« Zizi » : un grand monsieur de la vie fontenaysienne s’en est allé…

Un petit bonhomme, un grand monsieur de la vie fontenaysienne s’en est allé : Jacques Zylberschlag, affectueusement surnommé « Zizi » par les générations et les générations d’enfants qui ont eu la chance de l’avoir pour éducateur au club de football de l’USF.

Zizi était de ces éducateurs bénévoles et passionnés qui, par les valeurs transmises et l’enseignement patiemment dispensé, marquent des existences et ont la capacité de remettre dans le bon sens des trajectoires de vie.

Affaibli depuis quelques années déjà, Zizi a connu deux moments, ces derniers mois, qui ont sans doute éclairé la fin de son chemin. Au mois de mars, à l’occasion d’une rencontre organisée dans le bureau du Maire de Fontenay, il avait pu revoir le plus illustre de ses anciens élèves : Blaise Matuidi, devenu charnière centrale du PSG et de l’équipe de France. « Que de chemin nous avons parcouru ! » lui avait glissé Blaise, plein de reconnaissance, en remettant à son vieil entraîneur l’un de ses maillots.

Il y a quelques semaines, à peine, il avait également tenu à faire le déplacement à Saint-Maur pour assister au dernier match de championnat de l’équipe première de l’USF, décisif pour la montée en Excellence. Avec fierté, je l’avais entendu compter le nombre de membres de cette équipe qui avaient été auparavant ses élèves. Il avait raison d’être fier… d’avoir formé de bons footballeurs et aussi, parmi eux, quelques éducateurs qui reprennent  avec compétence et intelligence le flambeau du football comme école de la vie.

Aujourd’hui, et par ces quelques lignes, je veux simplement lui rendre hommage et m’associer à la tristesse de sa famille, de ses proches et de tous les membres de l’USF football.

Vote d’importance au Conseil municipal sur la modification du PLU

Ce soir, au Conseil municipal, nous avions à examiner la modification du Plan local de l’urbanisme.

Dans ses grandes lignes, cette modification visait, d’une part, à rendre possibles plusieurs opérations de logements et, d’autre part, à permettre une opération de bureaux sur le désormais fameux terrain dit de la boucle de l’A86.

Ce dernier point a donné lieu à de nouvelles tensions dans la majorité municipale. Entre accusations de fraude à peine voilées à l’encontre du Maire (qui aurait vendu le terrain à un prix trop bas, ce qui a été démenti par une étude financière indépendante), critiques sur la « gouvernance » (le Maire n’aurait pas suffisamment associé ses adjoints dans la conduite de ce dossier) et supposée compromission vis-à-vis du grand capital (sachant que la critique nous est adressée par des élu-e-s dont les organisations politiques participent actuellement à la politique gouvernementale, ça ne manque pas de saveur !), pour certains de mes collègues, tous les arguments semblaient bons pour faire obstacle à cette opération.

A mon avis, ce que lesdits collègues ont du mal à accepter, ce n’est pas qu’on autorise la construction de bureaux, certes par un grand groupe capitaliste (BNP Paribas Immobilier), sur un terrain où il était de toute façon inenvisageable, du fait de son emplacement et de sa typologie, de bâtir des logements ou un équipement public.

Ce qu’ils ne digèrent pas et, ce, pour des raisons purement politiciennes, à l’approche des élections municipales, c’est que cette opération rapporte 10 millions d’euros de recettes à la Ville. En effet, ces 10 millions, c’est autant d’argent que nous pouvons dès à présent consacrer au développement du service public, au service des Fontenaysiens et pour répondre à leurs besoins. Ce n’est pas rien à un moment où les collectivités territoriales se débattent dans des difficultés budgétaires de plus en plus grandes. Et, évidemment, ça rend la critique plus difficile pour ceux qui briguent la tête de notre ville…

Pour ma part, c’est ce que j’appelle une gestion efficace et responsable et je suis très heureuse que nous puissions la mettre au crédit de notre Maire, Jean-François Voguet. Je salue les élu-e-s qui ont permis que ce point soit adopté, à une courte majorité, certes, mais qui comptera pour l’avenir.

