Fontenay, mon image de France

Apres ce mois d’août pourri par les polémiques nauséabondes, je me suis plusieurs fois demandé ce que j’allais écrire pour rompre la trêve estivale et sacrifier au sempiternel « C’est la rentrée ! ».

Mais les mots, que j’ai d’habitude faciles, cette fois-ci, ne venaient pas. Une trop grande morosité dans l’air, malgré le ciel bleu qui se prolonge. Une difficulté à tracer des perspectives, à l’aube de cette année électorale qui ne me dit rien qui vaille.

Alors, je n’ai rien dit, jusqu’à ce jour de rentrée scolaire. La première pour mon petit bonhomme.

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En accompagnant mon fils dans sa classe, dans l’école populaire de notre quartier, j’étais avec les mamans voilées et celles qui ne le sont pas,  les papas trop peu nombreux, les gens modestes, tous ces parents émus – j’étais l’une d’eux. J’ai entendu parler le français, l’arabe, le russe. J’ai aimé les enseignants, parlant avec la même attention à chacun. J’ai vu tous ces gamins avec leur regard brillant, leur tenue apprêtée, leur coiffure soignée.

J’étais fière d’être là. Ce coin de Fontenay, ce matin, c’est mon image de France, celle qui me donne envie d’agir, celle qui répond le mieux aux polémiques et remplace tous les discours.

Le combat continue. Bonne rentrée !

Conseil municipal du dimanche 22 mai 2016

Je reproduis ci-dessous l’intervention que j’ai prononcée, à l’occasion de l’élection du nouveau Maire de Fontenay, Jean-Philippe Gautrais, lors du Conseil municipal du dimanche 22 mai 2016.

