Enfin une bonne nouvelle pour les femmes !

D’après le projet de budget de la Sécurité sociale, présenté lundi dernier, les interruptions volontaires de grosses (IVG) seront remboursées à 100% par l’assurance maladie, à toutes les femmes, à partir de 2013 (contre un taux de remboursement de 70% à 80% actuellement). Le projet de budget prévoit également de revaloriser le tarif de l’IVG, afin de le mettre en cohérence avec les coûts réels induits pour les établissements et garantir un accompagnement suffisant des femmes demandant une IVG.

Un combat toujours d’actualité !

Voilà donc une revendication ancienne des féministes qui est satisfaite par le Gouvernement, alors que Roselyne Bachelot l’avait promis mais jamais réalisé ! C’est bien sûr une bonne nouvelle pour les femmes. C’est aussi une mesure symbolique en réponse à la proposition qu’avait portée Marine Le Pen, durant la campagne électorale, de ne plus rembourser l’IVG.

Cependant, la question de l’accès à l’IVG dans notre pays ne s’en trouve pas résolue pour autant. En effet, ce qui menace le plus le respect de ce droit, c’est le manque de centres IVG. Depuis 2002, 180 centres ont fermé dans notre pays. Aujourd’hui, il n’est pas rare d’attendre 3 semaines avant d’être reçue pour une première consultation, quand on appelle un hôpital pour une IVG. Bien trop souvent, entre le moment où la femme découvre sa grossesse, celui où elle prend la décision de l’interrompre et le moment où est elle enfin reçue en consultation, le délai légal de 12 semaines est dépassé.

Pour garantir réellement la liberté des femmes à disposer de son corps, il faut donc, désormais, que le président François Hollande tienne son autre promesse de candidat : ouvrir (ou réouvrir) un centre IVG dans chaque hôpital public.