Football à Fontenay : retour sur l’injustice faite à l’ASVF

Ce week-end fut encore riche en initiatives à Fontenay. Après avoir assisté, samedi matin, aux fêtes des écoles Michelet et Henri Wallon, j’étais ce dimanche rue Victor Hugo pour l’initiative organisée par les habitants du quartier visant à se réapproprier la rue (« La rue est à nous ! »). Je salue en particulier l’investissement de Carlos Marulanda, le responsable du lieu culturel La Milonga, pour faire vivre cet événement.

Pour terminer ce week-end, je suis passée, avec Jean-Philippe Gautrais, au gymnase Joliot-Curie où des responsables communautaires de notre ville avaient pris l’initiative d’un tournoi de foot en salle interconfessionnel. L’ambiance était très conviviale et nous avons suggéré aux organisateurs, pour une prochaine édition, de faire une plus grande publicité autour de cet événement. Loin des clichés trop souvent véhiculés sur nos banlieues, c’est en effet un bel exemple de vivre, et jouer ensemble, qui gagnerait à être connu.

En parlant de clichés, cette initiative nous a aussi permis d‘échanger avec quelques joueurs de l’équipe seniors de l’ASVF présents au gymnase. Ils sont à la fois déçus et en colère suite à la décision de la commission de discipline du district du Val-de-Marne qui en leur donnant match perdu, suite aux incidents ayant émaillé leur dernier match de la saison les opposant à l’US Ivry, les empêche de monter en Excellence (le meilleur niveau départemental).

La décision en elle-même est contestable puisqu’en pareille situation, c’est normalement le club qui accueille (donc, en l’occurrence, l’US Ivry) qui est chargé d’assurer la sécurité sur son terrain et doit être pénalisé en cas d’incidents conduisant à interrompre le match.

Mais ce qui est d’autant plus contestable, c’est la stigmatisation du club à laquelle cette « affaire », publiée en une du Parisien, a conduit. Contrairement à ce qu’on a pu entendre ici ou là, il suffit de fréquenter, de temps en temps, le stade Coubertin pour savoir que l’ASVF est un club de quartier, très populaire, animé par des bénévoles dévoués et compétents. Cette année, son équipe 1 avait gagné sur le terrain sa montée. Il est regrettable que la commission de discipline du district ait décidé de les en priver. Reste à attendre la décision en appel, qui doit intervenir le 4 juillet.

Les engagements pris en 2008… et ceux que nous prendrons en 2013

Lundi soir, au Bureau municipal, nous recevions les membres les plus actifs de l’Observatoire des engagements, cette structure que nous avions souhaité mettre en place, en début de mandat, pour – comme son nom l’indique – observer la mise en oeuvre des 140 engagements que nous avions pris devant la population, en mars 2008.

La présentation de leur travail a donné lieu à des échanges très intéressants, notamment sur le statut de l’observation. Les membres de l’Observatoire s’interrogent en effet beaucoup sur la notion de neutralité, craignant que leurs conclusions puissent être utilisées, manipulées… Mais, dans le même temps, ils se définissent comme des citoyens ayant pris part à la campagne des élections municipales de 2008 et, donc, à la construction du programme municipal. De fait, ils parlent donc bien « de quelque part » et ne sont pas neutres.

Est-ce vraiment un problème ? Dans cette démarche d’observation que nous avions souhaitée, la neutralité peut-elle être un objectif ? Je n’en suis pas certaine car un engagement politique n’est jamais neutre : observer la réalisation de cet engagement, c’est donc prendre parti (sauf à se limiter à une approche purement comptable ou gestionnaire et ce n’est pas ce qu’on attend de l’Observatoire). C’est pourquoi je trouve intéressant que l’Observatoire soit composé de personnes ayant partagé la démarche de construction du programme et qui puissent agir comme des vigies, tout au long du mandat.