Monsieur le Maire, cher François,
Mesdames, Messieurs,

Chers collègues,
Bien sûr, une grande émotion m’étreint au moment de prendre la parole, en cet instant si particulier.
Je précise, pour ceux qui en doutent, ou aimeraient en douter, que je ne parle pas au nom d’un clan, ni d’une famille. Je prends la parole au nom d’un collectif, celui que forme le groupe des élus Front de gauche, au sein d’une majorité municipale à laquelle nous sommes fiers d’appartenir, celle de Fontenay pour tous. Je remercie mes amis, mes camarades de m’avoir confié cet honneur et cette responsabilité.
Cette émotion que je ressens, que nous ressentons, aujourd’hui, ce n’est pas la tristesse. Car ce dimanche 22 mai n’est pas un jour triste : c’est une journée qui nous fait regarder vers l’avenir, avec confiance et avec enthousiasme.
Les sentiments qui nous animent, qui nous émeuvent, ce sont la fierté, la gratitude, la conscience des responsabilités qui nous incombent, le souvenir de celles et ceux qui ont construit cette ville avant nous et la confiance adressée à celui qui va devenir Maire.
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La fierté et la gratitude, c’est à vous, Monsieur le Maire, à toi, mon cher François, que nous l’exprimons.
Chaque élu du groupe pourrait raconter l’histoire singulière qui le lie à toi.
Comme je ne peux me faire la porte-parole de chaque histoire, de chaque anecdote, je voudrais retenir la confiance dont tu nous as couverts, soucieux de permettre le renouvellement, attentif à la place occupée par chacun.
Par ton humilité, par la constance et la justesse de tes engagements, à chacun d’entre nous, tu as appris à regarder d’abord et toujours les intérêts de la ville et de tous ses habitants. Tu nous as appris à regarder toujours du côté de ceux qui souffrent le plus, à chercher le possible et le juste pour construire une ville à taille humaine, où chacun puisse trouver sa place, où nous puissions tous vivre ensemble.
Tu nous as appris à refuser le sectarisme, les visions trop étroites, les solutions trop simples. Tu as fait de ton communisme un humanisme.
Nous sommes fiers de la décision que tu as prise et nous t’en sommes infiniment reconnaissants.
Nous savons que cette décision suscite de l’étonnement, tant cette pratique est inhabituelle dans le monde politique. Nous savons qu’elle suscite également de l’inquiétude, tant est fort le lien qui te lie à la ville et aux Fontenaysiens. Nous savons enfin qu’elle suscite du respect et de l’admiration.
Toutes ces réactions sont la marque du grand Maire que tu as été pour Fontenay.
Merci, François, pour ton action. Merci de nous avoir permis de faire partie de cette belle équipe. Nous sommes heureux de pouvoir poursuivre un bout de chemin avec toi.
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Au moment d’élire ton successeur, nous avons conscience des responsabilités qui nous incombent.
Dans notre pays, aujourd’hui, la démocratie est abîmée, la démocratie est en danger.
Nul homme, nulle femme politique ne peut à lui ou à elle seul(e) restaurer le lien de confiance, qui s’est distendu, entre les citoyens et les élus.
Mais, quel que soit l’échelon auquel on s’engage, nous portons chacun une part de responsabilité. Au sein du groupe Front de gauche, nous en sommes pleinement conscients.
Nous ne prétendons pas être des modèles, ni des symboles.
Nous nous appelons François, Solène, Assia, Claude, Sokona, Anne, Gilles, Olpha, Loïc, Michèle, Sylvie, Pascal, Vanessa, Philippe, Delphine, Didier, Nora.
Nous sommes ingénieur, secrétaire, cadre, agent d’accueil, juriste, assistante dentaire, ouvrier, enseignant, cheminot, chercheur, journaliste. Nous sommes en activité, à la recherche d’un emploi stable, à la retraite ou en disponibilité pour exercer un mandat électif.
Nous habitons les Larris, Jean Zay, la Redoute, les Alouettes, Bois Cadet, le Terroir, le centre-ville, le vieux Fontenay, les Rigollots.
Nous connaissons le monde du travail. Nous habitons tous les quartiers de la ville.
Dans nos prénoms et dans nos parcours, c’est l’histoire et l’identité de notre ville qui résonnent.
Nous voulons nous attacher à en être des représentants dignes, des élus dévoués et, ainsi, réparer un peu la démocratie.
Nous sommes très fiers que l’une d’entre nous, Assia Nait-Bahloul, prenne aujourd’hui des fonctions d’adjointe. Avec ce premier choix, Jean-Philippe, tu confirmes cette pratique du renouvellement, le choix de la transmission et de la confiance en l’avenir.
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Cher Jean-Philippe, nous sommes très heureux de t’élire aujourd’hui comme Maire.
Avec toi, nous savons que les Fontenaysiennes et les Fontenaysiens pourront compter sur un Maire compétent.
Cette compétence, tu l’as démontrée, depuis 2008, dans la conduite de projets déterminants pour l’avenir de la ville : l’élaboration du Programme local de l’habitat, les programmes de rénovation du parc social, la mise en place de la Société publique locale d’aménagement, la révision du Plan local de l’urbanisme.
Dans tous ces projets, mettant à profit une connaissance fine de la ville qui t’a vu grandir, tu as déployé une vision équilibrée du développement de la ville, utilisant tous les outils de la régulation publique pour lutter contre les effets de la spéculation foncière et immobilière et garder, en ce coeur de métropole que constitue Fontenay, une place pour chacun.
Cette compétence, tu l’as démontrée aussi dans ta façon d’exercer tes fonctions d’élu depuis 2008. Ne comptant pas tes heures, jonglant sans cesse avec ton activité professionnelle, tu as mis tes qualités d’écoute, ta disponibilité, ta sensibilité au service des Fontenaysiens.
Ta jeunesse, ton expérience de l’engagement associatif, ton parcours – de l’école Henri Wallon au siège de premier magistrat de cette ville – ne sont pas seulement des symboles : ce sont des atouts, qui vont donner un souffle nouveau à la gestion de cette ville, dans le respect et la fidélité à nos valeurs et à notre programme.
Devenir Maire, en particulier dans le contexte actuel, est un choix courageux. Tu nous trouveras à tes côtés pour exercer les responsabilités, présents sur le terrain, à l’écoute de nos concitoyens, attentifs à tout ce qui vit dans la ville.
A tes côtés, nous nous portons aussi les garants du rassemblement et de la cohésion de la majorité municipale. Nous n’avons pas de tentation hégémonique. Nous sommes nous-mêmes trop divers pour faire le choix de l’uniformité.
C’est sans doute le plus bel enseignement que nous a légué Louis Bayeurte, auquel nous pensons aujourd’hui.
L’engagement politique n’a de sens que s’il permet de faire travailler ensemble les hommes et les femmes de bonne volonté, s’il est mis à la disposition des citoyens et de l’intérêt général.
Nous ne sommes pas élus pour faire carrière.
Ce qui nous anime, c’est la conviction que l’action et l’engagement politiques peuvent contribuer à changer la vie, si nous restons toujours du côté de celles et ceux qui souffrent. Ce qui nous guide, c’est l’amour pour notre ville, la volonté de poursuivre une histoire – celle d’une ville fière, rebelle, solidaire, qui trace un chemin différent.
« Au printemps, dit le poète,
Tout a couleur de l’espérance
Que l’on se batte dans la rue
Ou qu’on y danse
Au printemps, de quoi rêvais-tu ?
D’un printemps ininterrompu »
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Cher Jean-Philippe, Monsieur le Maire, nous te faisons pleinement confiance pour poursuivre la belle histoire de Fontenay et nous sommes fiers, si fiers, d’emprunter ce chemin avec toi.
Je vous remercie de votre attention.

La victoire au coeur lourd

J’ai vécu hier soir une expérience inédite : la victoire au cœur lourd.

Entre la ville où j’ai grandi et celle où je travaille, toutes deux conquises par la droite, et quelques autres encore emportées par la vague bleue, il y avait donc bien Fontenay la rebelle, avec à sa tête le maire le mieux élu du Val-de-Marne.

Pendant que Jean-François Voguet proclamait les résultats, il me coulait des larmes d’émotions mêlées. Je ressentais, bien sûr, la fierté d’avoir participé à cette belle aventure, déjà décrite dans ces lignes et le soulagement d’avoir gagné, après six mois intenses de campagne.

Mais Fontenay n’est pas un îlot et, comme bien des camarades, je ne pouvais me départir d’une certaine tristesse, d’une inquiétude. Au-delà de ma situation personnelle, je pensais aux Maires communistes battus, à la douzaine de villes tombées aux mains du Front national et au paysage politique dans lequel il nous faudra désormais agir.

