8 mars : défendre nos conquêtes, gagner de nouveaux droits envers et contre tout(s) !

Je publie ci-dessous quelques extraits de l’intervention que j’ai prononcée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes :

Nous arrivons au terme du mandat municipal et c’est donc la sixième fois que je prends la parole devant vous à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Je le fais toujours avec beaucoup de plaisir et, cette année, avec une émotion particulière.

Malheureusement, en six ans, la nécessité d’agir pour les droits des femmes et pour l’égalité ne s’est pas atténuée, au contraire. En 2008, la crise économique commençait. Ce n’est pas cette crise qui a créé les inégalités entre les femmes et les hommes mais elle les a encore aggravées.

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Malgré la bonne volonté affichée par le ministère des droits des femmes, il y a peu de chances que la situation s’améliore si le Gouvernement persiste dans la voie de l’austérité et de la réduction de la dépense publique. Car moins de dépenses publiques, c’est forcément moins de crèches, moins de prestations sociales…, en bref, moins de services publics pour accompagner les femmes dans leur quête d’autonomie et d’égalité.

Bien sûr, je l’ai dit, la crise n’est pas la responsable de tous les maux des femmes. Les racines des inégalités entre les femmes et les hommes sont profondément ancrées au cœur de nos sociétés, de nos pratiques sociales et culturelles et doivent interroger chacune et chacun d’entre nous.

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A l’occasion du débat sur le mariage pour tous et, plus récemment, à propos des « ABCD de l’égalité » à l’école qui visent à sensibiliser les enfants à l’égalité entre les filles et les garçons, les discours les plus conservateurs, les plus archaïques se sont en effet libérés.

L’égalité fait peur car elle est un puissant facteur d’émancipation pour tous les individus. Car l’égalité, c’est la liberté pour chaque individu, homme ou femme, de vivre sa vie personnelle, amoureuse, sociale, professionnelle, comme il ou elle l’entend.

Alors, dans tout ça, que peut faire une Ville comme la nôtre pour améliorer la condition des femmes et progresser dans le sens de l’égalité entre les femmes et les hommes ?

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Il est un domaine, en particulier, dans lequel je suis fière des progrès que nous avons faits : il s’agit de l’accompagnement des femmes victimes de violences. Nous avons travaillé sur l’accueil coordonné au sein des services municipaux, nous en avons fait un critère d’accès prioritaire au logement, nous avons soutenu l’ouverture d’appartements-relais dans la ville, nous avons renforcé les partenariats avec les associations locales qui travaillent dans ce domaine.

Le chemin est encore long pour éradiquer ce fléau des violences faites aux femmes. Je n’oublie pas Tanja, morte à Fontenay il y a quatre ans sous les coups de son ex-compagnon. Je pense à toutes ces femmes, rencontrées depuis six ans, qui ont poussé ma porte, ou celle de mes collègues, pour venir trouver de l’aide quand elles ont décidé de briser la spirale de la violence. Nous avons pu en aider certaines, même si nous avons quelquefois été confrontés à un grand sentiment d’impuissance. Je pense aussi à toutes ces femmes qui n’ont pas encore pu parler : je leur souhaite du courage et je leur dis que nous nous tiendrons à leurs côtés.

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Il y a six ans, quand le Maire m’a proposé de prendre en charge la délégation aux droits des femmes, j’avoue que je n’avais pas forcément conscience de tous les combats qu’il y avait encore à mener pour atteindre l’égalité.

J’étais une jeune femme attachée à sa liberté et à ses droits. J’ai compris que ces droits n’étaient pas des acquis mais des conquêtes. J’ai mieux pris conscience des discriminations que nous continuons de subir en tant que femmes. On nous demande encore de faire nos preuves en nous adaptant à un monde pensé par et pour les hommes.

Je crois qu’il ne faut pas céder : il ne faut pas nous adapter à ce monde mais changer le monde à notre façon, pour en faire un monde d’égalité et de liberté. Les hommes nous diront « merci »… et peut-être même qu’ils nous aideront !

De nouveau candidate !

