers. Je me prononcerai pour  l’abrogation de  la loi Boutin, qui a instauré des surloyers iniques et exclut de l’accès au logement social 10 % des familles environ en abaissant les plafonds de ressources.

Je participerai au travail législatif qui permettra d’adapter l’offre de logements aux besoins de chacun en fonction des étapes de nos vies. Nous n’avons pas les mêmes besoins à 20 ans,

50 ans ou 80 ans et tout le monde ne souhaite pas ou ne veut pas devenir propriétaire. Seul le  parc  locatif  public,  à  condition  qu’il  retrouve  les  ressources  dont  l’Etat  l’a  privé,  permet d’offrir un parcours résidentiel qui s’adapte à  l’évolution des besoins des personnes, en termes de composition familiale, de ressources et d’autonomie.

 

Enfin,  je  m’engage  à  soutenir  tout  travail  législatif  qui  permettra  de  diminuer  le  coût  de l’accueil dans des établissements spécialisés pour nos anciens  tout en veillant par  l’action règlementaire au qualité d’accueil et de respect des personnes dans ces établissements.

 

Sur la situation financière des retraité-e-s :

Élue députée,  je me battrai pour rétablir  le droit à  la retraite à 60 ans à taux plein sur  la base de 75 % du salaire de référence pour toutes et tous, avec la prise en compte de la pénibilité de professions particulières donnant droit à des départs anticipés. Aucun  retraité ne devra toucher de pension inférieure au SMIC et cette mesure sera rétroactive.

Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires. Je  lutterai pour qu’aucun recours à  la  fiscalisation des retraites ou de  la protection sociale ne  soit opéré pour  leur  financement. Enfin,  si  je  suis élue députée,  je m’engage à voter toutes les lois qui permettront d’indexer les retraites sur l’évolution du coût de la vie.

 

Sur l’autonomie :

Comme  tous  les  candidats  du  Front  de  gauche  à  cette  élection  législative,  je  porte  notre programme intitulé « L’humain d’abord ». C’est pourquoi, si je suis élue, je m’engage à faire de  la  protection  sociale  un  bien  commun  et  un  droit  de  base  pour  tous  en  renforçant  le principe de solidarité entre  les générations. La perte d’autonomie  (que  la droite nomme « dépendance  »)  sera couverte dans  le  cadre de  la protection  sociale,  sans  recours aux  assureurs privés. Pour  assurer  cette  solidarité  entre  les générations,  je m’engage à favoriser,  au  niveau  départemental,  la  création  de  pôles  publics  de  «  l’autonomie  »  qui permettront, en étant au plus près des populations, de  répondre au besoin de nos anciens qui sont confrontés à des pertes d’autonomie.

 

Sur la médecine et la santé :

Face à  l’augmentation des déserts médicaux ou  face à  l’augmentation des dépassements d’honoraires  qui  produisent  une  médecine  à  deux  vitesses  -  celle de ceux  qui  peuvent encore  payer  pour  se  soigner  et  celle  des  autres  -  je  m’engage,  si  je  suis  élue, à reconstruire  et  développer  un  service  public  de  santé  basé  sur  la  proximité et la qualité des soins avec les personnels, les élus et les citoyens.

Je me  battrai  pour  assurer  le  développement  des  centres  de  santé,  comme  il  en  existe  à Fontenay-sous-Bois, dans  le  respect de  leur  vocation  initiale d’accès aux  soins pour  tous.

Pour  faire  face  à  la  pénurie  des médecins  généralistes  et  de  certaines  spécialités,  je me battrai  à  l’Assemblée  nationale  pour  que  le  nombre  d’étudiants  à  l’entrée  des  études de médecine soit augmenté de manière significative dans  la perspective de  la suppression du numerus  clausus.  Je  contribuerai,  par  le  travail  législatif,  à  remettre  en  cause  les dépassements  d’honoraires  et  à  créer  de  vraies  incitations  à  l’installation  (financières, techniques, d’aide à l’installation ou à l’équipement, etc.) pour en finir avec la désertification médicale.