 

L’analyse de cette séquence électorale prendra un peu de temps et je ne prétends surtout pas la conduire seule ! Néanmoins, à partir de la situation de Fontenay, je me risque à avancer quelques facteurs d’explication, qui pourront nourrir la réflexion collective.

Il y a tout d’abord la popularité de notre Maire, constatée chaque jour de la campagne. Je sais que certains continuent de lui reprocher une certaine distance. En réalité, sa popularité est d’autant plus solide qu’elle se fonde sur le respect et la confiance qu’inspire un homme intègre et jamais sûr de son fait.

Il y a également cette conception particulière du mandat électif, initiée hier par Louis Bayeurte, poursuivie aujourd’hui par Jean-François Voguet, qui veut que les élu-e-s soient très présents sur le terrain, dans les initiatives municipales ou associatives, dans leurs quartiers respectifs, à la mairie… Nous devons cette disponibilité à nos concitoyens. Mais c’est aussi ce qui nous permet d’être toujours attentifs – et, si possible, réactifs – à ce qui se vit, se dit, s’échange dans la ville. Je crois que cette présence, intense et continue, est mise à notre crédit.

Il faut ajouter que cette présence a d’autant plus de poids que le Maire n’hésite pas à déléguer les responsabilités, dans un cadre collectif de fonctionnement. Ca aide à trouver sa place, à se sentir légitime pour aller dans tel ou tel endroit et, bien sûr, pour prendre des décisions et agir.

 

Pour en venir à des éléments pour une analyse plus globale, il semble acquis que la politique nationale a très fortement pesé dans le vote – et plus que je ne l’avais imaginé. Pour ma part, je pensais le rassemblement possible avec le Parti socialiste, malgré mon opposition à la politique gouvernementale, car je croyais que les choix des électeurs seraient avant tout guidés par des considérations locales. Je reconnais m’être trompée sur ce point. Cela laisse ouvert en entier le chantier de la reconstruction de la gauche.  

Pourquoi, dans ce contexte, les maires communistes ont-ils connu des fortunes si diverses, avec plusieurs pertes lourdes et symboliques en banlieue (Bobigny, Saint-Ouen, Villejuif…) au profit de la droite, que ne compensent pas les victoires à Aubervilliers et Montreuil (déjà à gauche) ?  Sans doute avons-nous bénéficié à Fontenay d’un contexte un peu moins dur qu’ailleurs – contexte qui n’est pas déconnecté, soit dit en passant, des choix politiques qui ont été faits dans cette ville depuis cinquante ans.

En tout cas, dans des villes moins mixtes socialement que la nôtre, plus pauvres également, il semble que les politiques municipales, même frappées du sceau de la solidarité et de la justice sociale, aient plus vite atteint leurs limites. Les réponses, mais aussi les perspectives données,  n’ont pas semblé suffisantes. Là où ce sentiment d’insuffisance aurait pu (aurait dû) aboutir à une démarche de construction et de mobilisation collective avec les équipes municipales en place, les Maires et les équipes sortants, mis en difficulté ou battus, ont été au contraire accusés d’éloignement, de déconnexion…

A Fontenay, sans céder aux promesses faciles (la pression était par exemple forte sur la police municipale), il me semble que nous avons réussi à faire passer le message, évidemment de façon partielle et inachevée, que la réalisation de notre programme ne serait possible qu’avec une mobilisation citoyenne d’ampleur.

C’est à cette mobilisation, alliant luttes sociales et engagement politique, que le Front de gauche doit œuvrer – sans pour autant chercher à l’encadrer, voire à la contenir complètement – s’il veut contribuer à la reconstruction de la gauche, perspective indispensable pour qui rêve encore à des jours « couleur d’orange » !

Donner une belle victoire à la gauche le 30 mars !

48 heures après le premier tour des élections municipales, certains enseignements semblent clairs : un vote-sanction contre le Gouvernement, en particulier dirigé contre le Parti socialiste (et dont pâtissent les autres forces de gauche, à commencer par le PCF-Front de gauche, quand elles lui sont alliées) ; une abstention élevée, notamment dans les quartiers populaires ; une droite en reconquête ; un Front national en progression (même si cette progression devra aussi se jauger en nombre de voix) et un certain nombre de villes de gauche qui ne seront « sauvées » dimanche prochain qu’au prix de triangulaires avec ledit Front national.

A Fontenay, au regard de tous ces paramètres, on apprécie d’autant mieux le beau score réalisé par la liste « Fontenay pour tous », qui recueille 48,4% des suffrages exprimés, soit 8055 voix, loin devant la droite (30,31%), le Parti socialiste (13,05%) et la liste de centre-droit (8,22%). En revanche, on ne peut se féliciter du taux de participation (52,10%), en baisse par rapport en 2008 (-2,66%) et légèrement en-dessous du taux de participation départemental (52,78%). Cependant, je note que la participation a été meilleure à Fontenay que dans la plupart des villes populaires du département (par exemple, l’abstention a largement passé la barre des 50% à Vitry et à Créteil et, dans une moindre mesure à Ivry et à Villejuif).