Voici le petit texte, (et la photo !), déjà publiés sur le site Fontenay pour tous, pour expliquer le sens de ma candidature aux côtés de Jean-François Voguet, sur la liste de large rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes qu’il conduit :

Portrait de candidateÉlue municipale depuis 2008, j’ai trouvé dans l’exercice de ce mandat local beaucoup de satisfactions : les contacts quotidiens avec les habitant-e-s et le sentiment de pouvoir leur être utile (parfois !) sont une grande source d’apprentissage et d’épanouissement.

Il y a aussi des moments plus difficiles, tant la confiance des gens dans la politique ou les « politiciens » (comme disent beaucoup) diminue. Au sein de l’équipe conduite par Jean-François Voguet, à la fois expérimentée et renouvelée, j’espère que nous continuerons de faire la démonstration qu’il y a dans ce pays des élu-e-s intègres, préoccupés par la chose commune, au service de leurs concitoyen-ne-s.

Pour ce qui me concerne, maman d’un petit garçon de huit mois, cadre dans la fonction publique territoriale, je me suis interrogée sur la possibilité de continuer à ajouter à cette double casquette, qu’endossent bien des femmes, un troisième « chapeau » : celui d’élue locale.  L’envie de continuer à agir, notamment pour améliorer la condition des femmes, a été la plus forte !

Je ferai donc tout mon possible pour concilier au mieux ces trois engagements, comme plusieurs de mes collègues au sein du Conseil municipal. La tâche est difficile mais c’est aussi cela qui fera de nous des élu-e-s à l’image des Fontenaysien-ne-s !

Municipales : le rassemblement n’est pas en solde !

Il y a six mois, annonçant la naissance de mon fils, je disais que je serais sûrement amenée à reparler de la difficile conciliation entre carrière professionnelle, engagement militant et vie de jeune parent ! Et bien, finalement, mon silence sur ce blog est plus éloquent que bien des discours. Toujours cadre à temps plein, j’ai aussi mis les bouchées doubles sur le plan militant (campagne des élections municipales oblige !)… tout en gardant le plus de temps possible pour mon petit bonhomme. Alors, trouver du temps pour mettre tout cela en mots, c’est presque mission impossible. J’aurais pourtant bien des choses à dire !

Atelier Enfance

Lors de l’atelier « L’enfant dans la ville »

Ces jours-ci, c’est l’élaboration du programme de la liste « Fontenay pour tous » qui m’occupe, puisque je suis chargée de coordonner ce travail. Depuis mi-novembre, nous avons organisé 13 ateliers thématiques qui ont, chacun, réuni entre 20 et 60 personnes avec des « fidèles » mais aussi des têtes nouvelles à chaque fois. Inutile d’en faire des tartines sur la richesse des échanges auxquels cela a donné lieu : j’aurais l’air de débiter des poncifs, quand il suffit de prendre connaissance des synthèses des ateliers pour en juger par soi-même ! Il faut aussi venir faire un tour à l’école Michelet, ce samedi 25 janvier de 13h30 à 18h pour découvrir le fruit de ce travail et, puisqu’il est encore temps, y apporter sa pierre.

Couscous aux Larris - Discours JFV

Au couscous des Larris

Voilà qui vaut mieux que tous les accords d’appareil. Je ne suis pourtant pas naïve : je sais que les accords d’appareil font partie de la vie politique, même si cet aspect-là ne m’a jamais beaucoup attirée. Je sais aussi que ces accords se concluent en fonction des rapports de forces. Comme je l’avais dit il y a plusieurs mois déjà, j’étais bien convaincue que la dynamique populaire et citoyenne que nous mettrions en mouvement déterminerait pour beaucoup la position des uns et des autres.

Or, quand près de 300 personnes se réunissent aux Larris pour partager un couscous à la veille de Noël ou quand 50 autres viennent à l’école Jean Zay pour un temps d’échanges, un vendredi soir, sur l’avenir de leur quartier et de leur ville, je peux dire sans forfanterie, et sans excès d’optimisme, que le vent souffle dans notre dos. De fait, certains ont sans doute senti la bourrasque en sens contraire !

Pourtant, c’est tout sauf le moment de crier victoire. Ce serait imprudent et, surtout, très déplacé. Car, si nous sentons dans cette campagne beaucoup d’attentes et de confiance, aussi, à notre égard comme si la Ville était le dernier « rempart », nous rencontrons aussi beaucoup de gens désabusés, en colère ou trop noyés dans leurs problèmes pour nous prêter attention. Nous craignons une abstention élevée.