Élue  députée  de  la  6ème  circonscription,  je me donnerai  comme  objectif,  tout  au  long  de mon mandat, de sortir la médecine et la santé des règles du marché. La santé n’est pas un bien marchand :  elle  droit  être  régulée  par  d’autres  règles  que  celles  de  l’offre.  En effet, c’est bien la pénurie de l’offre de santé, en partie organisée autour du numerus clausus qui permet à des médecins d’oublier leur serment d’Hippocrate en pratiquant allègrement des dépassements d’honoraires scandaleux qui privent de l’accès aux soins les plus  faibles d’entre nous.

Enfin,  si  je  suis  élue,  je me  battrai  pour  le  remboursement  à  100 %  des  dépenses  de santé (y compris pour les soins dentaires et les lunettes).

Ma réponse à l’association Jumeaux et plus : petite enfance et santé

J’ai été sollicitée par l’Association Jumeaux et plus, qui agit pour que soient reconnus les spécificités et les besoins des familles comptant des jumeaux, des triplés ou plus : cela me permet de réaffirmer mes engagements en matière de petite enfance et de santé.

Je suis partisane d’une politique publique ambitieuse pour la petite enfance car cela constitue un investissement pour l’avenir. Si je suis élue députée, je défendrai une politique de la petite enfance qui permettra à toutes les familles, qui le souhaitent, d’accéder, pour leur enfant, à un mode d’accueil de qualité et à l’école maternelle, dès 2 ans.

Je le  fais en tant que féministe convaincue car c’est  la première condition pour assurer le droit au travail des femmes mais je le fais aussi avec la volonté de pouvoir offrir à chaque famille le choix de son mode de garde, ce qui n’est plus aujourd’hui le cas pour de nombreuses familles.

En effet, depuis plus de 10 ans, les  mesures et les projets gouvernementaux concernant les modes d’’accueil et l’école maternelle convergent, en dépit des annonces ministérielles, vers une dégradation des dispositifs existants, au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants. Cela s’est traduit notamment par :

  • le projet de diminuer la proportion des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, puéricultrices et auxiliaires de puériculture) dans les établissements et services d’accueil des jeunes enfants (crèches, multi-accueils…) ;
  • l’extension des capacités maximales d’accueil des assistantes maternelles de trois à quatre enfants et la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement ;
  • la perte de 68 000 places depuis 2000 pour cette tranche d’âge en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants.

Tout cela constitue une atteinte inadmissible à la qualité d’accueil des enfants. Cela accentue le coût financier pour les familles de la prise en charge de la petite enfance. D’une façon générale, la situation actuelle prive  plus de la moitié des familles de tout véritable choix, ce qui conduit de nombreuses femmes à adopter une solution contrainte de retrait du marché du travail.

Les familles     accueillant des naissances multiples se voient donc, du fait de cette situation générale, confrontées à une double peine : celle de devoir, comme chacune des familles, se débrouiller face à une politique de l’offre de services de la petite enfance qui organise la pénurie pour mieux satisfaire les appétits privés et le faire, non pas pour un enfant, mais pour plusieurs. Ce qui relève alors du parcours du combattant pour chaque parent peut devenir une mission impossible pour les familles de multiples.

Cette dégradation des conditions d’accueil ou de scolarisation des jeunes enfants est inacceptable mais elle n’est pas inéluctable. L’exigence de qualité pour l’accueil des jeunes enfants est légitime et indispensable pour promouvoir leur développement et leur bien-être et répondre aux attentes de leurs familles. C’est pourquoi, si je suis élue députée, je me battrai pour la reconnaissance de la spécificité des besoins de garde et d’éducation des enfants de moins de 3 ans.

Cela passe par le respect d’un taux d’encadrement d’au moins un adulte pour 5 enfants, qui ne marchent pas, puis d’un pour 8 enfants qui marchent en établissement d’accueil. En maternelle, je me battrais pour la présence d’un enseignant et d’un ATSEM à temps plein pour 15 enfants.