Par exemple, si nous n’avons pas pu construire autant de logements que nous l’avions annoncé, est-ce par manque de volonté municipale, du fait de divergences internes, par exemple, sur la densification ou sur la typologie des logements à construire ? Ou est-ce parce que le foncier est trop cher, les moyens des bailleurs sociaux insuffisants, les aides de l’État inadaptées ?  Il me semble que c’est le rôle et l’intérêt d’un Observatoire de poser ces questions et d’y répondre : c’est en effet ce type de questions et de réponses qui est de nature à susciter du débat dans la majorité municipale et oblige les uns et les autres à prendre position.

A l’heure où s’avance la prochaine campagne des élections municipales, je pense que c’est aussi ce type de questions et de réponses qui peut nous aider à avoir une lecture à la fois critique et constructive du bilan municipal pour nous projeter dans l’avenir. Cette lecture doit s’effectuer à plusieurs niveaux : tout d’abord, les engagements que nous avions pris étaient-ils tous bons, légitimes ? étaient-ils à la hauteur des attentes, des défis à relever ? Ensuite, quels engagements avons-nous réussi à mettre en oeuvre ? Pourquoi avons-nous échoué à en réaliser quelques-uns ? Enfin, pour les engagements qui restent à réaliser et donc à reconduire, comment lever les obstacles à leur mise en oeuvre et, bien sûr, quels sont les engagements nouveaux que nous pouvons, devons prendre au regard de la situation actuelle, des attentes des Fontenaysien-ne-s, des valeurs que nous souhaitons porter ?

Cette phase de bilan et de construction des nouvelles propositions est passionnante à mener, à condition d’y intéresser le plus grand nombre possible d’habitant-e-s de la vill. Car c’est bien le contenu de ce que nous voulons porter, avant les tactiques et les alliances, qui doit guider notre réflexion sur les élections municipales et notre entrée dans la campagne électorale. Du « quoi » découlera ensuite le « qui ». C’est en tout cas le sens de ce que j’exprimerai, ce soir, lors de l’assemblée citoyenne du Front de gauche, qui abordera les enjeux liés aux élections municipales.

Ce week-end, à Fontenay : inauguration du parc des Carrières et dernière ligne droite du championnat de foot

Plus les jours passent, plus le printemps semble s’éloigner… et pas pour aller vers l’été ! Mais, samedi, à Fontenay, ce sera quand même la journée « Nature en ville », en espérant que cette belle initiative ne sera pas noyée sous des trombes d’eau, d’autant qu’elle se clôturera, cette année, par l’inauguration de l’écoparc des Carrières, attendu de longue date par les Fontenaysiens.

Vue du parc des CarrièresCe week-end sera aussi placé sous le signe du sport et, plus particulièrement, du football. Je ne parle pas de la finale de la Ligue des Champions, qui ne me passionne pas beaucoup, mais de la dernière ligne droite du championnat du Val-de-Marne de 1ère division. Nos deux clubs, l’USF et l’ASVF, qui jouent chacun dans une poule différente, sont en piste pour monter en Excellence, soit le meilleur niveau départemental. En poule A, l’USF affrontera, au stade Le Tiec, l’équipe de Boissy (actuellement 6ème) tandis qu’en poule B, l’ASVF recevra le club de Vitry (3ème et toujours dans la course pour la montée).

USF à VillejuifJ’avoue que mon cœur bat un peu plus fort pour l’USF car mon frère y joue (au premier plan de la photo ci-dessus). Je serai donc au stade Le Tiec dimanche pour les encourager. Mais ce serait super pour le foot à Fontenay que les deux clubs de la ville parviennent à monter en Excellence. Qui sait ? Ca leur donnerait peut-être l’idée de former une équipe première unique ce qui serait, à mon avis, la condition pour espérer accéder au niveau régional.