Point de rencontre 11 janvier

Un point de rencontre, à Jean Zay

Pour moi, tout rassemblement devra donc se conclure en respectant deux principes :

Premièrement, ce rassemblement devra se conclure sur la base de contenus clairement énoncés et assumés collectivement. Il est hors de question que le travail fourni depuis des semaines soit nié, il n’est pas envisageable non plus que, dès le lendemain de l’élection, certains ne se sentent plus liés par les engagements pris devant la population, comme ce fut le cas en 2008.

Deuxièmement et, bien sûr, cela va de pair, ce rassemblement ne devra pas se faire au détriment de celles et ceux qui se sont engagés avec nous dès le départ, à qui nous avons dit que nous croyions à l’investissement citoyen, à la construction collective, à la décision partagée. Cela supposera de faire de la place sur la liste à des nouvelles têtes, des sans-cartes, des plus jeunes, des différents et même à des « anciens » qui ont jugé la fidélité à nos valeurs communes plus importante que les aventures solitaires.

Chaussures rouges

Un peu de rouge dans la campagne !

Si ces deux principes sont respectés, j’aurai grand plaisir à proposer ma candidature pour un second mandat. Mais c’est une autre histoire et nous aurons l’occasion d’en reparler !

Un monde sans Nelson Mandela

Il faudra donc apprendre à vivre sans Nelson Mandela.

Oh non, ce n’est pas qu’on y pensait tous les jours. Et ces derniers temps, on se disait même que cette existence-là n’avait plus beaucoup de sens, qu’il vaudrait mieux laisser ce grand monsieur s’en aller tranquillement.

Mais dans un monde qui continue de marcher à l’envers, Nelson Mandela faisait partie de ces très rares contemporains dont la présence, à elle seule, suffit à faire perdurer l’espérance.

Je me souviens de ces images de Nelson Mandela marchant, libre, dans les rues du Cap et de l’émotion de mon père les découvrant, en direct, à la télévision. Il m’avait si souvent dit qu’un jour, notre « copain » Mandela sortirait de prison. Je crois que bien des enfants de militant-e-s communistes, nés dans les années 1970 et 1980, se souviennent de ce combat pour la libération de Nelson Mandela, qui a bercé leurs plus jeunes années. Je fus de ceux-là (la photo en témoigne…) et je crois que ça m’a permis de grandir un peu plus droit. Nora avec autocollants MandelaMais prendre Nelson Mandela comme modèle serait prétentieux et quelques mots ne suffiraient pas à résumer un parcours aussi complexe qu’exemplaire Je n’ajouterai pas ma voix au concert de ceux qui, déjà, dressent de « Madiba » un portrait trop lisse, trop incolore.

Nelson Mandela fut un homme en colère, qui eut la grandeur d’âme et le courage de transformer la haine en un moteur puissant d’humanité. Sa leçon est éternelle. Merci, Monsieur Mandela.

« J’ai consacré toute ma vie à la lutte du peuple africain. J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dont tous les membres puissent vivre ensemble en harmonie et avec les mêmes chances. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère voir se réaliser. Mais s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.»

Déclaration de Nelson Mandela à ses juges, 20 avril 1964

Construire ensemble les propositions dont nous avons besoin

C’est difficile de mener campagne tout en trouvant le temps d’en parler… surtout que je dois aussi remplir mes obligations professionnelles et préserver un peu de temps pour ma nouvelle vie de maman !

J’essaie donc de reprendre le fil de ce blog après plusieurs jours d’interruption. Il y a beaucoup de sujets que j’aurais aimé pouvoir développer, à commencer par la vigueur un peu tardive avec laquelle Jean-Marc Ayrault s’est décidé à condamner les attaques racistes dont a fait l’objet Christiane Taubira ces dernières semaines.

Quand on est un Premier ministre « de gauche », il ne suffit pas de s’indigner contre les attaques ignobles dont sa ministre fait l’objet (surtout quand on paraît avoir hésité un moment avant de le faire…), il faut aussi s’interroger sur le contexte économique et social qui donne un nouvel écho à ces propos que l’on croyait d’un autre âge.

Car ce qui est effrayant, ce ne sont pas tant les propos aussi outranciers qu’inacceptables de quelques individus d’extrême-droite, osant comparer une femme noire à une guenon. Malheureusement, nous savons que les racistes de cette espèce n’ont jamais cessé d’exister.