Par mon travail législatif, je ferai en sorte que l’école maternelle ne serve pas de variable d’ajustement et soit, au contraire, dotée des moyens nécessaires pour que chaque famille qui le souhaite puisse scolariser son enfant entre deux et trois ans dans des conditions adaptées à cet âge d’entrée à l’école maternelle.

Je me battrai pour le renforcement et le développement des structures et des dispositifs, publics ou à but non lucratif, pour l’accès aux modes d’accueil et à l’école maternelle des jeunes enfants, en privilégiant la continuité de l’accueil (0-3 ans en établissement d’accueil, 2-6 ans en maternelle).

Si je suis élue députée, je soutiendrai tout au long de ma mandature les lois qui permettront l’abaissement du reste à charge financier pour les familles. Car c’est l’unique moyen d’offrir réellement aux familles le choix du mode d’accueil pour leur(s) enfant(s). Je ne perdrai pas de vue que le combat pour l’égalité entre les familles et entre les sexes passe nécessairement par la gratuité des modes d’accueil. Cela doit être l’objectif de toute politique publique ambitieuse en direction de la petite enfance.

Dans ce cadre général, j’apporterai évidemment un regard singulier sur la situation des familles de jumeaux, triplés ou plus qui sont confrontées à des difficultés spécifiques que vous évoquez dans votre courrier.

Je suis convaincue que les difficultés que les familles de multiples rencontrent ne pourront pas se résoudre dans le cadre d’un marché dérégulé de l’offre de service de la petite enfance mais bien uniquement dans le cadre d’une politique nationale qui fait du droit des femmes et du droit à l’éducation pour chaque enfant les piliers de toute politique de la petite enfance.

Cela passe évidemment par une reconnaissance des difficultés spécifiques liées aux grossesses multiples. Dans la même logique que ce que j’évoque pour la dégradation de l’offre en matière de petite enfance, la dégradation de notre système de santé public accroît les risques encourus par les femmes connaissant une grossesse multiple. Je pense notamment à la fermeture de nombreuses maternités sur notre territoire.

Les grossesses multiples appellent bien sûr des prises en charge particulières, de même qu’on doit porter une attention particulière aux familles de multiples. Mais je suis convaincue que la capacité à apporter des solutions aux problèmes spécifiques, que ces familles rencontrent, passe par une politique publique volontariste de santé et de la petite enfance à l’opposé de ce qui a été fait, pendant plus de dix ans, par les gouvernements de droite successifs. C’est l’insécurité sociale et économique qui crée, dans bien des cas, la fragilité psychologique que vous évoquez dans votre courrier. L’arrivée de plusieurs enfants en même temps, quand on en attendait un seul, est un bouleversement suffisant important pour qu’on n’y ajoute pas les préoccupations d’ordre matériel.

Si je suis élue députée sur la 6ème circonscription du Val-de-Marne, vous pourrez compter sur moi pour faire avancer la reconnaissance de la spécificité de la prise en charge des familles de jumeaux, triplés et plus dans la refonte des politiques publiques de santé et de la petite enfance que je souhaite initier à l’Assemblée nationale et dont je vous ai présenté les grandes lignes.

Meeting pluvieux, meeting heureux !

Un meeting en plein air

Nous avons cru pendant un moment que la pluie allait gâcher la fête mais, finalement, notre meeting en plein air fut une réussite. Vous trouverez dans le billet ci-dessous l’intervention que j’ai faite ainsi que quelques photos, prises par Nathalie Gautrais.

Cher-e-s ami-e-s,

Bonsoir à toutes et tous,

Bonsoir aux militants et aux amis, qui composent le Front de gauche, dans sa grande diversité. Bonsoir à mes ami-e-s élu-e-s. Bonsoir à toutes celles et tous ceux qui nous ont rejoints ce soir, qui savent l’importance de montrer notre détermination à quelques jours du premier tour de cette élection législative dans laquelle nous sommes engagés.