Les nombreuses discussions au porte-à-porte, dans les points de rencontre qui nous ont permis de convaincre certains abstentionnistes et de gagner des voix, une par une, ont sans doute porté leurs fruits. L’abstention reste néanmoins très élevée dans certains bureaux de la ville, implantés dans les quartiers les plus populaires (La Redoute, une partie des Larris, de Bois Cadet et de Jean Zay) mais, dans ces mêmes bureaux, les électeurs qui se sont déplacés ont massivement placé en tête la liste « Fontenay pour tous » (qui y dépasse largement les 50%, voire les 60%), nous accordant une confiance qui nous oblige et qui constitue – doit constituer – un socle pour l’avenir.

Comme je l’écrivais dans un précédent billet, cette campagne nous a en effet permis de déployer une dynamique et un engagement citoyens inédits. Il ne s’agit pas de les mettre sous cloche jusqu’à la prochaine fois… ce serait d’ailleurs difficile ! Par contre, il nous appartient de donner à cet engagement citoyen un espace pour grandir, s’affirmer, y compris en nous bousculant ! Bien sûr, nous devrons innover pour être une ville vraiment citoyenne, avec des pratiques démocratiques renforcées. De sujets apparemment techniques (la Métropole du Grand Paris, les règles locales d’urbanisme…), il nous faudra faire des enjeux de mobilisation populaire. C’est à ce prix que nous pourrons mettre en oeuvre le programme que nous proposons aux électrices et électeurs.

Mais j’y reviendrai une fois que nous serons élus… car il reste encore le deuxième tour ! Et ce n’est jamais une formalité, même si la droite ne semble pas en position de reconquête. En effet, elle perd en pourcentage (-2,35%) et en voix (-560 voix) par rapport à 2008, dans un contexte national pourtant plus favorable pour elle. Sans doute la liste conduite par Murielle Michon a-t-elle capté une partie de son électorat : à ce sujet, et bien que la tête de liste elle-même n’ait pas donné de consigne de vote, l’appel sans conditions et sans délais du MODEM, qui soutenait cette liste, à voter pour le candidat de droite aura eu raison des illusions des quelques-uns qui pensaient trouver là une alternative « ni de gauche, ni de droite ».

Quant au score du Parti socialiste (13,05%), il se passe de commentaires trop longs.  La déception affichée par M. Bédouret et ses colistiers, qui espéraient  »donner un nouvel élan à Fontenay » et, pour cela lui offrir un maire socialiste, en dit déjà beaucoup du décalage qu’il y a entre les aspirations populaires et les pratiques et solutions qu’une partie des responsables socialistes s’obstinent à proposer.  M. Bédouret a choisi de se contenter d’un appel à battre la droite, sans fusion des listes : je crois que ce choix convient au plus grand nombre des militant-e-s, tant la gestion municipale et la campagne agressive du Parti socialiste, en plus de nos graves divergences au plan national, nous avaient éloignés ces derniers mois.

Je pense néanmoins aux 2173 électeurs socialistes : pour moi, ils continuent de représenter une force vivante de la gauche. Je vois dans leur vote l’expression d’un attachement au pluralisme, qui caractérise l’histoire et l’identité de notre ville depuis 49 ans. A l’aube du second tour, je ne doute pas que la majorité d’entre eux saura apprécier le renouvellement, la diversité des parcours et des sensibilités que porte notre liste conduite par un homme intègre et expérimenté et qu’ils sauront reconnaître, dans le programme « Fontenay pour tous », les valeurs de gauche qui sont notre bien commun et notre seule issue dans le marasme actuel.

En avant, donc, pour donner à la gauche solidaire, écologiste et citoyenne, une belle victoire, dimanche 30 mars, à Fontenay !

Quelques réflexions sur notre campagne… avant le verdict des urnes

Il est toujours délicat de se livrer à l’exercice des pronostics quelques jours avant une élection. Entre ce que l’on sent, ce que l’on espère et ce que l’on craint, il y a quelquefois des marges difficiles à apprécier. Il me semble par contre à la fois assez intéressant et honnête de s’essayer à livrer quelques analyses sur la campagne électorale… avant le verdict des urnes. Je me lance, donc !

D’un point de vue interne, quoique large (puisque plusieurs centaines de personnes se sont impliquées de façon active dans la campagne), je trouve que nous avons réellement passé un cap dans l’engagement citoyen. Nous avons bien sûr à Fontenay une longue tradition (plus ancienne que moi !) de mobilisation, en particulier quand il s’agit de défendre les intérêts de « notre » ville.

Les jeunes à la MilongaDans cette campagne, nous avons cependant poussé plus loin le processus : aux côtés des militant-e-s adhérents d’un parti politique, les citoyen-ne-s non « encartés », désireux de s’impliquer dans la dynamique « Fontenay pour tous », n’ont pas été seulement invités à assister à des réunions ou à fournir « la main-d’œuvre » toujours nécessaire pour l’organisation pratique des initiatives.

Ils ont pu directement contribuer à l’élaboration du programme, en assistant aux ateliers mais aussi en participant à leur préparation et à leur animation. Sur le terrain, les militant-e-s communistes ont largement organisé le « porte-à-porte » mais ils ont pu compter sur des renforts venus d’autres organisations et des rangs citoyens. Ainsi, les pratiques et les expériences ont circulé, se sont diffusées.