Ce qui est effrayant, c’est le peu de réactions – du moins, dans un premiers temps – que ces propos ont suscitées comme si les « belles voix » auxquelles Mme Taubira en a appelé s’étaient soudain trouvées tétanisées.

Car que dire au peuple pour l’empêcher de sombrer dans les sentiments plus vils quand, au plus haut sommet de l’Etat, on continue de renvoyer dans leur pays d’origine ceux qui étaient venus chercher en France une vie un peu meilleure ? Quand on se montre si impuissant à enrayer la fermeture et la délocalisation des usines ? Quand on laisse les capitaux circuler librement mais qu’on condamne les femmes et les hommes à vivre entre les quatre murs d’une existence sans perspectives ?

L’espoir est la meilleure façon de lutter contre le racisme car je continue de penser que les réflexes d’entre soi, les sentiments racistes, pour aussi inexcusables qu’ils soient, sont la conséquence, bien plus que la cause, du délitement social dans lequel notre pays se trouve actuellement plongé.

La transition avec notre campagne pour les élections municipales paraîtra peut-être bien prétentieuse. J’ai conscience que nous ne réglerons pas tout au niveau local – c’est d’ailleurs ce que les gens ont souvent bien du mal à comprendre demandant au Maire, comme un dernier rempart, de régler tous les problèmes du logement à l’emploi, en passant par la sécurité.

Mais je crois quand même à la justesse de notre démarche : nous mettre le plus nombreux possible autour de la table pour donner force, contenu et crédibilité aux propositions que nous porterons pour notre ville. C’est le sens des ateliers thématiques que nous lançons ce soir. Le premier des 14 ateliers thématiques aura lieu à 19h30, à l’école Jean Zay, et nous nous y demanderons comment « habiter Fontenay », ensemble et dans des conditions dignes !

Aux Assises du Val-de-Marne, une victoire pour les droits des femmes

Ce mercredi 16 octobre, un homme a été condamné à trois ans de prison ferme par la cour d’assises du Val-de-Marne pour avoir violé son épouse. La cour a assorti cette condamnation de deux ans d’emprisonnement avec sursis et de l’inscription de l’accusé au fichier des auteurs de violences sexuelles.

Comme l’a déclaré l’une des avocates de la victime, « c’est une victoire » car le viol conjugal, bien qu’inscrit dans notre droit, reste peu reconnu et rarement renvoyé devant une juridiction criminelle. Beaucoup, dans la société, mais également parmi les magistrats, continuent de douter qu’on puisse parler de viol au sein d’un couple, quand bien même la femme subit des violences depuis de longues années (comme ce fut le cas dans cette affaire).

Il faut saluer le courage de la victime qui a refusé le huis clos afin de « parler au nom de toutes ces femmes qui ont subi des violences«  selon son autre avocate. C’est d’autant plus courageux qu’une fois de plus, la justice a été très longue à faire son oeuvre puisque le procès est intervenu près de trois ans après les faits.

Ce procès marque donc une victoire pour les droits des femmes mais illustre aussi, et une fois encore, le manque de moyens, dans notre pays, pour lutter contre les violences faites aux femmes. En tant qu’élue locale, je dois dire que la relative impuissance dans laquelle je me trouve pour répondre aux situations de violences conjugales m’est de plus en plus insupportable.

Heureusement, nous arrivons quelquefois à faire bouger un peu les choses. Récemment, avec mon collègue Jean-Philippe Gautrais, nous avons obtenu d’un bailleur qu’il raccourcisse la période de préavis, change les serrures et pose des portes « anti-squatt » pour un logement que venait de quitter une femme victime de violences et que continuait d’occuper illégalement son ex-compagnon.

Mais c’est une bien maigre avancée par rapport à tout ce que nous pourrions/devrions faire ! Pour le prochain mandat, je suis bien décidée à ce que nous mettions dans nos priorités la constitution et l’animation d’un réseau local contre les violences faites aux femmes. Ce réseau viserait à mettre autour de la table tous les acteurs concernés par le phénomène (services municipaux, services du Conseil général, bailleurs, police, justice, associations…) et permettrait à la fois de définir une politique locale de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (actions de formation, de sensibilisation…) et de traiter de façon efficace, coordonnée et rapide un certain nombre de situations individuelles.