Christian Favier est venu nous apporter son soutien

Je remercie Christian Favier, sénateur et président du Conseil général du Val-de-Marne, d’être venu nous apporter son soutien. Comme vous vous en doutez, en cette période, il est très sollicité. A la tête de la majorité de gauche qu’il conduit, au Département, il montre ce qu’on peut faire quand on a la conviction chevillée au corps qu’une société plus juste et plus solidaire est possible. Et cela n’empêche pas, bien au contraire, que notre Département soit un des mieux gérés du pays !

Comme sénateur, Christian sait aussi l’importance d’avoir, au Parlement, une gauche qui puisse compter sur toutes ses couleurs et, même, qui tire vers le rouge plus que vers le rose pâle !

C’est tout l’enjeu de ces élections législatives. Nous sommes la force dont la gauche a besoin pour ne pas décevoir, pour réussir.

La défaite de Nicolas Sarkozy était une première étape, indispensable, pour retrouver un peu d’air. Avec les quatre millions d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon, nous sommes très fier-e-s d’y avoir contribué.

Mais nous avons toujours dit que l’alternance ne pourrait suffire.

Sans un changement radical de logique, qui reprenne le pouvoir aux marchés financiers et remette l’humain au centre de l’action publique, toute action est vouée à l’échec.

Michèle Le Gauyer, du Parti de gauche, nous a parlé d'écologie

Et, pour cela, il ne suffit pas d’aller parler de croissance dans un sommet du G8 comme François Hollande l’a fait quelques jours après son investiture ! On n’en a pas beaucoup parlé mais la déclaration finale de ce G8 est un appel à la « consolidation et [et à la] responsabilité budgétaire ».

La réduction de la dette publique ne peut pas être l’alpha et l’oméga d’un Gouvernement et d’une majorité de gauche !

Et ce n’est pas irresponsable de dire cela !

Être irresponsable, c’est penser qu’on peut vivre avec 1100€ par mois, le montant actuel du SMIC et croire qu’on peut se contenter de donner un coup de pouce au SMIC !

Être irresponsable, c’est constater son impuissance devant les usines qui ferment et les ouvriers que ça laisse dans la désespérance !

Être irresponsable, c’est laisser se développer un système éducatif qui reproduit les inégalités !

Être irresponsable, c’est penser qu’il est normal que les gens s’endettent sur 30 ans pour acheter un appartement à 50km de leur lieu de travail !

Être irresponsable, c’est laisser la finance gouverner nos vies, au profit d’une petite minorité !

Voilà autant de sujets sur lesquels la gauche doit se positionner clairement. Nous avons un choix à faire entre la social-démocratie, qui n’a plus de « social » que le nom et qui a échoué partout où elle était au pouvoir en Europe (de l’Espagne à la Grèce, en passant par la Grande-Bretagne) et une gauche courageuse, qui change vraiment la vie.

Une assemblée attentive

Le président actuel n’est pas notre ennemi : nous voulons simplement l’aider à se poser les bonnes questions. Nous voulons le tirer sur sa gauche. Nous serons présents dans la rue autant de fois que ce sera nécessaire pour rappeler cet aiguillon mais il nous faut aussi des relais à l’Assemblée nationale.

La question, c’est le partage des richesses. L’objectif, c’est de les partager autrement pour vivre mieux, pour vivre tous bien.

Nous voulons et nous pouvons avoir :

-          le SMIC à 1700€ bruts en début de législature, à 1700€ nets d’ici 2017 ;

-          la retraite à 60 ans à taux plein et pas de retraite en dessous du SMIC ;

-          une allocation universelle d’étude et d’autonomie pour les jeunes ;

-          des logements accessibles pour tou-te-s dans des quartiers mixtes et agréables ;

-          des visas sociaux et écologiques à nos frontières pour garder et développer des emplois de qualité sur notre territoire tout en agissant pour une mondialisation qui nivelle par le haut les conditions de vie et de travail des travailleurs du monde entier ;

C’est cela partager autrement les richesses !

Pour y arriver, il faut tout d’abord engager une grande réforme de la fiscalité.

Le barbecue a eu du succès

Nous avons également besoin de construire une autre Europe. Aujourd’hui, dans la continuité de notre « non » au traité constitutionnel européen, en 2005, nous sommes les seuls à gauche à le demander.