Mais, d’abord, il faut gagner les deux derniers matchs… sans prendre de carton ! On y croit : allez Fontenay !

Ce soir, le Conseil municipal agit pour les droits des femmes !

Ce soir, deux points importants concernant les droits des femmes seront soumis à l’approbation du Conseil municipal :

Tout d’abord, le Conseil municipal adoptera une convention entre la Ville et l’association HOME afin que l’association puisse développer son action sur notre territoire. Il s’agit, notamment, de permettre à l’association d’ouvrir un 2ème appartement-relais dans notre ville. Comme le premier, cet appartement-relais accueillera des femmes victimes de violences et en situation de grande précarité, afin de leur donner le temps de stabiliser leur situation personnelle et professionnelle et de pouvoir accéder à une solution de relogement pérenne. Pour ce faire, la Ville augmente la subvention qu’elle verse à l’association et met à disposition un agent municipal, dont le salaire sera en partie pris en charge par l’association.

Sur le sujet de l’accueil et de l’hébergement d’urgence, nous travaillons également à constituer un réseau avec d’autres villes du département, afin de disposer de solutions en dehors de Fontenay. J’ai bon espoir que ce travail aboutisse dans les mois qui viennent.

Par ailleurs, le Conseil municipal examinera un voeu relatif aux retombées des alertes sur les pilules contraceptives de 3ème et 4ème générations. A la dernière réunion de la commission municipale des droits des femmes, nous avions en effet eu un échange sur les conséquences des alertes lancées sur la pilule (arrêt brutal de la pilule, hausses prévisibles des demandes d’IVG…) et, donc, sur la nécessité que l’État mène, rapidement, une campagne d’information publique sur la contraception. A Fontenay, sans attendre, avec ma collègue, Françoise Garcia, adjointe à la Santé, nous avons décidé de décliner cette campagne, qui commencera dès le mois de juin et qui associera l’ensemble des acteurs locaux de la santé et de la jeunesse ainsi, bien sûr, que les associations œuvrant pour les droits des femmes.

Denis Monfleur aux Carrières

Parc des Carrières 1Ce week-end, j’ai pu me rendre au Parc des Carrières, quelques semaines avant son inauguration officielle qui aura lieu à l’occasion de la Journée « Nature en ville », le samedi 25 mai. Depuis le temps qu’on entend parler de ce Parc, c’est la première fois que j’y mettais les pieds. Et je n’ai pas été déçue ! Le Parc en lui-même est agréable, ilot de nature préservé au milieu de la ville, mais il vaut aussi (surtout ?) pour la vue imprenable qu’il offre sur Paris et la banlieue. En contrebas du Parc, il y a encore de grands terrains non aménagés et non constructibles, qui appartiennent à un propriétaire privé : j’espère qu’un jour, la Ville pourra s’en porter acquéreur car cela agrandirait et complèterait admirablement le Parc.

Parc des Carrières 2Pour l’heure, il s’agissait de découvrir les statues monumentales que Denis Monfleur, sculpteur fontenaysien de renommée internationale, a installées aux Carrières. C’est d’ailleurs dommage que les statues ne restent pas jusqu’à l’inauguration, tant ces formes de granit s’intègrent harmonieusement dans ce Parc situé à l’emplacement des anciennes carrières. Mais elles reviendront…

Atelier Denis Monfleur 1Nous sommes ensuite allés dans l’atelier de l’artiste, que je connaissais déjà, mais qui vaut le détour. Je suis toujours frappée par la vie, les émotions humaines, les regards perçants qui émanent de ces personnages de granit. Depuis quelques années, la technique de Denis Monfleur a encore évolué : il s’est mis à tailler des orgues basaltiques. De cette roche de formation géologique, qu’il est le seul à travailler, il fait émerger des polis miroirs incroyables qui font se côtoyer, sur la même pièce, la brutalité de la pierre et l’appel à la caresse.