Je vois plusieurs explications à cette belle dynamique collective.

« Fontenay pour tous » s’est donnée des règles de fonctionnement relativement exemplaires : l’ensemble des composantes a été associé à toutes les phases de discussion et de négociation, qu’il s’agisse du programme (en particulier dans la phase de synthèse), de la constitution de la liste et de la rédaction de l’accord final. Dans les instances de concertation et de décision, jusqu’au collectif électoral, les citoyen-ne-s ont été représentés, ainsi bien sûr que l’ensemble des composantes de « Fontenay pour tous ».

4 mars - Salle deboutJe crois aussi que chacun, individu et composante, se sent lié par la démarche dont nous étions convenus au départ : nous mettre d’accord sur les contenus pour constituer le socle de notre rassemblement. Le socle ayant ainsi été bâti de façon solide, chacun y est arrimé de façon solidaire. Bien sûr, chaque organisation politique garde sa place et saura, à l’avenir, faire valoir ses idées et ses différences. Mais il me semble que nous avons de quoi faire fonctionner la potentielle future majorité municipale de façon intelligente et partagée, d’autant que la liste reflète de belle façon notre diversité.

Dans cette réussite, je crois que la construction « Front de gauche » a joué un rôle : je parle de « construction » car le Front de gauche constitue à mon sens une démarche inachevée (un « work in progress »), qui a d’ailleurs montré des imperfections au niveau local (concernant notre processus interne de désignation des candidat-e-s) et qui tangue quelque peu au niveau national (je n’y reviens pas pour le moment). Mais je crois que cette construction nous a déjà fait progresser vers des modes d’échanges et de décision plus démocratiques.

Alors, tout n’est pas parfait, loin de là… Mais cette construction collective, citoyenne et enthousiaste, nous a donné du cœur à l’ouvrage pour multiplier les temps de rencontre et d’échanges avec la population, à un niveau rarement atteint (ce sont les plus anciens qui le disent !), qu’il s’agisse des rencontres au porte-à-porte (dans les quartiers Bois Cadet, Larris, Jean Zay, Pasteur…, l’ensemble des immeubles a été visité au moins une fois !), des ateliers pour construire le programme, des points de rencontre, des repas solidaires ou des initiatives centrales…

Il fallait bien cela pour avoir encore envie de faire de la politique, au sens le plus noble du terme, dans un climat morose. Il ressort en effet de nos multiples rencontres un fort sentiment d’abattement, là où nous préfèrerions trouver de la colère. Les gens semblent peu enclins à se battre, certains rejettent en bloc les « politiciens » et ne veulent pas voter.

Paradoxalement, et c’est ce qui fait tout l’intérêt d’une campagne pour les élections municipales, le Maire est attendu comme le seul à pouvoir résoudre bien des maux. Cela suscite un certain nombre d’attentes déçues (sur le logement, sur l’emploi, sur la sécurité…), sans pour autant que les discours démagogiques de nos adversaires sur ces sujets aient beaucoup de prise. Nombreux sont aussi les habitant-e-s qui nous ont témoigné de leur attachement à leur Maire et à leur ville.

Distribution Patinoire 15 marsCertains diront peut-être qu’il n’y a là qu’une reconnaissance du ventre ou un attachement dépourvu de toute forme de politisation (le Maire reste l’élu préféré des Français, toutes tendances politiques confondues). Pour ma part, j’y vois tout d’abord un manifeste silencieux en faveur de la démocratie de proximité, aujourd’hui largement remise en cause et attaquée.

Et c’est d’abord cette exigence démocratique et citoyenne que j’ai la volonté de porter, dans le fond et dans la forme, si les électeurs nous font l’honneur, avec Jean-François Voguet et tous les candidat-e-s de la liste « Fontenay pour tous », de nous confirmer à la tête de la ville.

De nouveau candidate !

Voici le petit texte, (et la photo !), déjà publiés sur le site Fontenay pour tous, pour expliquer le sens de ma candidature aux côtés de Jean-François Voguet, sur la liste de large rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes qu’il conduit :

Portrait de candidateÉlue municipale depuis 2008, j’ai trouvé dans l’exercice de ce mandat local beaucoup de satisfactions : les contacts quotidiens avec les habitant-e-s et le sentiment de pouvoir leur être utile (parfois !) sont une grande source d’apprentissage et d’épanouissement.

Il y a aussi des moments plus difficiles, tant la confiance des gens dans la politique ou les « politiciens » (comme disent beaucoup) diminue. Au sein de l’équipe conduite par Jean-François Voguet, à la fois expérimentée et renouvelée, j’espère que nous continuerons de faire la démonstration qu’il y a dans ce pays des élu-e-s intègres, préoccupés par la chose commune, au service de leurs concitoyen-ne-s.

Pour ce qui me concerne, maman d’un petit garçon de huit mois, cadre dans la fonction publique territoriale, je me suis interrogée sur la possibilité de continuer à ajouter à cette double casquette, qu’endossent bien des femmes, un troisième « chapeau » : celui d’élue locale.  L’envie de continuer à agir, notamment pour améliorer la condition des femmes, a été la plus forte !