Mais cette contestation monte partout en Europe et nous espérons d’ailleurs la victoire de Syriza, en Grèce, l’équivalent de notre Front de gauche, dans 10 jours. Comme le dit Alexis Tsipras, son leader, Madame Merkel n’est pas propriétaire de l’Europe et nous n’avons pas à lui faire des courbettes !

Avec ces élections législatives, nous pouvons participer à un moment, à un mouvement historique.

Pour moi, être candidate, c’est donc marcher un peu devant mais poussée par tous les autres, qui forment ce mouvement.

C’est en tout cas ainsi que j’ai choisi d’être candidate :

Être candidate pour porter haut et fort les couleurs de notre Front, pour faire vivre l’espoir de ce véritable changement auquel nous croyons.

Être candidate, ce n’est donc surtout pas une aventure individuelle.

 

J'ai tenu à remercier toutes les personnes engagées dans cette belle campagne

C’est pourquoi je voudrais terminer par quelques mots de remerciement.

A vous toutes et tous, qui n’avez pas compté votre temps et votre énergie, je voudrais dire merci.

Merci d’avoir tenu les points fixes dans les quartiers, d’avoir distribué devant les métros et les RER, d’avoir assuré une présence enthousiaste et déterminée partout dans la circonscription.

Merci pour l’organisation des différentes initiatives qui demandent une logistique dont on ne mesure pas toujours l’importance.

Merci d’avoir préparé, organisé, synthétisé les discussions dans les ateliers législatifs. Nous nous étions fixé un programme ambitieux dans une campagne très courte et nous avons réussi à le tenir : organiser 4 ateliers, dans les 3 villes de la circonscription, pour discuter des propositions que nous allions porter dans cette campagne.

Merci à toutes celles et ceux qui ont participé à ces ateliers : vous en avez fait des moments d’échange, de réflexion, de construction partagée. C’est bien sûr une démarche et un travail que nous poursuivrons.

Merci d’avoir organisé les rencontres voisins-voisines.

Merci d’avoir donné vos soirées pour grimper les marches, pour frapper aux portes et ainsi aller à la rencontre des habitants de notre circonscription, présenter l’enjeu de ces élections et recueillir le soutien public de plus de 1000 d’entre eux.

Merci aussi à François, pour son soutien : j’ai beau être « tombée dans la marmite » de la politique, toute petite, comme disent certains… être candidate à une telle élection est une aventure quelquefois vertigineuse…

Merci pour votre enthousiasme, merci pour tous les mots de soutien et d’encouragement. J’ai essayé d’être à la hauteur de ce que nous sommes en train de faire ensemble et je suis très fière de porter les couleurs du Front de gauche.

Et nous avons terminé en dansant sur les rythmes latinos !

Grâce à notre mobilisation, dans la continuité de la campagne pour l’élection présidentielle, nous avons montré que nous sommes la force en dynamique. Dans les derniers jours qui nous restent, il ne faut pas relâcher nos efforts ! Nous pouvons encore discuter, convaincre.

Et, dimanche soir, nous pouvons représenter la gauche au 2ème tour et être en situation de battre Patrick Beaudouin, le député de la Droite populaire !

En avant vers la victoire !

Hasta la victoria siempre !

 

Ma réponse à Solidarités nouvelles pour le Logement

A l’association Solidarités nouvelles pour le Logement, qui m’interpellait, en tant que candidate, sur mes engagements pour le logement en Ile-de-France, j’ai fait la réponse que vous trouverez ci-dessous.

La gouvernance en matière de logement

Je ne vois pas d’obstacle particulier à un pilotage régional de la politique du logement : en  Ile-de-France, la question du rééquilibrage et la répartition territoriale de la construction de logements est même primordiale. Ceci étant, les autres échelons de collectivités territoriales et, notamment, les communes ont un rôle majeur à jouer car elles connaissent les besoins, leur évolution, les ressources et le lien avec leur population.