Atelier Denis Monfleur 2Bien qu’amatrice de sculpture, je suis profane en la matière alors je préfère laisser la parole à Olivier Cena : « [Les oeuvres de Denis Monfleur] ne racontent aucune histoire, ne manient aucune ironie, ne dénoncent rien, n’accusent personne, ne distraient pas. Elles sont là, voilà tout. [...] Ici, ce sont des êtres. Ils existent par eux-mêmes. Ils vivent d’une autre vie que la vie, une vie faite de tensions, de relâchements, de rythmes, d’anfractuosités, de bosses, d’ombres et de lumière, d’équilibres sans cesse préservés.»

Atelier Denis Monfleur 3Ou encore à Bernard Vasseur : « Dans les corps de Denis Monfleur, dans ces êtres érigés mais sans armes, sans outils, sans parures – la croix du Christ pouvant difficilement être tenue pour telle – nous percevons bien au contraire la douleur, le déchirement, la fragilité, comme si le sculpteur retournait la pierre qu’il travaille contre sa nature même. Il y a certes le granit lisse et brillant qui fait la tombe placée là pour toujours ; il y a certes la pierre « telle qu’en lui-même enfin l’éternité le change » ; mais Monfleur la bourelle et la martèle pour qu’elle dise les plaies de la durée, les blessures de l’existence, la précarité de l’humain. »

Spectale de contorsion pour le vote du budget municipal

Le public, nombreux, qui a assisté au Conseil municipal consacré au vote du budget, hier soir, a eu droit à un drôle de spectacle de contorsion.

Conseil municipal Budget 2013

Au début, tout avait commencé « normalement » : l’adjoint aux Finances, socialiste de son état, a présenté le budget, saluant le travail de la direction des finances et celui de tous ses collègues élus, soulignant la bonne gestion de cette ville qui nous permet de maintenir le cap de la solidarité et, ainsi, prendre notre part d’une politique de sortie de crise. Jusque là, on n’avait donc pas grand-chose à retrancher… Il a fallu ensuite attendre très longtemps (avec, notamment, trois interventions de la droite qui, avec 7 élu-e-s, a réussi la jolie performance de créer 3 groupes différents au cours de ce mandat !) pour que le représentant du groupe socialiste prenne la parole.

L’effet de surprise qu’était censé produire son discours avait été un peu éventé… heureusement, car le propos était assez confus et il fallait bien tendre l’oreille pour comprendre où l’orateur voulait en venir : certes, il reconnaissait que le budget présenté correspondait bien aux orientations politiques fondant l’accord de majorité municipale. Mais les graves dysfonctionnements constatés dans la « gouvernance », notamment sur la vente du terrain de l’A86 (décision adoptée par le groupe socialiste au précédent Conseil municipal et rapportant 10 millions de recettes à la ville) ou sur la construction de logements étudiants dans le vieux Fontenay (annoncée dans le Programme local de l’habitat), empêchaient son groupe de prendre part au vote sur le budget, tant il y avait urgence, selon eux, à dénoncer devant les Fontenaysiens ces manquements à la démocratie interne !

Triste démonstration : quand on n’a rien à dire sur le fond, on s’attaque à la forme car que dire aux Fontenaysiens ? Qu’il faudrait dans notre ville, comme au niveau national, augmenter les impôts (hausse de la TVA au niveau national contre gel des taux des impôts locaux depuis 3 ans), faire des cadeaux aux entreprises (20 milliards de crédits d’impôt quand nous continuons, à Fontenay, à faire payer les banques), rogner sur l’investissement public (reports ou annulations d’investissements de l’État pour plus d’un milliard d’euros annoncés fin 2012 alors que nous investissons 6.5 millions pour rénover la piscine et 1.4 million pour lancer les travaux de requalification de la Redoute…), ponctionner le pouvoir d’achat des ménages (SMIC bloqué à 1120€ nets, maintien du gel du point d’indice quand nous portons, à Fontenay, le SMIC pour un temps plein à 1450€ nets) ? Forcément, ce n’est pas très vendeur !