Fontenay pour tou-te-s, nous sommes lancé-e-s !

Après avoir passé pas mal de temps – comme beaucoup d’autres militant-e-s – à préparer et faire connaître l’initiative du 5 octobre et après, surtout, le très beau succès qu’a rencontré ce lancement de campagne samedi dernier, à l’école Michelet, il aurait sans doute fallu que je me précipite sur le clavier pour en rendre compte et ainsi disséminer sur la Toile la nouvelle de cette jolie réussite ! Mais, voilà, il y avait aussi, ce lundi, ma reprise du travail après 4 mois de congé maternité et les débuts à la crèche de mon petit bonhomme… soit deux événements très importants et qui m’ont bien accaparée !

5 octobre - Jean ZayQu’importe, un peu de recul est aussi salutaire et ça m’a donné un peu de temps pour lire ce qui s’écrivait ici et là. J’ai bien ri en lisant les commentaires de ceux qui, à partir des photos publiées, ont compté et recompté les rangées de chaises qu’ils ont essayé de multiplier par le nombre de têtes blanches et auxquelles certains ont même tenté de retrancher les employés municipaux… bref, autant de savants (?) calculs pour tant bien que mal masquer l’évidence : il y avait énormément de monde à l’école Michelet samedi dernier ! Au moins 450 personnes et ce n’est pas moi qui le dis, mais le président de l’association du Plateau, que nul ne pourra accuser de connivence avec nous.

5 octobre - La foule à MicheletMais là n’est pas le plus important. J’avais bien dit, de toute façon, que la dynamique citoyenne, que nous avons initiée ce samedi, en surprendrait plus d’un. Et je dois dire qu’elle nous a surpris nous-mêmes ! Il y avait bien sûr les compagnons habituels, ceux des bons et des mauvais jours. Il y avait aussi des dizaines de visages inconnus, mais sur lesquels on reconnaissait bien toutes les couleurs de Fontenay. Et puis il y avait celles et ceux qu’on espérait mais que nous ne nous attendions pas à voir ou peut-être pas tout de suite. Anciens candidats (récents) sous d’autres étiquettes de gauche, responsables associatifs, employés municipaux qu’on croyait un peu fâchés… : je ne cite pas de noms car je ne veux prendre en otage personne et laisser à chacun-e la liberté de continuer son cheminement, de dévoiler soi-même son engagement.

5 octobre - Zoom sur la fouleCar c’est bien de cela dont il s’agissait samedi soir, ce à quoi nous invitait Jean-François Voguet : nous engager sur une route ensemble. On l’a senti touché au moment de citer le nom de chaque élu-e de sa majorité qui l’entourait car celles et ceux qui le connaissent savent sa passion du collectif. D’une certaine façon, ses adversaires qui parlent de manque de « transversalité », de pratiques non démocratiques dans la gestion municipale tapent juste : non que ces critiques soient fondées (connaît-on beaucoup d’édiles qui délèguent à leurs adjoints, non issus de leur parti, les finances ou l’urbanisme ?) mais parce qu’elles touchent au cœur de ce qui fondent les qualités politiques et humaines de notre Maire.

5 octobre - JFV et les élusIls tapent juste mais à leurs dépens ! car attaquer Jean-François Voguet sur ce plan-là, c’est lui donner plus envie encore de déployer une dynamique collective, de distribuer et d’échanger la parole dans la ville, de donner plus de place sur la future liste à celles et ceux qui font la richesse politique, associative, citoyenne… de notre ville.

Cette première initiative de campagne très réussie ne doit surtout pas nous « endormir ». Elle constitue un point d’appui, une rampe de lancement pour construire avec le plus grand nombre possible de Fontenaysien-ne-s le projet dont nous avons besoin pour la ville. Plus de 200 personnes ont d’ores et déjà laissé leurs coordonnées pour s’engager activement dans la campagne et, notamment, faire partie du comité d’action et d’initiative citoyenne qui sera chargé de mener la campagne dans les quartiers, d’animer des ateliers thématiques pour construire les propositions du programme, d’organiser les initiatives politiques et festives de la campagne… Nous ferons bientôt connaître la date de la réunion d’installation de ce comité.