D’ailleurs, à ce sujet, afin de participer à l’effort de solidarité et de renforcer la mixité, la ville de Fontenay-sous-Bois, dont je suis élue, a adopté un Programme Local de l’Habitat (PLH), dans lequel elle affirme l’objectif de conserver 1/3 de logements sociaux tout en poursuivant l’effort de construction. La Ville s’est aussi dotée d’un outil de coopération intercommunal pour construire du logement, avec la création d’une société publique locale (SPL).

Dans tous les cas, le mode de gouvernance n’est pas le principal problème à régler : il faut une implication forte de l’Etat dans la politique du logement.

Le renforcement de la loi SRU

Au Front de Gauche, nous proposons le renforcement de la loi SRU, en portant le taux de logement sociaux obligatoire à 30 % des résidences principales. A ce propos, je pense que les sanctions financières ne sont pas suffisantes. Je propose que les Maires qui ne respectent pas la loi, deviennent inéligibles au mandat suivant. Le respect de la loi SRU est un enjeu majeur pour résoudre la crise du logement et agir en faveur de la mixité sociale, en particulier en Ile-de-France où la pression foncière est très forte.

Mais le renforcement de la loi SRU doit s’accompagner d’une réflexion sur le rôle du logement social : je pense, en effet, que cette catégorie de logements ne doit pas être réservée aux plus pauvres, même si elle doit bien sûr permettre de les loger, ce qui implique une baisse des loyers dans le parc social.

Un immeuble HLM rue Dalayrac à Fontenay

Le logement social doit redevenir accessible aux classes moyennes : cela implique d’abroger la loi Boutin, c’est-à-dire de supprimer les surloyers dits de solidarité et d’augmenter les plafonds de ressources pour accéder au logement social. Aujourd’hui, un couple d’enseignants, par exemple, n’a plus aucun moyen de se loger dans une des trois villes de notre circonscription.

La construction de logements et la régulation du marché locatif

Au Front de gauche, nous proposons la création d’un service public du logement, national et décentralisé. Nous ne sommes pas pour le « tout public » mais nous pensons que c’est par la puissance publique que le marché peut être régulé.

A l’Assemblée nationale, j’agirai pour qu’une loi soit adoptée, qui ne se contente pas d’encadrer les loyers mais qui impose une baisse, dans certains cas. Cependant, le meilleur moyen de lutter contre la flambée des prix reste de construire des logements en zone tendue.

En plus de la construction massive de logements, qui sera financée, dans le parc public, par une « contribution logement » prélevée sur les revenus financiers, nous sommes pour la création d’un pôle public bancaire qui permettrait que l’Etat lutte efficacement contre la spéculation financière et, donc, contre la spéculation immobilière.

Cela éviterait que des banques, comme la BNP, spéculent puis revendent à la découpe des appartements à des prix inaccessibles pour les locataires en place. C’est ce qui passe actuellement à Saint-Mandé, rue de l’Alouette.

Les économies d’énergie

Je suis bien évidemment pour lutter contre la précarité énergétique pour deux raisons essentielles :

-  d’abord parce que cela permet de diminuer considérablement les charges qui pèsent sur les locataires ;

-  ensuite parce que c’est une nécessité environnementale et structurelle : la planète en a besoin de toute urgence.

Pour cela, l’Etat doit investir de manière non négligeable et donner les moyens aux bailleurs de pouvoir construire ou réhabiliter sans que cela ne pèse sur les locataires. Il faut aussi que les dispositifs de l’Etat, en direction des propriétaires occupants ou bailleurs, cessent d’être des niches fiscales pour devenir des aides plus ciblées, qui permettent de faire baisser la consommation d’énergie.

Le contrat social pour le Logement de la Fondation Abbé Pierre

Jean-Luc Mélenchon signant le contrat de la fondation Abbé Pierre

Je m’engage, au même titre que Jean Luc Mélenchon l’a fait au moment de l’élection présidentielle, pour la mise en œuvre du contrat social pour le logement élaboré par le Fondation Abbé Pierre. Vous aurez remarqué que, sur certains points, le programme du Front de gauche va même plus loin que les propositions contenues dans ce contrat.