Je ferai donc tout mon possible pour concilier au mieux ces trois engagements, comme plusieurs de mes collègues au sein du Conseil municipal. La tâche est difficile mais c’est aussi cela qui fera de nous des élu-e-s à l’image des Fontenaysien-ne-s !

Municipales : le rassemblement n’est pas en solde !

Il y a six mois, annonçant la naissance de mon fils, je disais que je serais sûrement amenée à reparler de la difficile conciliation entre carrière professionnelle, engagement militant et vie de jeune parent ! Et bien, finalement, mon silence sur ce blog est plus éloquent que bien des discours. Toujours cadre à temps plein, j’ai aussi mis les bouchées doubles sur le plan militant (campagne des élections municipales oblige !)… tout en gardant le plus de temps possible pour mon petit bonhomme. Alors, trouver du temps pour mettre tout cela en mots, c’est presque mission impossible. J’aurais pourtant bien des choses à dire !

Atelier Enfance

Lors de l’atelier « L’enfant dans la ville »

Ces jours-ci, c’est l’élaboration du programme de la liste « Fontenay pour tous » qui m’occupe, puisque je suis chargée de coordonner ce travail. Depuis mi-novembre, nous avons organisé 13 ateliers thématiques qui ont, chacun, réuni entre 20 et 60 personnes avec des « fidèles » mais aussi des têtes nouvelles à chaque fois. Inutile d’en faire des tartines sur la richesse des échanges auxquels cela a donné lieu : j’aurais l’air de débiter des poncifs, quand il suffit de prendre connaissance des synthèses des ateliers pour en juger par soi-même ! Il faut aussi venir faire un tour à l’école Michelet, ce samedi 25 janvier de 13h30 à 18h pour découvrir le fruit de ce travail et, puisqu’il est encore temps, y apporter sa pierre.

Couscous aux Larris - Discours JFV

Au couscous des Larris

Voilà qui vaut mieux que tous les accords d’appareil. Je ne suis pourtant pas naïve : je sais que les accords d’appareil font partie de la vie politique, même si cet aspect-là ne m’a jamais beaucoup attirée. Je sais aussi que ces accords se concluent en fonction des rapports de forces. Comme je l’avais dit il y a plusieurs mois déjà, j’étais bien convaincue que la dynamique populaire et citoyenne que nous mettrions en mouvement déterminerait pour beaucoup la position des uns et des autres.

Or, quand près de 300 personnes se réunissent aux Larris pour partager un couscous à la veille de Noël ou quand 50 autres viennent à l’école Jean Zay pour un temps d’échanges, un vendredi soir, sur l’avenir de leur quartier et de leur ville, je peux dire sans forfanterie, et sans excès d’optimisme, que le vent souffle dans notre dos. De fait, certains ont sans doute senti la bourrasque en sens contraire !

Pourtant, c’est tout sauf le moment de crier victoire. Ce serait imprudent et, surtout, très déplacé. Car, si nous sentons dans cette campagne beaucoup d’attentes et de confiance, aussi, à notre égard comme si la Ville était le dernier « rempart », nous rencontrons aussi beaucoup de gens désabusés, en colère ou trop noyés dans leurs problèmes pour nous prêter attention. Nous craignons une abstention élevée.

Point de rencontre 11 janvier

Un point de rencontre, à Jean Zay

Pour moi, tout rassemblement devra donc se conclure en respectant deux principes :

Premièrement, ce rassemblement devra se conclure sur la base de contenus clairement énoncés et assumés collectivement. Il est hors de question que le travail fourni depuis des semaines soit nié, il n’est pas envisageable non plus que, dès le lendemain de l’élection, certains ne se sentent plus liés par les engagements pris devant la population, comme ce fut le cas en 2008.

Deuxièmement et, bien sûr, cela va de pair, ce rassemblement ne devra pas se faire au détriment de celles et ceux qui se sont engagés avec nous dès le départ, à qui nous avons dit que nous croyions à l’investissement citoyen, à la construction collective, à la décision partagée. Cela supposera de faire de la place sur la liste à des nouvelles têtes, des sans-cartes, des plus jeunes, des différents et même à des « anciens » qui ont jugé la fidélité à nos valeurs communes plus importante que les aventures solitaires.

Chaussures rouges

Un peu de rouge dans la campagne !

Si ces deux principes sont respectés, j’aurai grand plaisir à proposer ma candidature pour un second mandat. Mais c’est une autre histoire et nous aurons l’occasion d’en reparler !

Construire ensemble les propositions dont nous avons besoin

C’est difficile de mener campagne tout en trouvant le temps d’en parler… surtout que je dois aussi remplir mes obligations professionnelles et préserver un peu de temps pour ma nouvelle vie de maman !

J’essaie donc de reprendre le fil de ce blog après plusieurs jours d’interruption. Il y a beaucoup de sujets que j’aurais aimé pouvoir développer, à commencer par la vigueur un peu tardive avec laquelle Jean-Marc Ayrault s’est décidé à condamner les attaques racistes dont a fait l’objet Christiane Taubira ces dernières semaines.

Quand on est un Premier ministre « de gauche », il ne suffit pas de s’indigner contre les attaques ignobles dont sa ministre fait l’objet (surtout quand on paraît avoir hésité un moment avant de le faire…), il faut aussi s’interroger sur le contexte économique et social qui donne un nouvel écho à ces propos que l’on croyait d’un autre âge.