De son côté, le groupe communiste et citoyen, par la voix de Jean-Philippe Gautrais, a d’ailleurs souligné avec force que l’austérité ne conduisait qu’à l’impasse. Nous avons bien sûr défendu ce budget qui place notre ville, autant que faire se peut, comme un « bouclier social » face à la crise en faisant le choix de la solidarité, du développement social et écologique et de l’investissement public. Nous ne pouvions que dénoncer les intérêts tactiques ou politiciens qui devaient conduire certains à ne pas prendre part au vote sur ce budget. (voir des extraits de l’intervention ci-dessous).

On passa ensuite au vote. Le budget fut adopté avec les voix des élus communistes et citoyens, Parti de gauche, Europe Ecologie-Les Verts, Fontenay Ecologie et PRG et de 3 élus socialistes. Pour la première fois, donc, une partie des élus socialistes n’a pas adopté le budget, fait d’importance puisque le vote du budget est l’un des principaux marqueurs de la solidarité de gestion qui fonde une équipe municipale. Mais le fait le plus notable, à mon sens, c’est que le groupe socialiste, pour la première fois également, s’est divise. J’y vois le signe que certains n’ont pas voulu abdiquer leurs convictions pour servir les ambitions personnelles de leur « chef ». Et quand on sait comme le PS fait marcher à la baguette ses ouailles, on mesure qu’il faut un certain panache pour prendre une telle décision !

Le Maire, comme il se doit, a conclu les débats. Celles et ceux qui le connaissent l’ont senti touché par les attaques qui ont été portées contre sa pratique de Maire, lui qui s’est attaché, depuis qu’il est le premier magistrat de notre ville, à cultiver le dialogue, à soigner le rassemblement, à faire de la place à chaque élu, quelle que soit sa couleur politique.

Je dois dire que son discours, empreint à la fois d’intelligence, d’humilité et d’ambition pour la ville, n’a fait que renforcer l’estime que je lui porte et la fierté que j’ai de faire partie de son équipe. Une intervention dont nul n’aura oublié de prendre note pour l’avenir puisque Jean-François Voguet l’a conclue ainsi : « Je suis fier de l’action que nous menons ensemble. Je m’y consacre et m’y consacrerai dans les années à venir. »

Après les contorsions, certains vont devoir se mettre à la rame…

Extraits de l’intervention de Jean-Philippe Gautrais, au nom du groupe des élu-e-s communistes et citoyen-ne-s (à retrouver ici)

Nous abordons l’examen du budget 2013 dans un contexte politique, économique et social difficile : le mois dernier, à l’occasion du choix de nos orientations budgétaires, ma collègue Nathalie Coupeaux rappelait que la situation est dure pour les Fontenaysiens, qui n’échappent pas au quotidien qui se dégrade, à un avenir qui angoisse et à la difficulté de croire à des jours meilleurs qui viendraient après la cure de rigueur à laquelle nous sommes soumis. [...]

Avec le Front de gauche, nous avons dit et redit que nous ne croyons pas à l’austérité pour sortir de la crise. Il y a un mois, dans cette ville, nous avons d’ailleurs confirmé un choix tout à fait différent, en faisant de la solidarité un marqueur de nos orientations budgétaires, pour continuer à faire de notre ville « un bouclier social » face à la crise. [...]

Et, dans ce contexte difficile, nous faisons pourtant plus que maintenir la voilure. Nous nous efforçons d’aller au bout de nos priorités, au bout de nos engagements. Sur les 140 engagements que nous avions pris devant la population en 2008, 131 (soit 93%) se sont aujourd’hui concrétisés. [...]

Si nous avons pu, tout au long de ce mandat, continuer à innover, réaliser de nouveaux projets, tenir nos engagements, chacun doit mesurer à quel point nous le devons aux agents qui font vivre le service public. J’ai conscience, le groupe communiste et citoyen a conscience, que nous les soumettons à une pression quelquefois difficile à vivre. Mais nous savons aussi que leur conviction de participer à la mise en œuvre de politiques utiles pour les habitants est une source de motivation précieuse au quotidien. [...]