 

 Fontenay pour tou-te-s, nous sommes lancé-e-s !   

Un week-end en campagne (acte 1, scène 1)

Il va falloir que je me remette sérieusement au footing car j’ai vécu un week-end sportif… et ce n’est qu’un début, en cette année d’élections municipales !

Après un Conseil municipal, jeudi soir, assez tendu (mais, malgré les rodomontades de celui qui se voit déjà calife à la place du calife, tous les points à l’ordre du jour ont été adoptés…), certains ont dû être surpris de voir la dynamique militante qui a commencé à se déployer ce week-end pour faire connaître l’initiative du samedi 5 octobre prochain.

Flyer 5 octobreDans tous les quartiers, en effet, des points de distribution ont été organisés, pour inviter les Fontenaysien-ne-s à participer à cet événement qui marquera le lancement officiel de la campagne de notre Maire, Jean-François Voguet et de toutes celles et tous ceux qui veulent s’engager dans la construction d’un programme et d’une liste de large rassemblement des forces de gauche, écologistes et citoyennes.

Elus COCI à Jean ZayJ’ai commencé samedi matin par une distribution dans mon quartier Jean Zay, devant la boulangerie. L’accueil fut chaleureux, parce que les habitant-e-s du quartier ont l’habitude de nous rencontrer à cet endroit (ça aide de ne pas se réveiller seulement au moment des élections !) mais aussi parce qu’on sent un attachement réel à la politique municipale et à celui que bien des gens appellent « notre Maire ». Sans doute ces quelques lignes paraîtront-elles comme bien trop subjectives à quelques esprits malins mais je fais là encore le pari que la dynamique citoyenne qui va se mettre en branle dans les semaines à venir en surprendra plus d’un (en particulier parmi ceux qui ne prennent pas la mesure du rejet et de la colère que suscite la politique menée par le Gouvernement).

Distribution RigollotsDans l’après-midi, j’ai aussi grossi le nombre des copains qui, tout le week-end, ont battu le pavé dans le quartier des Rigollots, à l’occasion de la Fête d’automne, au cours de laquelle nous avons distribué plus de 2000 invitations pour l’initiative du 5 octobre. Quand les socialistes diviseurs sont passés devant nous, ils faisaient triste mine… Quant au candidat de la droite unie, qui a aussi arpenté les allées de la brocante, certes, il ne serre pas encore beaucoup de mains, tant son visage et son nom restent méconnus de la majorité des Fontenaysien-ne-s mais il est indéniable qu’il occupe le terrain et que la division de la gauche lui donne des espoirs (qui ne sont d’ailleurs pas complètement infondés, malheureusement).

Distribution OrdivalOutre cette activité militante déjà intense, le week-end fut également riche d’initiatives officielles. Samedi, en début d’après-midi, j’étais au collège Jean Macé pour la deuxième édition d’Ordival, c’est-à-dire la distribution par le Conseil général d’un ordinateur à tou-te-s les élèves entrant en sixième.

Art CitéEn fin de journée, j’étais à l’Hôtel de ville pour l’inauguration de la désormais traditionnelle et renommée manifestation Art Cité. J’ai eu des coups de coeur pour les toiles d’Isabelle Diffre, qui a d’ailleurs été primée, mais aussi pour les sculptures de Laurence Bessas-Joyeux, que je connaissais déjà puisqu’elle est installée à la Fonderie.

Cérémonie Chili 40 ansEnfin, ce dimanche matin, j’étais dans le Parc de l’Hôtel de ville pour une très belle cérémonie du souvenir 40 ans après le coup d’État au Chili et la disparition de Salvador Allende. Il y eut un grand moment d’émotion quand Jacques Damiani, ancien résistant déporté, déposa une gerbe devant ses camarades et ami-e-s latino-américains, dont il avait organisé l’accueil à Fontenay, à mesure que les dictatures les chassaient de leur pays. Un souffle, aussi fragile que tangible, traversa alors l’assistance : la conviction que se nichait là l’identité de notre ville, digne et rebelle, accueillante et solidaire, et que nous serions bien nombreux-ses pour la défendre dans les mois à venir…

C’est la rentrée !

Mon congé maternité n’est pas encore terminé – et je compte bien en profiter jusqu’au bout – mais, cette fois-ci, il n’y a plus de doute possible, c’est bien la rentrée !