Car ce qui est effrayant, ce ne sont pas tant les propos aussi outranciers qu’inacceptables de quelques individus d’extrême-droite, osant comparer une femme noire à une guenon. Malheureusement, nous savons que les racistes de cette espèce n’ont jamais cessé d’exister.

Ce qui est effrayant, c’est le peu de réactions – du moins, dans un premiers temps – que ces propos ont suscitées comme si les « belles voix » auxquelles Mme Taubira en a appelé s’étaient soudain trouvées tétanisées.

Car que dire au peuple pour l’empêcher de sombrer dans les sentiments plus vils quand, au plus haut sommet de l’Etat, on continue de renvoyer dans leur pays d’origine ceux qui étaient venus chercher en France une vie un peu meilleure ? Quand on se montre si impuissant à enrayer la fermeture et la délocalisation des usines ? Quand on laisse les capitaux circuler librement mais qu’on condamne les femmes et les hommes à vivre entre les quatre murs d’une existence sans perspectives ?

L’espoir est la meilleure façon de lutter contre le racisme car je continue de penser que les réflexes d’entre soi, les sentiments racistes, pour aussi inexcusables qu’ils soient, sont la conséquence, bien plus que la cause, du délitement social dans lequel notre pays se trouve actuellement plongé.

La transition avec notre campagne pour les élections municipales paraîtra peut-être bien prétentieuse. J’ai conscience que nous ne réglerons pas tout au niveau local – c’est d’ailleurs ce que les gens ont souvent bien du mal à comprendre demandant au Maire, comme un dernier rempart, de régler tous les problèmes du logement à l’emploi, en passant par la sécurité.

Mais je crois quand même à la justesse de notre démarche : nous mettre le plus nombreux possible autour de la table pour donner force, contenu et crédibilité aux propositions que nous porterons pour notre ville. C’est le sens des ateliers thématiques que nous lançons ce soir. Le premier des 14 ateliers thématiques aura lieu à 19h30, à l’école Jean Zay, et nous nous y demanderons comment « habiter Fontenay », ensemble et dans des conditions dignes !

Fontenay pour tou-te-s, nous sommes lancé-e-s !

Après avoir passé pas mal de temps – comme beaucoup d’autres militant-e-s – à préparer et faire connaître l’initiative du 5 octobre et après, surtout, le très beau succès qu’a rencontré ce lancement de campagne samedi dernier, à l’école Michelet, il aurait sans doute fallu que je me précipite sur le clavier pour en rendre compte et ainsi disséminer sur la Toile la nouvelle de cette jolie réussite ! Mais, voilà, il y avait aussi, ce lundi, ma reprise du travail après 4 mois de congé maternité et les débuts à la crèche de mon petit bonhomme… soit deux événements très importants et qui m’ont bien accaparée !

5 octobre - Jean ZayQu’importe, un peu de recul est aussi salutaire et ça m’a donné un peu de temps pour lire ce qui s’écrivait ici et là. J’ai bien ri en lisant les commentaires de ceux qui, à partir des photos publiées, ont compté et recompté les rangées de chaises qu’ils ont essayé de multiplier par le nombre de têtes blanches et auxquelles certains ont même tenté de retrancher les employés municipaux… bref, autant de savants (?) calculs pour tant bien que mal masquer l’évidence : il y avait énormément de monde à l’école Michelet samedi dernier ! Au moins 450 personnes et ce n’est pas moi qui le dis, mais le président de l’association du Plateau, que nul ne pourra accuser de connivence avec nous.

5 octobre - La foule à MicheletMais là n’est pas le plus important. J’avais bien dit, de toute façon, que la dynamique citoyenne, que nous avons initiée ce samedi, en surprendrait plus d’un. Et je dois dire qu’elle nous a surpris nous-mêmes ! Il y avait bien sûr les compagnons habituels, ceux des bons et des mauvais jours. Il y avait aussi des dizaines de visages inconnus, mais sur lesquels on reconnaissait bien toutes les couleurs de Fontenay. Et puis il y avait celles et ceux qu’on espérait mais que nous ne nous attendions pas à voir ou peut-être pas tout de suite. Anciens candidats (récents) sous d’autres étiquettes de gauche, responsables associatifs, employés municipaux qu’on croyait un peu fâchés… : je ne cite pas de noms car je ne veux prendre en otage personne et laisser à chacun-e la liberté de continuer son cheminement, de dévoiler soi-même son engagement.

5 octobre - Zoom sur la fouleCar c’est bien de cela dont il s’agissait samedi soir, ce à quoi nous invitait Jean-François Voguet : nous engager sur une route ensemble. On l’a senti touché au moment de citer le nom de chaque élu-e de sa majorité qui l’entourait car celles et ceux qui le connaissent savent sa passion du collectif. D’une certaine façon, ses adversaires qui parlent de manque de « transversalité », de pratiques non démocratiques dans la gestion municipale tapent juste : non que ces critiques soient fondées (connaît-on beaucoup d’édiles qui délèguent à leurs adjoints, non issus de leur parti, les finances ou l’urbanisme ?) mais parce qu’elles touchent au cœur de ce qui fondent les qualités politiques et humaines de notre Maire.