L’investissement public que nous réalisons est légitime pour continuer à faire de Fontenay une ville agréable, une ville à vivre pour tous mais aussi pour soutenir l’emploi, la relance dont notre pays a besoin.

Ainsi, avec ce budget, nous prenons nos responsabilités et mettons en œuvre, à notre échelle, une politique de sortie de crise. Le groupe communiste et citoyen soutient bien sûr ce budget parce qu’il marque l’attachement de notre majorité à construire des politiques au service des habitants, parce qu’il met les logiques de développement social et écologique au dessus des logiques financières, parce qu’il exprime avec force et ambition une vision de la ville de demain pour toutes et tous, solidaire, dynamique et démocratique.

Ce budget donne en effet à voir une ville bien gérée, relativement prospère dans une période de crise, sans que cette situation saine soit nullement due à la chance ou au hasard mais bien à des choix politiques assumés, renouvelés, d’année en année. [...]

Au nom de mon groupe, je tiens, à cet instant, à rappeler, avec beaucoup de force, la chance que nous avons en tant qu’adjoints, en tant que conseillers délégués, d’avoir un Maire qui sait déléguer les responsabilités, faire confiance à son équipe, laisser à ses collègues élus des vraies marges de liberté, de décision… dans leurs délégations respectives.

C’est ce qui vaut à ce budget d’être tout sauf « monochrome ». Il donne à voir la diversité de nos sensibilités, de nos engagements, ceux qui nous ont valu d’être très largement portés, ensemble, à la tête de cette ville.

Aucun élu, aucun groupe politique, autour de cette table, ne peut se réclamer seul de ce travail. Personne ne peut honnêtement s’en désolidariser. Ce budget est le fruit de longues années de gestion commune des forces de gauche, autour d’un projet pour Fontenay et les Fontenaysiens, que nous entendons bien poursuivre, enrichir, en continuant de nous ouvrir à ce qui fait la richesse de cette ville, à celles et ceux qui la font vivre.

C’est pourquoi, Monsieur le Maire, le groupe communiste et citoyen adoptera avec beaucoup de conviction et de fierté ce budget qui s’attache à remplir le contrat que nous avons passé avec les Fontenaysiens et qui reste notre cap, jusqu’au bout !

En avant pour les travaux à la Redoute !

Ce soir, après avoir assisté à la remise de leur carte d’électeur aux jeunes Fontenaysien-ne-s, je serai à l’école Romain Rolland pour une réunion avec tous les habitant-e-s qui ont participé aux ateliers de concertation sur les travaux à engager pour la requalification du quartier de la Redoute.

Vue du quartier depuis les Vergers de l'ilôt

Vue du quartier depuis les Vergers de l’îlot

Les premiers coups de pioche seront (enfin !) donnés au moins de juin prochain : des crédits importants sont en effet prévus dans le budget que nous adopterons la semaine prochaine. Pour l’instant, par contre, nous n’avons pas de perspectives d’autres financements : nous espérons toujours bénéficier de crédits de l’État, mais la perspective d’un deuxième acte de la rénovation urbaine semble, pour l’instant, repoussé aux calendes grecques.

Mais, comme les habitant-e-s attendent ces travaux depuis des années, nous avons décidé de les lancer, coûte que coûte ! Ce soir, les habitant-e-s les plus actifs dans la démarche découvriront donc les propositions qui ont été retenues à partir, notamment, de leur contribution au débat. Puis les travaux seront largement présentés à la population lors d’un conseil de quartier extraordinaire qui prendra la forme d’une ballade dans le quartier et aura lieu le samedi 13 avril prochain, à 17h30.