Repas Jean Zay-PicassoSamedi midi, j’ai participé au désormais traditionnel repas organisé par l’amicale de locataires CNL du quartier Jean Zay-Picasso. Près de 100 repas ont été servis, dans une ambiance à la fois conviviale et combative. Bernard Thoreau, le président de l’amicale et vice-président de la CNL locale, a rappelé que les attentes des locataires restaient grandes.

En effet, si le projet de loi dit ALUR (Accès au logement et urbanisme rénové), porté par Cécile Duflot et discuté à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée, présente quelques avancées, on est quand même loin du compte par rapport aux enjeux, notamment en ce qui concerne les moyens alloués au logement social. Pour avancer un peu, le Président de la République pourrait commencer par tenir ses promesses de candidat, à savoir le doublement de l’aide à la pierre et une mobilisation plus grande du livret A.

Au lieu de cela, le Gouvernement vient de décider de ponctionner l’épargne des Français à hauteur de 30 milliards d’euros (prélevés sur le produit du livret A) pour les mettre à disposition des banques privées, qui sont censées utiliser cette somme pour aider les PME. Une chose est sûre, c’est autant qui manquera pour construire des logements sociaux !

Repas Jean Zay-Picasso 2J’ai poursuivi la journée de samedi par un tour du Forum des associations sportives. Ce rendez-vous est toujours l’occasion pour moi de m’enquérir auprès des clubs de la progression de la pratique sportive féminine dans notre ville. En cette rentrée, je suis d’ailleurs sollicitée par la section football de l’USF et par le club des Météores (football américain), pour appuyer le développement de leurs sections féminines. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Cette semaine est aussi celle de la rentrée sociale et politique. Cet après-midi, je serai par la pensée avec les manifestants pour défendre cette belle conquête de la retraite à 60 ans. Et ce soir, je serai bel et bien présente à l’assemblée citoyenne de rentrée du Front de gauche local.

Après une fin d’été marquée par l’affichage de quelques dissensions entre les deux leaders du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, il me semble important que les militant-e-s reprennent la main. La stratégie pour les élections municipales suscite certes des différences de vue, concernant en particulier la question des alliances. Mais il me semble qu’elles peuvent être dépassées si chacun fait l’effort de partir des contenus (le « quoi » avant le « qui »).

Dans une ville comme la nôtre, la campagne des élections municipales doit être l’occasion de rencontrer des centaines de personnes, pour construire le plus largement possible le programme sur lequel s’engageront les candidat-e-s. Il est temps d’engager ce travail et j’espère que c’est la décision que nous prendrons à l’issue de l’assemblée citoyenne !

Blog en congé maternité

Dimanche 14 juillet, ma vie a connu une petite révolution puisque j’ai mis au monde un petit garçon. Depuis, les nuits sont courtes mais les heures comptent triple !

Aventure intime, dont je n’ai pas l’intention de faire étalage sur ce blog à vocation politique, le fait de devenir mère renvoie également à des questionnements universels et philosophiques (la responsabilité vis-à-vis d’un autre que soi, les raisons qui poussent à devenir parents, les valeurs transmises par l’éducation…) mais aussi politiques.

Je pense à la possibilité, pour une femme, de concilier ses engagements personnels, professionnels et militants ou encore à la mise en oeuvre de la parité dans les tâches domestiques… A la maternité, je me suis lancée dans la lecture du livre d’Elisabeth Badinter, « Le Conflit : la femme et la mère ». Si je n’en partage pas toutes les conclusions, cet essai a eu le mérite de poser les bonnes questions, à l’heure où le naturalisme, remettant à l’honneur le concept d’instinct maternel, sert trop souvent de prétexte pour renvoyer les femmes a la maison. J’y reviendrai sûrement dans ces lignes.

Mais, pour l’heure, les semaines qui viennent seront consacrées à la découverte de la vie à trois, aux petites joies et aux grands bonheurs que procure l’arrivée, dans notre existence, d’un petit être qu’on a voulu d’amour. Je déclare donc ce blog en congé maternité et je souhaite à mes lecteurs et lectrices un bel été en ayant, comme chaque année, une pensée particulière et solidaire pour celles et ceux, malheureusement de plus en plus nombreux, qui ne prendront pas la route des vacances.