5 octobre - JFV et les élusIls tapent juste mais à leurs dépens ! car attaquer Jean-François Voguet sur ce plan-là, c’est lui donner plus envie encore de déployer une dynamique collective, de distribuer et d’échanger la parole dans la ville, de donner plus de place sur la future liste à celles et ceux qui font la richesse politique, associative, citoyenne… de notre ville.

Cette première initiative de campagne très réussie ne doit surtout pas nous « endormir ». Elle constitue un point d’appui, une rampe de lancement pour construire avec le plus grand nombre possible de Fontenaysien-ne-s le projet dont nous avons besoin pour la ville. Plus de 200 personnes ont d’ores et déjà laissé leurs coordonnées pour s’engager activement dans la campagne et, notamment, faire partie du comité d’action et d’initiative citoyenne qui sera chargé de mener la campagne dans les quartiers, d’animer des ateliers thématiques pour construire les propositions du programme, d’organiser les initiatives politiques et festives de la campagne… Nous ferons bientôt connaître la date de la réunion d’installation de ce comité.

 

 Fontenay pour tou-te-s, nous sommes lancé-e-s !   

Un week-end en campagne (acte 1, scène 1)

Il va falloir que je me remette sérieusement au footing car j’ai vécu un week-end sportif… et ce n’est qu’un début, en cette année d’élections municipales !

Après un Conseil municipal, jeudi soir, assez tendu (mais, malgré les rodomontades de celui qui se voit déjà calife à la place du calife, tous les points à l’ordre du jour ont été adoptés…), certains ont dû être surpris de voir la dynamique militante qui a commencé à se déployer ce week-end pour faire connaître l’initiative du samedi 5 octobre prochain.

Flyer 5 octobreDans tous les quartiers, en effet, des points de distribution ont été organisés, pour inviter les Fontenaysien-ne-s à participer à cet événement qui marquera le lancement officiel de la campagne de notre Maire, Jean-François Voguet et de toutes celles et tous ceux qui veulent s’engager dans la construction d’un programme et d’une liste de large rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes.

Elus COCI à Jean ZayJ’ai commencé samedi matin par une distribution dans mon quartier Jean Zay, devant la boulangerie. L’accueil fut chaleureux, parce que les habitant-e-s du quartier ont l’habitude de nous rencontrer à cet endroit (ça aide de ne pas se réveiller seulement au moment des élections !) mais aussi parce qu’on sent un attachement réel à la politique municipale et à celui que bien des gens appellent « notre Maire ». Sans doute ces quelques lignes paraîtront-elles comme bien trop subjectives à quelques esprits malins mais je fais là encore le pari que la dynamique citoyenne qui va se mettre en branle dans les semaines à venir en surprendra plus d’un (en particulier parmi ceux qui ne prennent pas la mesure du rejet et de la colère que suscite la politique menée par le Gouvernement).

Distribution RigollotsDans l’après-midi, j’ai aussi grossi le nombre des copains qui, tout le week-end, ont battu le pavé dans le quartier des Rigollots, à l’occasion de la Fête d’automne, au cours de laquelle nous avons distribué plus de 2000 invitations pour l’initiative du 5 octobre. Quand les socialistes diviseurs sont passés devant nous, ils faisaient triste mine… Quant au candidat de la droite unie, qui a aussi arpenté les allées de la brocante, certes, il ne serre pas encore beaucoup de mains, tant son visage et son nom restent méconnus de la majorité des Fontenaysien-ne-s mais il est indéniable qu’il occupe le terrain et que la division de la gauche lui donne des espoirs (qui ne sont d’ailleurs pas complètement infondés, malheureusement).

Distribution OrdivalOutre cette activité militante déjà intense, le week-end fut également riche d’initiatives officielles. Samedi, en début d’après-midi, j’étais au collège Jean Macé pour la deuxième édition d’Ordival, c’est-à-dire la distribution par le Conseil général d’un ordinateur à tou-te-s les élèves entrant en sixième.

Art CitéEn fin de journée, j’étais à l’Hôtel de ville pour l’inauguration de la désormais traditionnelle et renommée manifestation Art Cité. J’ai eu des coups de coeur pour les toiles d’Isabelle Diffre, qui a d’ailleurs été primée, mais aussi pour les sculptures de Laurence Bessas-Joyeux, que je connaissais déjà puisqu’elle est installée à la Fonderie.

Cérémonie Chili 40 ansEnfin, ce dimanche matin, j’étais dans le Parc de l’Hôtel de ville pour une très belle cérémonie du souvenir 40 ans après le coup d’État au Chili et la disparition de Salvador Allende. Il y eut un grand moment d’émotion quand Jacques Damiani, ancien résistant déporté, déposa une gerbe devant ses camarades et ami-e-s latino-américains, dont il avait organisé l’accueil à Fontenay, à mesure que les dictatures les chassaient de leur pays. Un souffle, aussi fragile que tangible, traversa alors l’assistance : la conviction que se nichait là l’identité de notre ville, digne et rebelle, accueillante et solidaire, et que nous serions bien nombreux-ses pour la défendre dans les mois à venir…