Fontenay débat des rythmes scolaires et de l’école dont nous avons besoin

Rencontre Rythmes scolairesSamedi, la Ville lançait les « Rencontres pour Fontenay – Faites la ville » avec une rencontre publique consacrée aux rythmes scolaires. Comme toutes les collectivités territoriales, Fontenay-sous-Bois doit en effet choisir si elle appliquera la réforme, qui vise à instaurer une demi-journée de classe supplémentaire chaque semaine,  en septembre 2013 ou en septembre 2014 et dans quelles conditions elle le fera.

Bien que la nécessité de revoir les rythmes scolaires fasse l’unanimité dans la communauté éducative et que Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale,  revendique une longue et large concertation, de nombreuses questions restent en suspens à l’heure actuelle : faut-il allonger la pause méridienne des enfants ou, au contraire, faire terminer la journée de classe plus tôt ? Ce temps périscolaire supplémentaire, qu’il soit placé après la pause déjeuner ou en fin de journée, sera-t-il obligatoire et gratuit ? Quels seront les objectifs et les contenus de ce temps périscolaire, alors que le Gouvernement prévoit d’abaisser le taux d’encadrement des enfants par les animateurs, quand il faudrait au contraire reconnaître et renforcer la mission éducative de ces derniers ?  Pour répondre à toutes ces questions, existera-t-il une règle commune à toutes les collectivités territoriales ou chacune fera-t-elle en fonction de ses choix politiques et de ses moyens, au risque d’accroître les inégalités sociales et territoriales en matière d’éducation ?

Très vite, la discussion de samedi a d’ailleurs montré que le champ du débat était en fait bien plus large que celui des rythmes scolaires, du mercredi ou du samedi matin… Il s’agit de (ré)inventer l’école dont la République a besoin pour assurer l’égalité entre les citoyens qu’elle proclame au fronton de ses mairies… et de ses écoles. Un parent d’élève a ainsi regretté que le Gouvernement nous « mette dans la seringue », en nous imposant de discuter du mercredi ou du samedi matin, quand nous aurions besoin d’échanger sur le fond, pour construire l’école que nous voulons pour nos enfants.

A un grand-père qui s’inquiétait que les enfants ne puissent plus aller chez l’orthophoniste le mercredi matin, Bertrand Geay, sociologue spécialiste des questions d’éducation, qui avait été invité pour nourrir notre réflexion, a ainsi répondu en montrant comment, en quelques années, s’était développé le recours à des spécialistes en tout genre pour remédier aux difficultés rencontrées par les enfants, en matière de comportement, de langage… Dans certains cas, le recours à ces spécialistes est bien sûr justifié et utile.

Rencontre Rythmes scolaires publicMais ce phénomène masque également le fait qu’on n’assigne plus à l’école la mission de résoudre les difficultés et, donc, les inégalités scolaires : ainsi, la refondation de l’école à la sauce Vincent Peillon ne dit pas un mot des réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté (RASED), se contentant du principe, intéressant mais insuffisant, du « plus de maîtres que de classes ». Si les réponses aux difficultés scolaires ne sont pas proposées et trouvées dans l’école, cela signifie qu’on laisse les parents se débrouiller, avec leur capital tant financier que culturel, pour aider leurs enfants… de même qu’en laissant aux collectivités territoriales la « liberté » d’organiser la nouvelle journée scolaire, on accroît de fait les inégalités entre territoires car ce ne sont pas les 50€ de dotation par enfant attribués par l’État (avec 45€ supplémentaires pour les communes les plus pauvres) qui vont permettre de pallier les différences de ressources et de moyens entre les communes pour mettre en oeuvre cette réforme.

Quand décentralisation rime avec désengagement de l’État, il y a danger pour la cohésion territoriale et pour l’égalité républicaine, j’aurai l’occasion d’y revenir puisque que nous connaîtrons bientôt le contenu du projet d’acte III de la décentralisation. Pour ce qui concerne la réforme des rythmes scolaires, la décision de la Ville est prise : nous ne l’appliquerons pas à la rentrée 2013.